Comment l’islam a changé ma vie
« À quel point nous aimons la
lumière quand nous avons autrefois vécu dans l’obscurité. »
En embrassant l’islam, au
départ, je ne croyais pas que cela allait réellement affecter ma vie. Mais
l’islam l’a non seulement affectée, il l’a complètement transformée.
Ma vie
de famille. Mon mari et moi nous aimions profondément. Cet amour entre nous
existe toujours. Mais quand j’ai commencé à étudier l’islam, des différends se
sont dressés entre nous. Il me voyait changer et ne comprenait pas ce qui m’arrivait.
En fait, je ne comprenais pas moi-même, car je n’avais pas conscience des
changements qui s’opéraient en moi. Il pensa donc que la seule chose qui
pouvait me faire changer à ce point, c’était un autre homme. Malgré tout, je
ne parvenais pas à lui expliquer le changement qui se produisait en moi.
Après être devenue musulmane,
les choses ne se sont pas arrangées. De son point de vue, la seule raison
pour laquelle une femme décide de changer une chose aussi fondamentale que sa
religion ne peut être que la présence d’un nouvel homme dans sa vie. Jamais il
n’a pu prouver l’existence de cet homme qu’il imaginait... mais il devait bien
exister! Cela se termina par un divorce des plus déplaisants. La cour décida
que ma nouvelle religion allait certainement nuire au développement de mes
enfants. Alors elle m’en retira la garde.
Durant les procédures de
divorce, on me fit savoir que j’avais le choix : je pouvais renoncer à
cette religion et vivre avec mes enfants, ou renoncer à mes enfants et vivre
avec ma religion. Cette proposition me choqua au plus haut point. Pour moi,
cela ne constituait pas un choix raisonnable. Si je laissais tomber l’islam,
mes enfants comprendraient qu’il est acceptable d’être hypocrite, car je ne
pouvais d’aucune façon nier les croyances qui habitaient désormais mon cœur.
Je ne pouvais nier l’existence de Dieu. Je priai comme je n’avais jamais prié
auparavant. Trente minutes plus tard, je conclus que le seul endroit où mes
enfants pouvaient vraiment être en sécurité, c’était entre les mains de Dieu.
Si je me détournais de Lui, je ne pourrais plus jamais, à l’avenir, faire
connaître à mes enfants le bonheur d’avoir Dieu à leur côté. Alors je fis
savoir à la cour que je laissais mes enfants entre les mains de Dieu. On ne
pouvait donc m’accuser de les avoir abandonnés.
Je fis savoir à la cour que la
vie, sans mes enfants, me serait très difficile. Même si je savais, tout au
fond de moi, que j’avais pris la bonne décision, j’avais le cœur déchiré. Je
trouvai un réconfort dans le verset du Trône :
« Dieu! Nul ne doit être adoré en
dehors de Lui, le Vivant, l’Éternel qui subsiste par Lui-même. Ni somnolence
ni sommeil ne Le saisissent. À Lui appartient tout ce qui est dans les cieux
et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il
sait ce qui se trouve devant eux et ce qui se trouve derrière eux, tandis
qu’ils ne connaissent, de Son savoir, que ce qu’Il veut. Son Trône s’étend
au-delà des cieux et de la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Il
est le Très-Haut, le Très-Grand. » (Coran 2:255)
Ce verset m’amena à considérer
les attributs de Dieu et à découvrir la beauté de chacun d’entre eux.
Malheureusement,
la garde de mes enfants et le divorce n’étaient pas les seuls problèmes
auxquels je devais faire face. Les autres membres de ma famille n’acceptaient
mon nouveau mode de vie qu’avec beaucoup de réticence. La plupart d’entre eux
ne voulurent plus rien savoir de moi. Ma mère crut qu’il ne s’agissait que d’une
phase qui finirait par passer. Ma sœur, qui se croit experte en santé mentale,
affirma que j’avais perdu la tête et qu’on devait m’enfermer. Mon père, quant
à lui, suggéra qu’on m’élimine avant que je ne m’enfonce encore plus
profondément en Enfer! Du jour au lendemain, je perdis mon mari et toute ma
famille. Qu’allait-il m’arriver, maintenant?
Mes amis. La plupart de mes
amis s’éloignèrent de moi, durant cette première année. Comme ne je
fréquentais plus les bars et les fêtes et que je n’étais pas intéressée à me
trouver un petit ami, ils trouvaient qu’ils ne s’amusaient plus en ma compagnie.
Tout ce que je faisais, à leurs yeux, c’était lire ce « ridicule »
livre (le Coran) et parler d’islam. Quel ennui! Malheureusement, je ne
possédais pas suffisamment de connaissances, à cette époque, pour leur
expliquer clairement les choses et leur faire découvrir la beauté de l’islam.
Mon emploi. Après avoir perdu
mari, famille et amis, c’est mon emploi que je perdis. Alors que j’avais
remporté presque tous les prix qui étaient offerts dans mon domaine et que
j’étais reconnue pour lancer constamment de nouvelles tendances et pour réussir
financièrement, le jour où je commençai à porter le hijab fut mon dernier jour
au travail. Désormais, je n’avais plus ni mari ni famille ni emploi.
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