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La cohésion sociale en islam (partie 1 de 3) : Les liens de la foi

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Description: Établir les bases de la cohésion au sein d’une société.

  • par Jamaal al-Din Zarabozo (© 2010 IslamReligion.com)
  • Publié le 13 Dec 2010
  • Dernière mise à jour le 05 Feb 2017
  • Imprimés: 333
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Les sociétés sont composées de personnes différentes dont la race, l’ethnie et la religion varient.  De nos jours, on parle beaucoup des sociétés pluralistes et de la façon dont on peut arriver à établir une cohésion sociale au sein de telles sociétés.  L’approche de l’islam, à ce niveau, est unique, car elle crée les liens les plus forts qui soient.

Avant de parler de ces liens, il est important de souligner que l’islam s’attaque à la source même du manque d’unité, au sein des sociétés, soit les préjugés et le racisme.  Les gouvernements peuvent voter autant de lois qu’ils le veulent, si ces maux sont enracinés dans le cœur des gens, il n’y aura jamais de cohésion sociale.  Rien n’illustre mieux ce fait que les débats qui ont cours, en Europe et aux États-Unis, sur l’immigration.  La haine des « étrangers », même ceux qui sont pleinement citoyens d’une société, rendra toujours la cohésion sociale impossible.

L’islam s’attaque à ce mal.  Dans un verset du Coran, Dieu nous apprend la véritable valeur d’une personne :

« Ô hommes!  Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, afin que vous fassiez connaissance entre vous.  Certes, le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est celui qui a la meilleure conduite.  Certes, Dieu est Omniscient et très bien informé. » (Coran 49:13)

Ainsi, aux yeux d’un musulman, la race et l’ethnie ne devraient jouer aucun rôle négatif relativement à la cohésion sociale.  La seule différence dont l’islam tient compte est la différence de religion et de niveau de foi.  Alors cette discussion sur la cohésion sociale se concentrera surtout sur la cohésion sociale du point de vue religieux dans le contexte d’une société pluraliste.

Les liens de la foi

Si l’on posait la question à savoir quel est le lien le plus fort qui unit les gens, la plupart des gens, de nos jours, répondraient probablement les liens du sang, les liens raciaux, les liens de nationalité, etc.  Mais le Coran nous apprend que ces liens ne sont pas si forts quand ce qui les soutient, à la base, est faible.  Dans le Coran, Dieu donne comme exemple Caïn et Abel, dont l’un tua l’autre en dépit du fait qu’ils étaient frères, de même que le prophète Joseph et ses frères, qui le jetèrent au fond d’un puits.  Ils étaient tous liés par le sang, mais leurs intérêts personnels avaient pris le dessus sur ces liens.  C’est d’ailleurs ce que nous pouvons observer, de nos jours, un peu partout à travers le monde.  Les liens qui unissent les gens sont subordonnés à leurs désirs et à leurs objectifs, ici-bas.  Nombreux sont ceux qui sont prêts à vendre père, mère et enfants pour atteindre leurs objectifs ou pour obtenir ce qu’ils désirent.

Tout cela démontre une chose : lorsque les liens entre les gens sont basés sur des considérations liées à ce monde, même s’il s’agit de liens du sang, ces liens sont abandonnés ou ignorés dès que certaines circonstances se présentent.  Ce ne sont donc pas les liens les plus forts qui existent entre les gens.  Les liens les plus forts qui puissent être établis entre les gens sont les liens basés sur l’islam et la foi, car ce sont des liens que les gens ont établi sur la seule base de leur foi commune, parce qu’ils croient en Dieu et L’adorent.  C’est ce dont Dieu parle, dans le Coran, lorsqu’Il dit :

« C’est Lui qui t’a soutenu en t’apportant Son aide, ainsi que (l’assistance) des croyants, dont Il a uni les cœurs.  Même si tu avais dépensé tous les biens de la terre, tu n’aurais pas réussi à unir leurs cœurs; c’est Dieu qui les a unis, car Il est certes Puissant et Sage. » (Coran 8:63)

Dieu dit également :

« Et agrippez-vous, tous ensemble, au « câble » de Dieu et ne soyez pas divisés.  Et rappelez-vous le bienfait de Dieu, sur vous, lorsque vous étiez ennemis; c’est Lui qui réconcilia vos cœurs.  Puis, par Sa grâce, vous êtes devenus frères.  Et lorsque vous étiez au bord d’un abîme de  Feu, c’est Lui qui vous en sauva.  Ainsi Dieu vous montre clairement Ses révélations, afin que vous soyez bien guidés. » (Coran 3:103)

Le Coran et la sounnah nous apprennent que les liens de la foi sont plus forts que tous les autres.  Par ces liens, des gens des quatre coins du monde s’unissent avec l’unique et même objectif : adorer Dieu seul.  Pour atteindre cet objectif, les musulmans unissent leurs efforts et s’entraident avec compassion et amour.

Plusieurs textes du Coran et de la sounnah affirment clairement que les musulmans sont censés former une fraternité universelle.[1]  Par souci de concision, seuls quelques extraits de ces textes seront présentés ici :

Dieu dit :

« Et les croyants, hommes et femmes, sont les alliés (et protecteurs) les uns des autres; ils enjoignent le bien et interdisent le blâmable, ils accomplissent assidûment la prière, acquittent la zakat et obéissent à Dieu et à Son messager.  Voilà ceux à qui Dieu fera miséricorde, car Dieu est Puissant et Sage. » (Coran 9:71)

Dans un autre verset, Il dit :

« Les croyants sont frères les uns des autres. » (Coran 49:10)

Dieu dit également :

« Mohammed est le messager de Dieu.  Ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. » (Coran 48:29)

Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« Le croyant forme comme un bâtiment avec les autres croyants, chaque partie soutenant les autres. »  (Sahih al-Boukhari et Sahih Mouslim)

Dans un autre hadith, il dit :

« La parabole des croyants à l’égard de l’amour, de la miséricorde et de la compassion qu’ils éprouvent les uns envers les autres est celle du corps humain : si l’un de ses membres souffre, c’est tout le corps qui est affecté par l’insomnie et la fièvre. » (Sahih Mouslim)

Cette grande fraternité de l’islam ne demeure pas que théorique.  En effet, elle est clairement définie et mise en pratique au jour le jour.[2]  On y trouve des éléments de base, des droits et des obligations spécifiques, mentionnés dans le Coran et la sounnah.  Ces droits et obligations s’adressent à chaque musulman, en tout temps et en tout lieu.



Footnotes:

[1] Il est important de comprendre que cette fraternité est fondée sur une foi commune.  Nombreux sont les exemples de gens d’une même famille qui ont rompu leurs liens à cause d’une différence de croyance.  Dieu dit, au sujet de Noé et de son fils : « Et Noé invoqua son Seigneur (en disant) : « Seigneur!  Certes, mon fils fait partie de ma famille ! Ta promesse est vérité et Tu es le plus juste des juges. »  (Dieu) dit : « Ô Noé!  Il n’est pas de ta famille, car il s’est conduit de façon infâme. » (Coran 11:45-46).  Les non-musulmans ne font donc pas partie de cette fraternité, mais ils seront reçus à bras ouverts s’ils décident d’embrasser l’islam, car cette fraternité n’est fondée ni sur la race ni sur l’ethnie ni sur la nationalité.  S’ils ne le font pas, il s’agit de leur choix de ne pas faire partie de cette fraternité.  Mais, comme nous en discuterons plus loin, il reste que les musulmans ont des obligations envers les non-musulmans.

[2] C’est une bénédiction que dans l’islam, on trouve des enseignements détaillés qui mènent à des résultats concrets, tout en étant très pratiques et respectueux de la nature humaine.  L’absence de tels enseignements est l’un des plus grands problèmes vécus par le christianisme.  Au sujet de la cohésion sociale, les enseignements les plus importants que l’on retrouve dans le Nouveau Testament sont ceux connus comme les « paroles dures » de Jésus.

Elles vont comme suit : « 38 ---Vous avez appris qu'il a été dit: « Œil pour œil, dent pour dent39 Eh bien, moi je vous dis: Ne résistez pas à celui qui vous veut du mal; au contraire, si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l'autre. 40 Si quelqu'un veut te faire un procès pour avoir ta chemise, ne l'empêche pas de prendre aussi ton vêtement. 41 Et si quelqu'un te réquisitionne pour porter un fardeau sur un kilomètre, porte-le sur deux kilomètres avec lui. 42 Donne à celui qui te demande, ne tourne pas le dos à celui qui veut t'emprunter. 43 ---Vous avez appris qu'il a été dit: «Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.» 44 Eh bien, moi je vous dis: Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. 45 Ainsi vous vous comporterez vraiment comme des enfants de votre Père céleste, car lui, il fait luire son soleil sur les méchants aussi bien que sur les bons, et il accorde sa pluie à ceux qui sont justes comme aux injustes. 46 Si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, allez-vous prétendre à une récompense pour cela? Les collecteurs d'impôts eux-mêmes n'en font-ils pas autant? 47 Si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire? Les païens n'agissent-ils pas de même? 48 Votre Père céleste est parfait. Soyez donc parfaits comme lui. » (Matthieu 5:38-48)

 

 (Mentionnons que les musulmans savent pertinemment que les paroles de Jésus ne furent pas préservées correctement et qu’ils ne peuvent donc affirmer que ces paroles, telles que citées dans le Nouveau Testament, sont exactement les siennes.)  Les érudits chrétiens eux-mêmes sont confus; comment de tels enseignements, si peu pratiques, peuvent-ils être appliqués?  Un seul exemple tiré de la citation précédente vous en convaincra.  « Pour interpréter ces paroles, le modèle suggéré par Joachim Jeremias est simple, représentatif et de grande portée.  Selon lui, le Sermon peut être abordé de trois façons : (1) comme un code perfectionniste, parfaitement conforme au légalisme du judaïsme rabbinique; (2) comme un idéal impossible, destiné à pousser d’abord le croyant au désespoir, puis à avoir confiance en la miséricorde de Dieu; ou (3) comme une « éthique par intérim », d’abord destinée à être applicable sur une courte période de temps et qui est maintenant devenue désuète.  Jeremias y va ensuite de sa propre thèse : le Sermon est une représentation de la vie naissante dans le royaume de Dieu, qui présuppose, pour être possible, l’expérience de la conversion (!).  Des explications encore plus complexes ou détaillées ont été suggérées, mais la plupart découlent des options proposées par Jeremias. »  Lisa Sowle Cahill, Love Your Enemies: Discipleship, Pacifism, and Just War Theory (Minneapolis, MN: Fortress Press, 1994), p. 27.

 

 

La cohésion sociale en islam (partie 2 de 3) : La fraternité islamique

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Description: Les conditions essentielles à la fraternité et les divers moyens pratiques établis par l’islam pour parvenir à cette fraternité au sein de la société.

  • par Jamaal al-Din Zarabozo (© 2010 IslamReligion.com)
  • Publié le 13 Dec 2010
  • Dernière mise à jour le 13 Dec 2010
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L’une des conditions essentielles à la fraternité est l’amour.  C’est une obligation, pour tous les musulmans, que d’aimer leurs frères en islam.  En fait, ils doivent les aimer autant qu’ils s’aiment eux-mêmes.  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

 « Nul d’entre vous ne croira vraiment tant qu’il ne souhaitera pour son frère ce qu’il souhaite pour lui-même. » (Sahih al-Boukhari, Sahih Mouslim)

Une autre condition essentielle à cette fraternité est le soutien mutuel, l’aide et l’assistance.  Lorsque le frère du musulman est opprimé ou traité injustement, ce dernier vient à son secours, s’il le peut, par tous les moyens qui sont à sa disposition.  Dieu dit, dans le Coran :

« Et pourquoi ne combattriez-vous pas pour la cause de Dieu et celle des faibles parmi les hommes, les femmes et les enfants qui crient : « Seigneur!  Fais-nous sortir de cette cité dont les habitants sont des oppresseurs!  Assigne-nous, de ta part, un protecteur!  Et assigne-nous, de Ta part, quelqu’un qui viendra nous secourir! » (Coran 4:75)

Une troisième condition essentielle à cette fraternité islamique est la miséricorde entre ses membres.  Cela va au-delà d’un simple amour entre eux; cela signifie que chaque musulman est vraiment affecté, au fond de son cœur, lorsqu’il voit son frère souffrir.  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a ainsi décrit les musulmans :

« Les croyants, relativement à l’amour mutuel, à l’affection et la sympathie qu’ils ressentent les uns envers les autres, sont à l’image du corps humain; lorsque l’un de ses membres souffre, c’est tout le corps qui souffre et qui réagit par la fièvre et l’insomnie. » (Sahih Mouslim)

Enfin, une dernière condition essentielle à la fraternité sont les actes de courtoisie.  La véritable fraternité est celle qui est mise en pratique et qui ne se résume pas qu’à de vaines paroles.  Un des aspects remarquables de l’islam est qu’il ne laisse pas les choses à un niveau hypothétique ou théorique, obligeant les individus à se demander comment ils sont censés atteindre certains objectifs ou mettre en pratique certains principes.  Par exemple, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) nous a parlé des gestes auxquels un musulman est en droit de s’attendre de la part de ses frères et de ses devoirs envers eux.  Ainsi, parmi les actes de courtoisie qui sont d’usage en société, nous retrouvons ces six gestes mentionnés par le Prophète :

« Le musulman a six droits sur les autres musulmans : lorsque vous le rencontrez, saluez-le; lorsqu’il vous invite à manger, acceptez son invitation; lorsqu’il vous demande votre avis sincère, donnez-le-lui; lorsqu’il éternue et dit « alhamdoulillah », répondez : « Que Dieu soit miséricordieux envers toi »; lorsqu’il tombe malade, rendez-lui visite; et lorsqu’il meurt, suivez son cortège funèbre. »  (Sahih Mouslim)

Au-delà de ces six pratiques bien connues, la loi islamique encourage les musulmans à poser de nombreux autres gestes susceptibles de créer de l’amour et de la fraternité entre les croyants.  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) nous a dit que lorsque nous aimons un autre musulman, il est bon de l’en informer.  Il a dit :

« Si l’un d’entre vous aime son frère par amour pour Dieu, il devrait l’en informer, car cela renforcera le lien qui les unit et raffermira le sentiment d’amour entre eux. »[1]

Le Prophète a également dit :

 « Par Celui qui tient mon âme entre Ses mains, vous n’entrerez pas au Paradis si vous ne croyez pas.  Et vous ne croirez pas tant que vous ne vous aimerez pas les uns les autres.  Et laissez-moi vous informer de ce qui contribuera à établir l’amour entre vous : que vous répandiez la paix parmi vous. »  (Sahih Mouslim)

 « Répandre la paix » peut faire référence au fait de se saluer avec le « salam » ou au fait d’accomplir des actes susceptibles de créer un sentiment de paix et de fraternité.

Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a également parlé de l’importance d’échanger des cadeaux.  Il a dit :

« Échangez des cadeaux entre vous et vous vous aimerez les uns les autres. » (As-Souyouti)

Il a aussi encouragé les musulmans à se rendre mutuellement visite :

« Rendez-vous visite à l’occasion et l’amour, entre vous, augmentera. » (at-Tabarani)

Tous ces actes positifs, conjugués au fait d’éviter les actes interdits, ne peuvent qu’avoir des effets positifs sur les relations entre les membres de la communauté musulmane.  Autrement dit, lorsqu’on évite la médisance, la calomnie, le mensonge, la tricherie, l’indiscrétion, etc, tous ces actes que l’islam interdit clairement, il ne peut en découler que du bien.

On peut donc conclure de tout cela que la cohésion sociale, parmi les musulmans, est certainement l’un des objectifs les plus importants de l’islam, lequel a établi des gestes pratiques afin d’assurer l’atteinte de cet objectif.



Footnotes:

[1] Rapporté par ibn Abi Dunya dans Kitaab al-Ikhwaan.

 

 

La cohésion sociale en islam (partie 3 de 3) : Les musulmans et les non-musulmans

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Description: Les moyens permettant d’obtenir une certaine cohésion sociale dans une société pluraliste où les différences de foi mènent parfois à des frictions et à de l’hostilité.

  • par Jamaal al-Din Zarabozo (© 2010 IslamReligion.com)
  • Publié le 20 Dec 2010
  • Dernière mise à jour le 20 Dec 2010
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Les musulmans vis-à-vis des non-musulmans

Il va de soi que la société n’est pas composée uniquement de musulmans, tout comme il est évident que les musulmans et les non-musulmans suivent des voies très différentes.  La vie d’un musulman est entièrement centrée sur sa croyance en Dieu.  Donc, la perception du musulman envers le non-musulman est largement déterminée par l’attitude du non-musulman envers Dieu.  Il est impossible, pour un musulman, d’avoir une véritable affinité et de ressentir un amour sincère envers une personne qui a tourné le dos à Dieu, qui refuse de se soumettre à Dieu ou, pire encore, qui ridiculise la croyance en Dieu.

Il n’est tout simplement pas naturel de trouver de l’amour véritable entre ces deux types de personnes.[1]  Mais malgré ces sentiments négatifs envers le non-musulman, le musulman doit le traiter avec la plus scrupuleuse justice.  Cela s’applique à tous les non-musulmans; nombre d’entre eux ne sont pas du tout hostiles à l’islam, tandis que d’autres manifestent une haine sans équivoque contre l’islam et les musulmans.[2]

L’un des principes de base, dans notre façon de traiter avec les non-musulmans, se trouve dans ce verset du Coran :

 « Dieu ne vous interdit pas d’être bons et justes envers ceux qui ne vous ont pas combattus à cause de votre religion et qui ne vous ont pas expulsés de vos demeures.  Car Dieu aime ceux qui traitent (les autres) de façon équitable. » (Coran 60:8)

Le juste traitement est une obligation du musulman envers les non-musulmans.  Un érudit musulman bien connu, Ibn Baaz, a dit :

 

« [le musulman] ne doit pas causer de tort à une autre personne en ce qui a trait à sa vie, à ses bien et à son honneur, si le non-musulman est citoyen d’un État islamique ou jouit d’un autre type de protection.  Il doit en tout temps respecter ses droits.  Il n’a pas le droit de le voler ni de le tromper.  Il n’a pas le droit de porter atteinte à sa personne en le frappant ou en le tuant.  La protection de l’État lui garantit la sécurité en tout temps et en tous lieux. »[3]

Un musulman peut socialiser avec des non-musulmans, acheter ou louer d’eux ou leur vendre des marchandises, par exemple.[4]  Ils peuvent s’inviter mutuellement à manger et discuter ensemble.  Mais de telles interactions sont inévitablement destinées à être limitées et ce, à cause des différences de croyance et de coutumes.  On pourrait dire que l’objectif ultime du musulman, en côtoyant le non-musulman, est de l’amener à embrasser l’islam, ouvrant ainsi la porte à une relation plus sincère et à une véritable fraternité entre eux.  Mais même si le non-musulman se montre hostile et impoli, le musulman sait qu’il doit répondre à son hostilité en déployant de bonnes manières.  Dieu dit, dans le Coran :

« La bonne action et la mauvaise ne sont pas égales.  Repousse le mal par ce qui est meilleur, et voilà que celui qui te traitait en ennemi (devient) un ami intime. » (Coran 41:34)

Bref, tel que l’écrit Ibn Baaz :

« Il est obligatoire, pour le musulman, de traiter les mécréants en usant des bonnes manières islamiques, tant que ces derniers ne combattent pas les musulmans.  Le musulman doit honorer la confiance qu’ils placent en lui, ne doit jamais les tromper, les trahir ou leur mentir.  Si un débat a lieu entre eux, le musulman doit argumenter de la meilleure manière et se montrer juste envers eux, même si la discussion s’anime.  Cela, en obéissance au commandement de Dieu qui dit, dans le Coran :

« Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf avec ceux d’entre eux qui ont commis des injustices. » (Coran 29:46)

Il est obligatoire, pour le musulman, de les inviter à faire le bien, de les conseiller de la meilleure manière et de se montrer patient avec eux, tout en entretenant le bon voisinage et en se montrant poli.  Cela parce que Dieu a dit :

« Invite (les gens) à suivre le sentier de ton Seigneur en usant de sagesse et de bonnes paroles.  Et discute avec eux de la meilleure façon. » (Coran 16:125)

Dieu a également dit :

« ... ayez de bonnes paroles pour les gens. » (Coran 2:83)[5]

Le musulman face à la société

Lorsqu’un musulman accepte de vivre au sein d’une certaine société, on peut dire, par définition, qu’il conclut avec ce pays une entente dans laquelle il s’engage à respecter ses lois.  Il n’a nullement le droit de violer les lois de ce pays simplement parce qu’il est musulman et que le pays ne l’est pas.  Par conséquent, tous les principes et bonnes manières qui ont été décrits dans cet article s’appliquent au musulman peu importe où il vit.  Dans la plupart des pays, de nos jours, beaucoup de choses qui sont interdites par l’islam sont légales pour les habitants de ces pays.  Ces choses, le musulman doit simplement les éviter le plus possible.  Il doit également faire valoir ses droits afin de ne point être forcé à faire quoi que ce soit d’interdit par l’islam.  Mais d’une manière générale, il doit respecter les lois du pays où il vit.

Par ailleurs, la présence du musulman, dans n’importe quelle société où il vit, devrait constituer un avantage.  En effet, il devrait être un citoyen modèle à plusieurs égards.  Tel que décrit précédemment, il doit être un bon voisin.  Il a l’obligation d’encourager le bien et de prévenir le mal où qu’il habite.  Et il doit, évidemment, éviter et s’opposer à ce que la plupart des sociétés considèrent comme des crimes majeurs, c’est-à-dire le meurtre, le vol, l’extorsion, etc.  De plus, il doit se tenir loin de l’alcool et des drogues, évitant ainsi de constituer un fardeau pour la société avec ses faiblesses et ses dépendances personnelles.  Enfin, il doit toujours se montrer juste et équitable dans toutes ses interactions avec les autres membres de la société.

L’islam reconnaît qu’il est naturel, pour une personne, d’aimer le pays dans lequel elle a grandi.  Lorsque les musulmans furent forcés de quitter la Mecque, qui était alors aux mains des polythéistes, plusieurs d’entre eux exprimèrent leur amour pour leur ville.  Il est donc naturel, pour les musulmans comme pour n’importe quelle personne, de développer un attachement au pays où ils vivent, même si ce pays n’est pas islamique.  Il est également normal, pour les musulmans, de souhaiter le meilleur pour leur pays.  Mais là encore, l’idée qu’ils se font du « meilleur » n’est pas toujours partagée par tous.  Par exemple, les musulmans peuvent souhaiter voir les jeux de hasard, la prostitution et la pornographie abolis, car ils croient que ce serait meilleur pour tous, pour eux comme pour les non-musulmans.  Mais la réalité est que plusieurs non-musulmans ne seraient probablement pas d’accord.  Et c’est là que se trouve l’essentiel du problème.  En théorie, dans une société contemporaine « libre », cela ne devrait pas constituer un problème.  Dans les pays non-musulmans, les musulmans devraient pouvoir vivre selon leurs valeurs et coutumes – sans faire de tort à personne – tandis que les autres suivent la culture dominante.  Car si les pays « libres » ne laissent pas les musulmans vivre leur foi, c’est qu’ils n’ont même pas la volonté de vivre selon leurs propres idéaux.  Les musulmans ne leur causent pas de tort : ils essaient seulement de s’adapter tout en conservant leur mode de vie, qui est certes différent de la culture dominante.

Conclusion

Même dans les sociétés pluralistes, les enseignements islamiques peuvent contribuer à la cohésion sociale.  D’abord, le plus grand obstacle à cette cohésion, le racisme et les préjugés, n’ont pas leur place en islam.  Ensuite, il existe un lien très fort unissant les musulmans.  De plus, les musulmans ont reçu, par le Coran et par les paroles du Prophète, des instructions claires quant au comportement qu’ils doivent adopter envers les non-musulmans.  Enfin, les musulmans sont censés connaître et comprendre leurs responsabilités envers les gens qui les entourent, traiter tout le monde avec justice et gentillesse, créant ainsi de bons sentiments entre les gens, ce qui ne peut que renforcer la cohésion sociale.



Footnotes:

[1] Cela est aussi vrai pour les laïques.  Nombreux sont les tenants de la gauche politique qui ressentent une véritable inimitié pour les gens de la droite, et vice versa.

[2] Il y a eu, dans l’histoire de l’humanité, des moments où des États islamiques étaient en guerre contre des États non-islamiques.  Mais une telle situation n’implique pas nécessairement l’impossibilité d’une coopération future.  Si l’on prend l’exemple de l’Europe, à certains moments de l’histoire, des pays européens ont livré une guerre acharnée à d’autres pays du même continent, parfois pendant plus d’un siècle, ce qui ne les empêche pas, aujourd’hui, de faire tous partie de l’Union Européenne. 

[3] Ali Abu Lauz, compiler, Answers to Common Questions from New Muslims (Ann Arbor, MI: IANA, 1995), p. 30.

[4] Nous avons parlé précédemment des parents et des voisins non-musulmans.

[5] Ali Abu Lauz, Answers, p. 42.

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