L’esprit d’adoration en islam (partie 1 de 3) : L’adoration et la prière
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Description: Le sens donné à l’adoration, et la raison d’être de la prière, en islam.
par Abul A`la Mawdudi (édité par IslamReligion.com)
Publié le 13 Jul 2009 - Dernière mise à jour le 29 Nov 2009
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> L'adoration et la pratique religieuse
> Morale et pratiques islamiques
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Ibadah
(adoration) est un mot arabe dérivé du mot abd (serviteur), qui a le sens de « soumission ».
C’est un mot qui laisse entendre que Dieu est notre Maître et que nous sommes
ses serviteurs; et tout ce qu’un serviteur fait par obéissance envers son
Maître et dans l’espoir d’obtenir Sa satisfaction est appelé Ibadah. Le
concept islamique de la Ibadah est très large. Si nous faisons attention
à soigner notre langage, que nous évitons le mensonge, les paroles méchantes et
la médisance, si nous nous efforçons de ne dire que la vérité, d’appliquer le
principe de dire une bonne chose ou de nous taire, et que nous ne faisons tout
cela que parce que Dieu nous l’a ordonné, alors ces actes sont des actes de Ibadah,
même s’ils n’impliquent pas le fait de prier ou de faire des invocations comme
tel. Si nous nous conformons à la Loi de Dieu, dans son langage et dans son
esprit, dans nos tractations et nos échanges commerciaux, dans nos relations
avec nos parents, notre famille, nos amis et tous ceux avec lesquels nous entrons
en contact, alors ce respect des lois divines est un acte de Ibadah. Si
nous aidons les pauvres, que nous donnons à manger à ceux qui ont faim, que nous
prenons soin des malades et des personnes affligées, et que nous faisons tout
cela de façon totalement désintéressée et uniquement pour la recherche de la
satisfaction de Dieu, nos actes sont des actes de Ibadah. Même le fait
de travailler pour subvenir aux besoins de nos proches est une Ibadah si
nous le faisons en toute honnêteté et en respectant les lois de Dieu. Bref,
toutes nos activités et notre vie entière sont des Ibadah si elles sont menées
conformément aux lois de Dieu, que notre cœur est rempli de respect et de
crainte envers Lui et que notre objectif ultime est de faire ces activités et
de mener notre vie de manière à obtenir Sa satisfaction.
Ainsi, chaque fois que nous faisons
une bonne action ou que nous évitons d’en commettre une mauvaise par crainte de
Dieu, nous remplissons une partie de nos obligations islamiques. Telle est le
véritable sens de la Ibadah, c’est-à-dire une totale soumission à Dieu,
qui fait en sorte que toute notre vie durant, nous nous conformons aux règles
de l’islam en nous efforçant de n’en rien négliger. C’est pour nous aider à
atteindre cet objectif que des actes d’adoration formels ont été établis, nous aidant
à faire une habitude des actes de Ibadah. Ces actes formels sont les
piliers sur lesquels repose l’édifice de l’islam.
La salah (prière) est la
première et la plus importante de ces obligations. Cinq prières quotidiennes sont
prescrites et consistent à répéter et à se rappeler la croyance sur laquelle
repose notre foi. Nous nous levons tôt le matin, nous faisons nos ablutions et
nous nous présentons devant notre Seigneur pour prier. Les diverses positions
que nous prenons durant nos prières incarnent l’esprit de soumission de
l’islam, tandis que les paroles que nous y récitons nous rappellent nos
engagements envers Dieu. Nous Lui demandons de nous guider, nous L’implorons
de nous aider à ne point encourir Sa colère et à suivre la voie qu’Il a choisie
pour nous. Nous récitons les versets du Livre de Dieu et reconnaissons
Mohammed comme notre prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient
sur lui). Nous nous rappelons le Jour du Jugement et le fait que nous devrons
nous présenter devant notre Seigneur pour Lui rendre des comptes. Voilà
comment débute notre journée.
Puis, quelques heures plus
tard, le muezzin (celui qui fait l’appel à la prière) appelle à nouveau
les croyants à faire leur prière; nous nous soumettons à nouveau à Dieu et renouvelons
notre engagement envers Lui. Quelques instants durant, nous nous dissocions
des choses de ce monde et entrons en contact avec Dieu, ce qui ramène à notre
esprit la réelle raison de notre existence. Puis, nous retournons à nos
occupations quotidiennes, pour retourner prier quelques heures plus tard, au cœur
de l’après-midi. Quand le soleil se couche et que le ciel commence à
s’obscurcir, nous accomplissons une autre prière qui nous aide, elle aussi, à
ne pas oublier nos devoirs et obligations envers Dieu. Et enfin, durant la
soirée, nous accomplissons une dernière prière, ce qui signifie qu’avant
d’aller dormir, nous réaffirmons notre foi et nous nous prosternons une
dernière fois, pour cette journée, devant Dieu. Les horaires et la fréquence
des prières font en sorte que nous ne perdons jamais de vue le réel objectif de
notre existence, même lorsque nous sommes plongés dans le tourbillon de nos
activités quotidiennes.
Il est facile de comprendre
comment les prières quotidiennes raffermissent les fondements de notre foi,
nous aident à mener une vie vertueuse, nous poussent à obéir à Dieu, et
rafraîchissent nos croyances desquelles découlent le courage, la sincérité, la
détermination, la pureté de cœur, l’élévation de l’âme et les valeurs morales.
Nous faisons nos ablutions de
la manière prescrite par notre Prophète (que la paix et les bénédictions de
Dieu soient sur lui). Nous accomplissons aussi nos prières comme il nous l’a
montré. Pourquoi? Tout simplement parce que nous croyons à la mission
prophétique de Mohammed et que nous considérons de notre devoir de suivre sa
voie sans réserve aucune. Et si nous récitons le Coran sans jamais en rien
modifier, c’est que nous croyons qu’il est la parole de Dieu et qu’en changer
ne serait-ce qu’une lettre constitue un péché grave. Dans nos prières, nous
récitons plusieurs versets et autre paroles à voix inaudible; si nous les
récitions incorrectement ou en omettions certaines parties, il n’y aurait
personne pour nous corriger. Et pourtant, nul d’entre nous ne penserait même à
le faire intentionnellement. Pourquoi? Parce que nous croyons que Dieu nous
surveille en tout temps, qu’Il entend tout ce que nous récitons, même à voix
inaudible, et qu’Il connaît tout ce qui est apparent et tout ce qui est caché.
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L’esprit d’adoration en islam (partie 2 de 3) : La prière et le jeûne
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Description: La prière et sa raison d’être, de même que l’esprit du jeûne, en islam.
par Abul A`la Mawdudi (édité par IslamReligion.com)
Publié le 20 Jul 2009 - Dernière mise à jour le 20 Jul 2009
Lus: 3735 (moyenne quotidienne: 4) - Évaluation: 5 de 5 - Évalué par: 2 Imprimés: 258 - Envoyés: 2 - Commentés: 0
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> L'adoration et la pratique religieuse
> Morale et pratiques islamiques
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Qu’est-ce qui pousse le musulman à
offrir ses prières en des endroits où personne ne peut le voir et à des moments
où personne ne lui a demandé de le faire? N’est-ce pas parce qu’il croit que
Dieu l’observe à chaque instant et en tout lieu? Qu’est-ce qui, durant
quelques minutes, le pousse à laisser tomber ses occupations quotidiennes, aussi
importantes soient-elles, pour se diriger vers la mosquée et prier? Qu’est-ce
qui l’arrache à son lit et à son sommeil confortable, aux petites heures du
matin? Qu’est-ce qui le pousse à se rendre à la mosquée durant les grandes
chaleurs de l’après-midi ou à laisser tomber ses divertissements du soir pour
aller prier? Serait-ce autre chose que le simple sens du devoir, le sentiment
d’avoir à remplir ses responsabilités envers son Seigneur? Et pourquoi ne se
risque-t-il jamais à apporter des modifications de son cru à ses prières?
Parce que son cœur est rempli de la crainte de Dieu et qu’il sait qu’il devra
se présenter devant Lui, au Jour du Jugement, pour rendre des comptes sur la
vie qu’il aura menée sur terre.
Y a-t-il meilleur entraînement
moral et spirituel que la prière à heures régulières? C’est cet entraînement
qui fait d’une personne une parfaite musulmane, car la prière lui rappelle
constamment l’engagement qu’elle a pris envers Dieu, revigore sa foi en Lui et lui
apporte la conscience permanente du Jour du Jugement. Cela l’amène également à
suivre la voie tracée par le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu
soient sur lui) et à observer ses devoirs religieux.
C’est un entraînement rigoureux
qui permet au musulman de mettre en pratique ses idéaux. Il va de soi que si
le sens du devoir d’une personne envers son Créateur est si développé qu’elle
place ces devoirs au-dessus de toutes ses occupations quotidiennes et qu’elle
s’astreint sérieusement à accomplir ses cinq prières quotidiennes, alors elle
n’encourra pas intentionnellement la colère de Dieu, colère qu’elle s’efforce
constamment d’éviter. Elle s’efforcera de se conformer à la Loi de Dieu dans
toutes les sphères de sa vie avec le même sérieux qu’elle met à accomplir ses
cinq prières quotidiennes. Cette personne se révélera le plus souvent fiable à
plusieurs niveaux, car si l’ombre du péché s’approche d’elle, elle fera tout
pour l’éviter, car son cœur est rempli de la crainte de Dieu. Mais si, par
malheur, cette personne tombe dans le péché et désobéit à Dieu, cela ne peut
être dû qu’à un problème provenant du plus profond de son être.
Il est préférable, pour les
musulmans, de faire leurs prières en congrégation, et plus particulièrement la
prière du vendredi. Cela contribue à créer des liens d’amour et de respect
mutuel entre les musulmans. Cela éveille également en eux la conscience de
leur collectivité et de leur unité et développe chez eux des sentiments de
fraternité. Les prières en congrégation sont également un symbole d’égalité,
car les riches et les pauvres, les dirigeants et les subalternes, les éduqués
et les illettrés, les Noirs et les Blancs, tous se tiennent côte à côte et se prosternent
ensemble devant leur Seigneur. Les prières à horaires réguliers inculquent
également une certaine discipline chez le musulman et l’obéissance envers celui
qui a été nommé pour diriger la prière. Bref, la prière amène le musulman à
acquérir toutes ces vertus qui rendent possible le développement d’une vie
individuelle et collective pleine de richesse.
C’étaient là quelques-uns des
nombreux bienfaits que retire le musulman des prières quotidiennes. Si nous
refusons de les accomplir, nous sommes les uniques perdants. Si vous voyez des
musulmans refuser de prier, de deux choses l’une : soit ils considèrent que
la prière n’est pas obligatoire, soit ils considèrent qu’elle l’est. Dans le
premier cas, leur prétention à la foi n’est qu’un honteux mensonge, car s’ils
refusent de recevoir des ordres de Dieu, c’est qu’ils ne reconnaissent même pas
Son autorité. Dans le second cas, s’ils reconnaissent l’autorité de Dieu mais
font fi de Ses ordres, alors ils sont les êtres les moins fiables qui soient
sur terre. Car s’ils se permettent d’agir ainsi vis-à-vis de la plus grande
autorité qui existe dans l’univers, quelle garantie avons-nous qu’ils n’agiront
pas de même avec leurs frères du genre humain? Et si la duplicité prend le
dessus, dans une société, à quoi doit-on s’attendre?
Le jeûne
Comme les prières nous
apportent des bienfaits cinq fois par jour, le jeûne du mois de ramadan nous en
apporte une fois l’an. Durant ce mois, les musulmans s’abstiennent de manger
et de boire du lever au coucher du soleil, peu importe à quel point ils ont
faim et soif. Et qu’est-ce qui les pousse à s’astreindre ainsi si ce n’est
leur foi en Dieu et la crainte du Jour du Jugement. À chaque instant du jeûne,
le musulman combat ses désirs et ce faisant, proclame la suprématie de la Loi
de Dieu. Ce sens du devoir et l’esprit de patience qu’inculque tout un mois de
jeûne aide le musulman à raffermir sa foi. La rigueur et la discipline, durant
ce mois, nous ramènent aux réalités de la vie et nous aident, durant le reste
de l’année, à nous soumettre totalement à Sa volonté.
Par ailleurs, le jeûne a un
certain impact sur les sociétés musulmanes car tous les musulmans,
indépendamment de leur statut, doivent jeûner au cours du même mois, ce qui
rappelle l’essentielle égalité des hommes et crée chez eux des sentiments
d’amour et de fraternité. Durant le ramadan, le mal demeure à l’arrière-plan,
tandis que le bien occupe l’avant-scène, ce qui crée une atmosphère générale de
piété et de pureté. C’est pour leur bien que cette discipline a été imposée
aux musulmans. Et ceux qui ne respectent pas le jeûne ne sont pas des gens
auxquels ont peut se fier. Les pires d’entre eux sont ceux qui, en toute
connaissance de cause, n’hésitent pas à manger et à boire en public durant ce
mois sacré. Ils démontrent ainsi à tous qu’ils n’ont que faire des ordres de
Dieu et qu’ils ne sont pas des membres fidèles de la communauté musulmane, dont
ils se dissocient manifestement. Vu leur mépris pour le respect de la Loi et
pour les obligations religieuses, on ne peut attendre que le pire de tels
hypocrites.
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L’esprit d’adoration en islam (partie 3 de 3) : La zakah et le Hajj
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Description: L’esprit de la zakah (charité obligatoire) et bref regard sur le Hajj.
par Abul A`la Mawdudi (édité par IslamReligion.com)
Publié le 27 Jul 2009 - Dernière mise à jour le 27 Jul 2009
Lus: 3500 (moyenne quotidienne: 4) - Évaluation: 3.5 de 5 - Évalué par: 2 Imprimés: 253 - Envoyés: 3 - Commentés: 0
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> L'adoration et la pratique religieuse
> Morale et pratiques islamiques
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La zakah
La troisième obligation est la zakah.
Chaque musulman dont les avoirs dépassent un certain montant minimal doit en
prélever 2,5 pourcent annuellement pour le donner en charité. Cela constitue
un minimum fixé par la Loi divine, mais quiconque souhaite donner plus en
espérant la rétribution de Dieu peut le faire.
Dieu n’a pas besoin de l’argent
que nous payons pour la zakah et Il ne la reçoit pas non plus. Dieu se situe
bien au-delà de toute convoitise ou besoin. Dans Son infinie miséricorde, Il
nous promet une très large rétribution si nous aidons les plus pauvres d’entre
nous. Mais il existe une condition essentielle à cette rétribution : que
lorsque nous donnons en charité au nom de Dieu, nous n’attendions ni ne
demandions rien en retour à ceux que nous aidons et que nous ne cherchions
point à acquérir une réputation de philanthrope.
La zakah est un des
éléments de base de l’islam, au même titre que la prière et le jeûne.
L’importance de la zakah réside dans le fait qu’elle éveille en nous le
sens du sacrifice et nous débarrasse de notre égoïsme et de notre avidité au
gain. Par amour de Dieu, le véritable musulman est toujours prêt à donner des
biens qu’il a durement gagnés et ce, sans rien attendre en retour de ceux qui
reçoivent ses dons. L’avarice n’est donc pas le propre du musulman. Le véritable
musulman n’hésitera jamais à tout sacrifier pour Dieu, si cela s’avère un jour
nécessaire, car la zakah l’aura déjà préparé à ce genre de sacrifice.
C’est toute la société qui
profite de la zakah. Il est du devoir de tout musulman bien nanti
d’aider ses frères plus pauvres. La richesse du musulman ne doit pas être
dépensée uniquement pour son confort personnel. Certains membres de la société
ont un droit sur sa richesse, tels les orphelins et les veuves, les pauvres et
les invalides, ceux qui n’arrivent pas à trouver un emploi, etc. Le bien nanti
qui refuse de reconnaître que ces personnes, qui font partie de sa propre
communauté, ont un droit sur ses richesses possède un véritable cœur de
pierre. Car il n’y a pas pire cruauté que de continuer à remplir ses coffres
quand des milliers de musulmans meurent de faim ou vivent dans une anxiété
perpétuelle parce qu’ils n’arrivent pas à trouver un emploi. L’islam est
l’ennemi de l’égoïsme, de l’avarice et de la convoitise. Les gens chez qui ce
genre de valeurs sont enracinées et dont le cœur est dépourvu d’amour pour
leurs frères ne savent qu’amasser des richesses et les faire fructifier en en
prêtant une partie à intérêts. Les enseignements de l’islam sont aux antipodes
de ce genre d’attitude. Le musulman partage ses richesses avec ceux qui en ont
besoin, les aide à regagner une dignité et à devenir des membres productifs de
leur société.
Le Hajj
Le Hajj, ou pèlerinage à la
Mecque, est le quatrième acte d’adoration de base de l’islam. Il est
obligatoire une fois durant la vie pour tout musulman qui en a les moyens.
Quand les musulmans entreprennent le pèlerinage, ils doivent réprimer leurs
désirs, éviter de se disputer et s’efforcer de ne prononcer que de bonnes
paroles et de n’accomplir que de bonnes actions. Dieu nous promet une
généreuse rétribution pour notre sincérité et notre soumission.
D’une certaine façon, le Hajj
est le plus grand des actes d’adoration. Cela parce qu’à moins d’aimer Dieu
sincèrement, nul n’entreprendrait un si long voyage, laissant derrière lui ses
proches et sa patrie. Cela peut sembler plus facile, de nos jours, avec les
avions et les divers moyens de transport; mais imaginez, par le passé, quand
les musulmans devaient entreprendre de longs et épuisants voyages qui duraient,
dans certains cas, jusqu’à un an, et durant lesquels ils subissaient la
fatigue, la faim, la soif, et parfois même la mort!
Le pèlerinage n’est comparable à
aucun autre voyage. Ici, les pèlerins ne pensent à rien d’autre qu’à Dieu et
leur être tout entier est en état de dévotion. Lorsqu’ils atteignent les lieux
saints, ils y trouvent une atmosphère remplie de piété. Ils visitent ensuite
des endroits qui sont les témoins de la gloire de l’islam, ce qui provoque une
très forte impression, chez eux, et ils en gardent le souvenir toute leur vie
durant.
De plus, il y a dans le Hajj,
comme dans les autres actes d’adoration, de nombreux bienfaits pour le
musulman. La Mecque est le centre vers lequel convergent des millions de
musulmans, chaque année. Le Hajj les fait sentir tous égaux et leur rappelle
qu’ils méritent tous l’amour et la sympathie de leurs frères, peu importe leurs
origines ou de quel pays ils viennent. Le Hajj, donc, unit les musulmans du
monde entier et fait d’eux une fraternité internationale.
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