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L’agnosticisme (partie 1 de 4) : Le concept d’agnosticisme
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Description: Une brève analyse du concept d’agnosticisme.
par Laurence B. Brown, MD
Publié le 26 Oct 2009 - Dernière mise à jour le 26 Oct 2009
Lus: 3638 (moyenne quotidienne: 4) - Évaluation: 5 de 5 - Évalué par: 1 Imprimés: 167 - Envoyés: 1 - Commentés: 0
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> Preuves que l'islam est la vérité
> L'existence de Dieu
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« Nous ne
pouvons grimper le long d’un câble qui n’est fixé à rien d’autre qu’à notre
ceinture. »
--William Ernest
Hocking
La question de l’agnosticisme est de première
importance dans toute discussion théologique, car l’agnosticisme coexiste de
façon assez complaisante avec le large éventail des religions, plutôt que
d’occuper une position à l’écart ou de s’opposer aux autres courants. Thomas
Henry Huxley, qui a inventé ce terme en 1869,
a clairement affirmé :
« L’agnosticisme
n’est pas une croyance mais une méthode, dont l’essence provient de
l’application rigoureuse d’un unique principe... Ce principe s’exprime de
façon positive, au niveau de l’intellect, dans le fait de suivre notre raison
aussi loin qu’elle nous porte, sans autres considérations. Et, de façon
négative, au niveau de l’intellect, dans le fait de ne point prétendre qu’une
conclusion est certaine si elle n’a pas été démontrée ou si elle n’est pas
démontrable. »
Il semble que
Huxley ait tenu à ce que le terme ne définisse pas un ensemble de croyances
religieuses, mais plutôt une approche rationnelle du savoir, incluant celui des
religions. Toutefois, le terme « agnosticisme » est devenu, depuis, l’un
des plus détournés de la métaphysique puisqu’on lui a attribué de nombreuses
applications.
À différentes époques, ce terme a été
appliqué à divers individus ou sous-groupes, dont le degré de piété et de
sincérité religieuses variaient. À un extrême, il y a ceux qui cherchent sincèrement
la vérité mais qui n’ont pas encore trouvé une vérité démontrée ou démontrable
dans les religions auxquelles ils ont été exposés. Le plus souvent, toutefois,
ceux qui sont peu motivés au niveau religieux utilisent ce terme pour excuser
leur désintérêt, dans une tentative de légitimiser le fait d’échapper à leur
responsabilité personnelle de faire de sérieuses recherches sur les diverses
religions et les preuves qu’elles présentent.
La définition moderne d’un « agnostique »,
comme celle que l’on trouve dans le Oxford Dictionary of Current English,
n’est pas très fidèle à la définition de Huxley. Elle représente toutefois la
compréhension moderne et l’usage du terme les plus répandus, voulant qu’un
agnostique soit « une personne qui croit que l’existence de Dieu n’est pas
démontrable. »
Selon cette définition, la vision agnostique de Dieu peut être appliquée à
toutes sortes d’entités hypothétiques telles que la gravité, l’entropie, le
zéro absolu, les trous noirs, la télépathie, les maux de tête, la faim, la
libido et l’âme humaine, qui sont toutes des entités que l’on ne peut ni voir
ni toucher, mais qui nous apparaissent néanmoins réelles et évidentes. Être
incapable de voir ou de toucher une chose précise ne signifie pas
automatiquement que cette chose n’existe pas. Les personnes religieuses
affirment que l’existence de Dieu fait partie de ces réalités que l’on ne peut ni
voir ni toucher, tandis que les agnostiques refusent d’y croire tant qu’ils
n’auront pas de preuves tangibles.
Soit dit en passant, la philosophie
selon laquelle rien ne peut être démontré de façon absolue semble tirer sa
source de Pyrrhon d’Élis, un philosophe sceptique grec proche d’Alexandre le
Grand. Bien qu’un certain degré de scepticisme soit sain, assurant même une
certaine protection aux individus, la position extrême adoptée par Pyrrhon
d’Élis demeure problématique. Pourquoi? Parce que le pyrrhoniste convaincu
incite le sceptique au scepticisme en lui disant : « Tu prétends que
nous ne pouvons rien savoir avec certitude... comment peux-tu en être aussi
sûr? » Les ennemis de la logique peuvent arriver à créer une grande
confusion avec de tels paradoxes et un pareil compost philosophique. Le grand
danger est d’être tenté d’abandonner la logique au profit de conclusions basées
sur des désirs personnels. Un autre danger est de se laisser aller à une
immersion dans le contortionnisme intellectuel pour réprimer le gros bon sens.
L’humanité devrait reconnaître que si
le bon sens prédomine, les détracteurs obstinés commencent à avoir l’air un peu
idiots après que la pomme leur soit tombé sur la tête un peu trop souvent. C’est
par le bon sens (et par expérience commune) que les gens acceptent des théories
à condition qu’elles leur apparaissent raisonnables, qu’elles aient été
démontrées, au sens absolu ou non. C’est ainsi que la plupart des gens
acceptent les théories de la gravité, de l’entropie, du zéro absolu, des trous
noirs, de la faim et des maux de tête – et ils ont bien raison, car ces choses
ont du sens. Selon les gens religieux, tous devraient reconnaître l’existence
de Dieu et de l’esprit humain, car les preuves écrasantes dont ont été témoins
les gens à travers les nombreux miracles de la création confirment l’existence
du Créateur.
Quant à l’invention du terme
« agnostique » par T.H.Huxley, il a expliqué, à ce sujet :
« Chaque type
d’opinion philosophique ou théologique y était représenté (à la Metaphysical
Society) et a été exprimé de façon très ouverte. La plupart de mes collègues
étaient des « istes » quelconques et, bien que gentils et amicaux,
moi, l’homme qui ne porte aucune étiquette, je ne pouvais m’empêcher d’éprouver
de drôles de sentiments auxquels a dû être en proie le renard historique quand,
après s’être échappé du piège où il laissa sa queue, se présenta devant ses
compagnons normalement constitués. Alors je réfléchis et inventai ce que je
crus être approprié comme titre : agnostique. »
Selon cette explication, les gens qui
s’identifient comme agnostiques doivent reconnaître que ce terme est une
invention moderne découlant de la crise identitaire d’un simple individu qui
s’est retrouvé au milieu d’un groupe de métaphysiciens. Celui qui a inventé ce
terme se décrit comme un homme sans étiquette qu’il compare à un renard sans
queue, deux images qui suggèrent l’autoperception d’un certain degré de
faiblesse ou d’inaptitudes personnelles. Quelle partie de sa fierté cet homme
a-t-il laissée derrière lui, aux mains d’une énigme religieuse riche en
rebondissements? Il est on ne peut plus évident que Huxley, comme beaucoup d’éminents
métaphysiciens et théologiens à travers l’histoire, a été incapable de trouver
une catégorie correspondant à son concept de Dieu et à laquelle il aurait pu
appartenir.
Indépendamment de toutes ces
considérations, même si quelqu’un avançait que Huxley n’a rien fait de plus qu’attribuer
un terme à une théologie ancienne que personne n’avait encore pensé à nommer,
les deux mots « et alors? » viennent immédiatement à l’esprit. Nommer
une théologie n’en prouve pas le bien-fondé et n’y accorde pas une valeur
supplémentaire. Si ce concept possédait quelque valeur, il aurait été reconnu
bien plus tôt, au moins 1800 ans plus tôt, et nous l’aurions retrouvé dans les
enseignements d’un prophète comme Jésus. Pourtant, les prophètes, dont Jésus,
ont tous prêché un message bien différent, dont l’essentiel était l’idée d’une
rétribution pour avoir eu la foi en l’absence de preuves absolues et en
dépit de l’impossibilité de voir Dieu de ses propres yeux.
Copyright
© 2009 Laurence B. Brown. Avec son autorisation.
L’extrait
ci-dessus a été tiré de l’ouvrage du Dr Brown MisGod’ed, qui fut suivi de
God’ed. Ces deux livres sont disponibles sur le site du Dr Brown, www.Leveltruth.com. Vous pouvez
contacter le Dr Brown à l’adresse suivante : BrownL38@yahoo.com
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L’agnosticisme (partie 2 de 4) : Discussion sur les affirmations de Huxley
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Description: Discussion sur les affirmations de Huxley au sujet de l’agnosticisme.
par Laurence B. Brown, MD
Publié le 02 Nov 2009 - Dernière mise à jour le 02 Nov 2009
Lus: 2917 (moyenne quotidienne: 4) - Évaluation: aucun - Évalué par: 0 Imprimés: 158 - Envoyés: 0 - Commentés: 0
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> Preuves que l'islam est la vérité
> L'existence de Dieu
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« Selon
Huxley, ce terme fut choisi comme antithétique aux « gnostiques » des
premiers temps de l’Église et par opposition non seulement au théisme et au
christianisme, mais aussi à l’athéisme et au panthéisme. Il voulait que le
terme recouvre d’une enveloppe de respectabilité non pas tant l’ignorance au
sujet de Dieu, mais la conviction inébranlable que le problème de Son existence
est insoluble. »
Le renard sans queue à la recherche
d’une « enveloppe de respectabilité »? Il semble que ce soit cela,
mais qui peut l’en blâmer? C’était une époque difficile et déroutante – compte
tenu du cadre d’alors, de nombreux intellectuels devaient se sentir passablement
frustrés et devaient s’imaginer non seulement sans queue, mais carrément sans
arrière-train. À une époque et en un lieu où, tel que le décrit Huxley, l’option
qui se présentait à vous, au sens pratique, était le christianisme ou rien,
quiconque s’attardait aux difficultés théologiques finissait par reconsidérer
les vœux de fidélité qu’il avait fait au groupe chrétien auquel il
appartenait. Il ne fait aucun doute que l’invention du terme
« agnosticisme » découle de la frustration provenant des interactions
avec ceux dont les doctrines pouvaient facilement être discréditées par des
hommes et des femmes de raison, mais ce, dans un vide théologique où une
alternative acceptable n’avait pas encore été présentée au monde anglophone. Que
pouvait bien faire une personne qui croyait en Dieu, mais qui ne croyait pas
aux religions auxquelles elle avait été exposée? L’évasion était l’unique
alternative, et c’est exactement, semble-t-il, ce que fit Huxley. Il inventa
un terme qui englobait un vieux concept fournissant, à ceux qui y adhéraient,
un chemin d’évasion menant loin des salles combles et surchauffées où se
tenaient des discussions religieuses, et bifurquant vers le salon intime des
convictions personnelles.
Et pourtant, bien que le terme ait
fournit une soupape de sûreté à ceux qui voulaient fuir la pression des
discussions religieuses trop sérieuses de l’époque de Huxley, la question qui
vient à l’esprit est : « Ce terme a-t-il encore quelque valeur de nos
jours? » La vérité du concept demeure, mais la question n’est pas de
savoir s’il porte une part de vérité, mais si la vérité possède une certaine
valeur. Une roche est bien réelle, mais quelle est sa valeur? Très faible, en
des circonstances normales.
D’une certaine façon, donc, la question
« et alors? » demeure. Englober dans un terme le vieux concept
voulant que l’existence de Dieu ne puisse être démontrée semble à la fois
habile et pratique, mais ce concept est-il susceptible de modifier la croyance
en Dieu de qui que ce soit? Une personne peut adhérer à une pléthore de
systèmes de croyance tout en affirmant que l’existence de Dieu ne peut être
démontrée. Mais une telle affirmation ne modifie en rien la profondeur de la
conviction qui se trouve au fond de son cœur.
Et la plupart des gens savent cela.
Peu de croyants croient pouvoir
démontrer la véracité de leur religion ou de l’existence de Dieu à l’aide de
preuves absolues et irréfutables. Des défis grandissants posés par des laïques
de plus en plus intelligents et informés ont imposé un insupportable fardeau de
preuve sur les clergés des religions juive et chrétienne en particulier. Des
questions et des défis qui, autrefois, auraient provoqué des accusations d’hérésie
– mesure pratique pour supprimer la sédition – sont maintenant courants et
demandent des réponses claires. Le fait que les réponses de l’Église à de
telles demandes défient toute logique et toute expérience humaine a fait en
sorte que le clergé a souvent recouru, en dernier ressort, au renvoi du défi à
l’interrogateur en affirmant : « C’est un grand mystère de Dieu; il
vous faut simplement avoir la foi. » Ce à quoi l’interrogateur peut
répondre : « Mais j’ai bel et bien la foi, et j’ai foi en ce que Dieu
soit également capable de révéler une religion qui réponde à toutes mes
questions », pour se voir répliquer : « Et bien dans ce cas, il
faut avoir encore plus la foi. » En d’autres termes, la personne
doit cesser de poser des questions et se satisfaire de suivre la ligne du
parti. Et cela, même quand les informations qu’elle reçoit n’ont aucun sens et
que les écritures fondatrices enseignent le contraire.
Ainsi, au cours des derniers siècles,
la hiérarchie des nombreuses sectes judéo-chrétiennes a été repoussée en
arrière par la logique dont Dieu a doté l’homme et s’est retrouvée dans une
position chancelante, inclinée et tordue d’idéologie gnostique qui, dans les
premiers temps du christianisme, était une idéologie où tous les coups étaient
permis, une secte hérétique du genre
« ramasse-du-bois-et-installe-le-bûcher ». C’est un scénario assez
étrange; c’est comme dire : « Oui, ce four est un modèle de l’an
dernier. Les prototypes ne fonctionnaient pas; en fait, ils ont tous explosé
et tous ceux qui les ont utilisés sont morts brûlés. Mais nous les avons
ramenés sur le marché car nous avons besoin d’argent. Cependant, nous vous
promettons que si vous croyez – et seulement si vous croyez vraiment – vous
serez saufs. Mais si jamais il vous explose quand même au visage, il ne faut
pas nous blâmer. C’est que n’aurez pas cru suffisamment. » Pourtant, la
triste réalité est que non seulement de nombreuses personnes se procurent ce
four, mais elles en font même mettre un de côté pour chacun de leurs enfants.
Le clergé considérait que la foi
chrétienne était basée sur le savoir jusqu’à ce que des laïques éduqués
commencent à remettre en question ses concepts. Pendant des siècles, les
laïques n’avaient pas même le droit de posséder une Bible, et le châtiment,
pour ceux trouvés en possession du livre saint, a été plus d’une fois la mort.
Ce n’est qu’après l’abolition de cette loi, la fabrication du papier en Europe
(au 14e siècle), l’invention de l’imprimerie (au milieu du 15e
siècle) et la traduction du Nouveau Testament en anglais et en allemand (au 16e
siècle) que la Bible est devenue disponible et facile à lire pour le commun des
mortels. Ainsi, pour la première fois, les laïques eurent la possibilité de
lire la Bible (lorsqu’elle était disponible, car sa publication et sa
distribution demeurèrent limitées durant plusieurs décennies) et opposer des
arguments rationnels aux doctrines établies, après analyses personnelles des
écritures fondatrices. Quand les défis posés par les laïques vainquirent les
arguments des apologistes de l’Église, la plupart des sectes chrétiennes firent
une chose stupéfiante : elles désavouèrent l’assertion datant de près de
2000 ans selon laquelle la doctrine doit être fondée sur le savoir et
instituèrent, à la place, le concept du salut par le spirituel et la
justification par la foi. Elles mirent par ailleurs l’accent sur la prétendue
vertu de l’engagement aveugle et sans réflexion (et donc sans questionnement).
Les défenses « spirituelles »
modernes suscitées par la nouvelle orientation de l’église imitent
« l’exclusivité mystique » hérétique des anciens gnostiques et
rappellent des sentiments familiers tels que : « Tu ne comprends pas;
le Saint Esprit n’est pas en toi comme il est en moi » ou « Tu n’as
qu’à suivre ta lumière intérieure; la mienne est à niveau et brille de tous ses
feux, mais la tienne est tremblotante et faible » ou encore « Jésus
ne vit pas en toi comme il vit en moi ». Il ne fait aucun doute que de
telles assertions gonflent l’ego de celui qui les prononce et le fait sentir
spécial; mais si certains persistent à croire à des chemins spirituels
exclusifs, alors il ne fait aucun doute que d’autres persisteront à argumenter
sur la différence entre l’illusion et la réalité. T.H.Huxley aurait
certainement été heureux de présider un tel débat.
Le problème est que prétendre à
l’exclusivité mystique comme clef du salut équivaut à prétendre que Dieu aurait
arbitrairement abandonné Ses créatures qui n’ont pas atteint le salut, ce qui
demeure difficile à croire. N’est-il pas bien plus sensé de croire que Dieu a
donné à tous les mortels une chance égale de reconnaître la vérité de Ses
enseignements? Puis, ceux qui auraient reconnu Ses preuves mériteraient
rétribution, tandis que ceux qui les auraient rejetées seraient à blâmer pour
ce manque de reconnaissance et pour ne pas avoir adoré Celui qu’ils devaient
adorer.
Malheureusement, la nature même de l’illusion
fait en sorte que ceux qui en sont victimes sont rarement en mesure de
reconnaître leurs erreurs de compréhension. La nature des gnostiques est
similaire en ce qu’ils sont typiquement trop épris de leur philosophie
auto-satisfaisante et intéressée pour réaliser le mensonge de leur fondement. Et
en vérité, il est difficile de croire que le serveur a craché dans la soupe
quand le restaurant est un cinq étoiles, que le service y est raffiné et la
présentation, impeccable. Les apparences et les saveurs peuvent être si bonnes
qu’elles en font oublier la réalité. C’est le client qui perçoit le porteur de
vérité comme un rabat-joie plutôt que comme un sincère bienfaiteur.
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L’agnosticisme (partie 3 de 4) : Le fruit de fausses religions
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Description: Comment le concept de l’agnosticisme s’est formé grâce au manque de défenses logiques du judaïsme et du christianisme modernes.
par Laurence B. Brown, MD
Publié le 02 Nov 2009 - Dernière mise à jour le 02 Nov 2009
Lus: 2899 (moyenne quotidienne: 3) - Évaluation: aucun - Évalué par: 0 Imprimés: 148 - Envoyés: 0 - Commentés: 0
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> Preuves que l'islam est la vérité
> L'existence de Dieu
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Comment expliquer le retour
contemporain du gnosticisme, officiellement sanctionné par de nombreuses
institutions religieuses? C’est assez compréhensible, en fait. Comme aucune
défense logique du judaïsme et du christianisme modernes ne peut résister à la
pression des analyses scripturales faites de nos jours, cette « exclusivité
mystique » constitue la défense de dernier recours d’un statut quo
doctrinal qui est en train de s’effondrer à grande vitesse. Une attrition
considérable a déjà envahit de nombreuses sectes judéo-chrétiennes. Les autres
fidèles sont pour la plupart forcés à adopter un « agnosticisme
croyant », nourrissant une foi personnelle en l’existence de Dieu et se
soumettant à une doctrine spécifique sur l’approche à adopter envers Lui, tout
en reconnaissant que ces croyances ne peuvent être démontrées de façon
objective.
La Critique de la raison pure
d’Emmanuel Kant, la Philosophie de l’absolu de Sir William Hamilton (1829), et
les Principes d’Herbert Spencer (1862) ont établi les fondements de ce concept
et T.H.Huxley en a regroupé les idées et les a popularisées.
Le concept d’agnosticisme possède-t-il
donc quelque valeur? Si nous reprenons l’exemple de la roche, qui n’a de
valeur que pour celui qui en a besoin, l’agnosticisme présente un côté pratique
pour ceux qui ont besoin d’un système de défense théologique. Ceux qui se
satisfont d’une telle théologie ont tendance à clore leurs discussions
religieuses en détournant la menace de l’argument rationnel du bouclier des
défenses agnostiques. Pour tous les autres, la roche demeure une simple
roche. Elle ne change rien et ne fait rien de particulier. Elle ne fait
qu’occuper un emplacement métaphysique, impuissante.
Une étude de l’islam suscite d’intéressants
points de vue, à cet égard. Les enseignements de l’islam n’étaient pas
disponibles en langue anglaise avant que la traduction française d’André du
Ryer ne soit traduite en anglais par Alexander Ross, en 1649. Cette première
traduction anglaise était manifestement hostile à l’islam, bourrée d’inexactitudes
et très loin d’encourager une analyse objective de la religion islamique.
D’ailleurs, le traducteur s’adressait ainsi au « lecteur chrétien » :
« Comme il existe
tellement de sectes et d’hérésies rassemblées contre la vérité [l’auteur fait
ici référence au christianisme], et comme celle de Mahomet appelle au
rassemblement, j’ai cru bon de la révéler au grand jour afin que, découvrant
votre ennemi dans toute son ampleur, vous puissiez mieux vous préparer à
l’affronter et, je l’espère, le vaincre... Vous trouverez [cet ouvrage] terriblement
brutal, d’un aplomb déconcertant, bourré de contradictions, de blasphèmes, de
langage obscène et de fables ridicules... Je vous le présente tel qu’il est,
après m’être donné beaucoup de mal pour le traduire du français, sans douter un
instant, comme s’il s’agissait d’un poison ayant affecté une grande part de
l’humanité qui n’est point saine d’esprit, qu’il s’avère en même temps un
antidote qui vienne vous confirmer le caractère sain du christianisme. »
Le préjugé du traducteur étant plus qu’évident,
on ne s’étonne pas de trouver cette version anglaise du Coran truffée d’erreurs
et rédigée de façon telle à rendre impossible toute impression favorable de
l’islam sur la conscience occidentale. George Sale, n’ayant guère été impressionné
par cette traduction, reprit le flambeau et s’essaya à une nouvelle traduction,
tout en critiquant ainsi celle de Ross :
« La version
anglaise n’est qu’une traduction faite à partir d’une traduction (française) de
Du Ryer, elle-même très mauvaise. Pour Alexander Ross, qui a fait cette
traduction anglaise, le fait d’être tout à fait ignorant de la langue arabe et
d’être loin de maîtriser la langue française est venu ajouter un grand nombre
d’erreurs à celles de Du Ryer. Cela, sans mentionner la mesquinerie du langage
employé, qui aurait fait d’un meilleur livre un ouvrage ridicule. »
Ce n’est donc pas avant la traduction
anglaise de George Sale, en 1734, que l’Occident eut accès aux enseignements du
Coran présentés avec plus d’exactitude, certes, mais non avec de meilleures
intentions.
Car le point de vue de George Sale
devient évident dès les premières pages, dans lesquelles il s’adresse ainsi au
lecteur :
« Ils doivent
avoir une mauvaise opinion de la religion chrétienne ou n’en connaître
nullement les fondements, elle qui sait voir venir les dangers d’une fabrication
aussi évidente... Mais quel que soit l’usage fait d’une traduction impartiale
du Coran, il est absolument nécessaire de détromper ceux qui, à partir de
traductions ignorantes ou injustes, ont entretenu une opinion trop favorable de
l’original, tout comme il importe que nous révélions au grand jour cette grande
supercherie. »
et,
« Seuls les
protestants sont capables d’attaquer le Coran de façon efficace; et j’ai espoir
que, pour eux, la Providence a réservé la gloire. »
La traduction du révérend J.M.Rodwell,
d’abord publiée en 1861, coïncida avec la nouvelle popularité, au dix-neuvième
siècle, des études orientales au sens scientifique du terme. Et c’est durant
cette période, où naquit une nouvelle conscience islamique, en Europe
occidentale, que Huxley proposa son idée de l’agnosticisme.
Des musulmans se posent peut-être la
question à savoir : si Huxley avait vécu à notre époque de
« l’information », où il est si facile de voyager et où nous sommes
presque tous exposés aux autres cultures et religions, et s’il avait reçu des
informations objectives sur l’islam, son choix aurait-il été différent? C’est
une question intéressante. Qu’aurait fait cet homme, que l’on cite
ainsi : « Si une grande Puissance acceptait de me faire toujours
penser des choses vraies et de toujours me faire faire ce qui est bon, à la
condition d’être transformé en une sorte d’horloge et d’être remonté chaque
matin avant de sortir du lit, je conclurais immédiatement cette offre. » Pour un tel homme, les règles
complètes et détaillées de l’islam n’auraient pas été seulement attirantes,
mais aussi bienvenues.
Cette discussion a commencé avec
l’assertion selon laquelle l’agnosticisme coexiste avec la plupart des
religions à doctrine établie. Les partisans de la doctrine peuvent être
divisés, sur cette base, en sous-catégories. Par exemple, les chrétiens
théistes (orthodoxes), qui conçoivent la réalité de Dieu comme démontrable, les
chrétiens gnostiques, qui conçoivent la connaissance de la vérité de Dieu comme
réservée à une élite spirituelle, et les chrétiens agnostiques, qui ont la foi
tout en admettant leur incapacité à démontrer l’existence de Dieu. Les différences
entre ces sous-groupes existent par leurs tentatives de justification.
De même, la plupart des religions
peuvent être sous-divisées par la façon dont les fidèles tentent de justifier
la foi à l’intérieur du cadre de la doctrine. Mais en fin de compte, ces
divisions n’ont d’intérêt qu’au point de vue académique, car le pourquoi et le
comment de la foi n’atteint pas plus la foi des fidèles que le pourquoi et le
comment de l’existence de Dieu ne remet en question Son existence.
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L’agnosticisme (partie 4 de 4) : Se contenter de moins
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Description: Comment l’absence de religions non corrompues a amené les gens à se contenter de demi-vérités, ou demi-mensonges.
par Laurence B. Brown, MD
Publié le 09 Nov 2009 - Dernière mise à jour le 09 Nov 2009
Lus: 2978 (moyenne quotidienne: 4) - Évaluation: aucun - Évalué par: 0 Imprimés: 151 - Envoyés: 0 - Commentés: 0
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> Preuves que l'islam est la vérité
> L'existence de Dieu
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Francis Bacon a dit, une fois :
« Il y a de mauvais découvreurs qui croient qu’il n’y a pas de terre,
devant eux, parce qu’ils n’arrivent à rien voir d’autre que la mer. » Des
croyants tentent de convaincre des athées et des agnostiques que Dieu existe,
qu’on puisse Le voir ou non, que cette existence soit souhaitée ou non, qu’elle
soit prouvée ou non. Les arguments en faveur du contraire ne sont que
distractions d’une réalité qui finira par s’avérer comme une vérité indéniable
au cours d’un Jour heureux pour certains, rempli de regrets et d’horreur pour
d’autres.
Nul ne devrait attendre au Jour du
Jugement pour arriver à cette conclusion. La majorité des gens qui ont à faire
face à des épreuves difficiles, voire insurmontables, sont enclins à croire;
car dans une situation désespérée, vers qui d’autre que Dieu les gens peuvent-ils
se tourner? Bien que peu respectent les promesses qu’ils font à Dieu en de
telles circonstances, leurs serments demeurent longtemps après qu’ils les aient
repoussés au plus profond de leur mémoire.
Peut-on aider
l’hypocrite? Probablement pas. Reconnaître l’existence de Dieu et vivre en
fonction de Ses commandements seulement si ,et aussi longtemps que cela fait
l’affaire démontre un refus de se soumettre réellement à Dieu. Prenez, par
exemple, cette prière pathétique de Saint-Augustin : « Da mihi
castitatem et continentiam, sed noli modo (Donne-moi la chasteté et
l’abstinence – mais pas tout de suite!) »
Est-ce là la prière d’un « saint » qui, d’un côté, prie Dieu et, de
l’autre, n’est pas prêt à laisser tomber les maisons de prostitution pour
continuer à satisfaire ses besoins sexuels? Comparez cet homme aux disciples
de Jésus, qui laissèrent tomber des activités bien plus honorables quand ils
furent appelés à suivre Jésus. Lorsque la vérité leur parvint, ils
abandonnèrent sans tarder leurs priorités mondaines, comme leur métier de
pêcheur ou de fossoyeur. En lisant cela, les personnes religieuses se disent
peut-être : « Wow! Voilà le genre de personnes que j’aime! ».
L’essentiel à retenir de cela, c’est que ces disciples semblaient être des gens
que Dieu aimait.
Bien sûr, cela se passait à une autre
époque. De nos jours, les prophètes marchent sur l’eau, guérissent les lépreux
et appellent les gens à les suivre que dans l’imagination de ceux qui cherchent
à faire partie de l’histoire. Tout de même, nombreux sont ceux qui cherchent
encore à trouver la vérité révélée par Dieu et qui, lorsqu’ils la trouvent, s’y
soumettent immédiatement, sans égard aux sacrifices que cela leur demande. Mais
d’abord, ils doivent être convaincus qu’il s’agit bien de la vérité.
Quel est le problème, alors?
Celui-ci : l’information n’a jamais été aussi disponible et pourtant, (du
moins à première vue), elle n’a jamais été aussi déroutante et religieusement
obstructive. La plupart des gens ont été élevés avec des outils leur
permettant de mettre à jour et d’identifier les contradictions et les erreurs
contenues dans les religions prédominantes auxquelles ils sont exposés. Et
certains de ceux qui cherchent sincèrement la vérité mettent souvent en doute
diverses religions, dont certaines sont vraiment des cultes ridicules, mais
dont la majorité sont des sectes prétendant être fondées sur l’Ancien ou le
Nouveau Testament alors qu’en réalité, elles sont très éloignées des
enseignements relativement équilibrés qu’on y trouve. Après un temps, toutes
les sectes finissent par se ressembler, à quelques différences doctrinales
près, et on y retrouve presque toujours les mêmes fondements douteux. La
plupart de ces sectes ont évolué en agglomérations modernes de vérités
diverses, de demi-vérités (ou, en d’autres termes, de demi-mensonges) et de
tromperies. Le problème est que mélanger la vérité avec le mensonge équivaut à
mélanger la beauté avec la laideur – ça ne mène à rien. Toute religion ne peut
être qu’entièrement véridique, ou alors corrompue à un certain degré. Et comme
Dieu ne commet pas d’erreurs – jamais – si on ne peut se fier à ne serait-ce
qu’un seul élément de ce que l’on nous présente comme une révélation, comment
pouvons-nous juger de ce qui est faux et de ce qui est vrai, dans ses
enseignements? Nombreux sont les croyants qui ne peuvent concevoir qu’avec
difficulté que Dieu laisse l’humanité espérer en l’au-delà sur la base de
fausses croyances à Son sujet.
Ce problème est criant : une personne
ne peut pas plus mêler le mensonge à la vérité et considérer cet amalgame comme
provenant de Dieu qu’elle ne peut mêler la beauté à la laideur et gagner un
concours de beauté. Ajoutez un seul énorme grain de beauté velu (non pas un joli
petit grain de beauté) au milieu d’un visage autrement considéré comme parfait
et qu’obtenez-vous? Une beauté pure et angélique? Non, au contraire : vous
avez une beauté irrévocablement altérée.
Maintenant, insérez un tout petit
mensonge dans une religion que vous prétendez révélée par un Dieu parfait, et
qu’obtenez-vous? D’abord, beaucoup de personnes sincères dupées. Mais pour
ceux qui souhaitent s’accrocher au canon d’un système de croyance taché
d’imperfections, les défenseurs jouent ici un rôle de chirurgiens esthétiques.
Ces défenseurs parviennent peut-être à polir la surface rugueuse des Écritures
par dermabrasion doctrinale, mais quiconque possède un tant soit peu de discernement
et d’intelligence ne peut que reconnaître que la génétique de base demeure
imparfaite. Par conséquent, alors que certains voient clairement dans les
tentatives boiteuses d’excuser l’absurde, nombreux sont ceux qui le suivent
aveuglément.
Parmi ceux qui finissent par choisir
une religion, plusieurs ne parviennent à cette décision qu’en levant les mains
au ciel de frustration, après avoir choisi la religion qui leur semblait la
moins pire. Certains confient à Dieu avoir fait du mieux qu’ils pouvaient,
tandis que d’autres se reposent confortablement sur des conclusions incertaines.
Nombreux sont ceux qui deviennent agnostiques vis-à-vis de toutes les religions
doctrinales, s’en remettant à leur foi intérieure personnelle car n’ayant pas
trouvé une croyance doctrinale pure qui soit en accord avec leur image de Dieu.
Le refus de compromettre sa croyance en
un Dieu parfait et infaillible pour une religion aux fondements incertains et
aux faiblesses doctrinales facilement démontrables dont on ne fait que se
contenter est compréhensible, et même respectable. Après des générations de
traditions familiales gênantes, des siècles de mauvaises orientations
culturelles et une vie entière de propagande pleine de préjugés, de nombreux
Occidentaux sont devenus spirituellement paralysés. D’un côté, l’idée d’une
religion pure et dénuée d’altérations ou de corruption est recherchée mais
insaisissable pour la conscience occidentale. D’un autre côté, beaucoup voient
clairement les contradictions des religions d’aujourd’hui fondées sur ce que
l’Occident connaît le mieux, c’est-à-dire les Bibles chrétienne et juive. Certains
demeureront piégés dans les limites étroites de ce dilemme. D’autres étudient
attentivement les écritures bibliques et reconnaissent que, comme l’Ancien
Testament avait prédit la venue de Jean le Baptiste, de Jésus et d’un autre prophète,
Jésus avait aussi prédit la venue d’un prophète après lui, qui allait prêcher
un message de vérité et clarifier bien des choses.
L’Église adventiste du septième jour,
les Mormons, et plusieurs autres sectes chrétiennes prétendent chacune que leur
fondateur correspond à cette prophétie. Mais de nombreuses personnes demeurent
sceptiques et sont toujours en quête de vérité. C’est pour elles que ce livre
a été écrit.
Copyright
© 2007 Laurence B. Brown. Avec son autorisation.
L’extrait
ci-dessus a été tiré de l’ouvrage du Dr Brown MisGod’ed, qui fut suivi de
God’ed. Ces deux livres sont disponibles sur le site du Dr Brown, www.Leveltruth.com. Vous pouvez
contacter le Dr Brown à l’adresse suivante : BrownL38@yahoo.com
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