La nature unie de la famille (partie 1 de 4) : Introduction
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Description: Introduction sur la façon dont l’islam préserve la cohésion de la famille, en commençant par ses deux principaux acteurs : les parents.
par Jamaal al-Din Zarabozo (© 2011 IslamReligion.com)
Publié le 03 Jan 2011 - Dernière mise à jour le 14 Feb 2011
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> Le système d'ordre dans l'islam
> La famille
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Dieu dit, dans le Coran – et dans un
verset que le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui)
récitait souvent avant de commencer un sermon :
« Ô hommes! Craignez votre Seigneur, qui vous a créés d’un seul être et
qui a créé, à partir de celui-ci, sa compagne; puis de [l’union de] ces
deux-là, Il a fait proliférer de tous côtés une multitude d’hommes et de
femmes. Craignez Dieu, au nom duquel vous exigez (vos droits) les uns des
autres; et craignez de rompre les liens du sang. Certes, Dieu vous observe
parfaitement. » (Coran 4:1)
La famille est le noyau de la société.
Si ses fondations sont solides, il y a de fortes chances pour que la société
tout entière soit saine. La plupart des messagers de Dieu, qui constituent les
meilleurs exemples à suivre pour les hommes, ont adhéré à l’institution du
mariage et de la famille. Dieu dit, dans le Coran :
« Et Nous avons certes envoyé avant toi des messagers, (aux gens), et Nous
leur avons désigné des épouses et donné des descendants. » (Coran
13:38)
Le prophète Mohammed (que la paix et
les bénédictions de Dieu soient sur lui) a également fait du mariage une
composante importante de son mode de vie. On rapporte qu’il a dit :
« Par Dieu, je suis, parmi
vous, celui qui craint le plus Dieu et qui a le plus de piété. Et pourtant, je
jeûne et romps mon jeûne, je prie (la nuit) et je dors également, et je suis
marié. Quiconque se détourne de ma sounnah
ne fait pas partie de ma nation. » (Sahih al-Boukhari, Sahih Mouslim)
Il ne fait aucun doute que l’islam
accorde une grande importance aux relations familiales et à la cohésion des
familles. Les érudits musulmans ont fait remarquer que lorsque l’on étudie les
lois de l’islam et la sagesse derrière elles, on découvre qu’elles ont été
établies pour protéger, renforcer et perpétuer certaines nécessités de la vie.
Ces nécessités sont :
(1) la religion
(2) la vie
(3) les relations familiales
(4) les capacités mentales
(5) l’argent et la propriété
En réfléchissant aux lois islamiques
rigoureuses en lien avec la protection du caractère sacré de la famille, nous
comprenons à quel point la famille est importante, en islam. De nos jours,
dans le monde « moderne », l’adultère et d’autres comportements
similaires, qui ébranlent la famille jusque dans ses fondations, ne sont plus
considérés comme des crimes.
Mais l’islam voit les choses autrement; il exhorte tous les membres d’une
famille à bien se traiter les uns les autres et à éviter toute promiscuité avec
de tierces personnes, geste qui ne peut que nuire à un mariage. Dieu dit, dans
le Coran :
« Et n’approchez point de l’adultère; c’est une abomination et un mauvais
chemin [à suivre]. » (Coran 17:32)
Ces exhortations, cependant, ne sont
pas que de vaines paroles. Elles sont soutenues par des lois divines, car il
est des comportements qui ne peuvent être pris à la légère. Dieu ordonne donc :
« Le fornicateur et la fornicatrice, infligez-leur chacun cent coups de
fouet. Et ne laissez pas votre pitié pour eux entraver votre obéissance envers
Dieu, si vous croyez en Lui et au Jour dernier. Et qu’un groupe de croyants
assiste à leur punition. » (Coran 24:2)
La pitié ne doit pas prendre le dessus
sur la loi divine, car au bout du compte, cette pitié – et la pitié est un
sentiment censé nous amener à faire du bien aux autres – ne peut mener qu’à des
conséquences négatives. De plus, un hadith du Prophète (que la paix et les
bénédictions de Dieu soient sur lui) rapporté dans Boukhari et Mouslim confirme
qu’il a bel et bien ordonné la lapidation pour la personne adultère, homme ou
femme. En fait, l’islam va encore plus loin dans la protection du caractère
sacré de la famille : ceux qui accusent faussement des femmes chastes
s’exposent à de sévères châtiments. Dieu dit, dans le Coran :
« Et ceux qui portent des accusations contre des femmes honorables sans
pouvoir produire quatre témoins, infligez-leur quatre-vingts coups de fouet et
n’acceptez plus jamais leur témoignage – car ce sont des transgresseurs – à
l’exception de ceux qui, après cela, se repentent et s’amendent. » (Coran
24:4)
Dieu guide les êtres humains dans leur
façon de traiter les différents membres de leur famille. Cet article sera bref
et fera un survol des meilleurs comportements que le musulman devrait adopter
envers les membres de sa famille, incluant ses parents, ses enfants, son
époux(se) et les autres membres de la parenté.
Dieu a ordonné aux musulmans de traiter
leurs parents de la meilleure façon. Les musulmans doivent savoir se montrer
reconnaissants, d’abord envers Dieu, puis envers toute personne qui leur fait
du bien. Après Dieu, nul ne mérite plus la gratitude d’une personne que ses
parents. C’est pourquoi plusieurs versets du Coran abordent la question du
traitement des parents. À plus d’une reprise, Dieu a établi un lien entre le
bon traitement des parents et le commandement de n’adorer que Lui, de façon
exclusive. Par exemple, le verset suivant :
« Adorez Dieu et ne Lui attribuez aucun associé. Traitez avec bonté vos
parents et vos proches, ainsi que les orphelins, les nécessiteux, le voisin qui
est tout près et le voisin qui est éloigné, le compagnon de voyage et le
voyageur, et les esclaves que vous possédez. Certes, Dieu n’aime pas ceux qui
sont arrogants et vantards... » (Coran 4:36)
Dieu dit également :
« Dis : « Venez, je vais vous réciter ce que votre Seigneur vous
a interdit : ne Lui attribuez aucun associé, soyez bons envers vos
parents... » (Coran 6:151)
« Et votre Seigneur a décrété de n’adorer que Lui et d’être bon envers ses
parents. Si l’un d’eux ou tous les deux atteignent la vieillesse auprès de
toi, garde-toi de leur dire ne serait-ce que « fi! » ou de leur
manquer de respect. Adresse-leur toujours des paroles respectueuses. Fais
preuve d’humilité vis-à-vis d’eux, témoigne-leur ta tendresse et dis :
« Ô mon Seigneur! Sois miséricordieux envers eux, car ils m’ont élevé
lorsque j’étais petit. » Votre Seigneur connaît mieux ce qu’il y a dans
votre âme. Si vous êtes vertueux, alors Il est certes Pardonneur envers ceux
qui reviennent (à Lui). » (Coran 17:23-25)
« Et (rappelez-vous) lorsque Nous prîmes un engagement des enfants
d’Israël en leur disant : « N’adorez nul autre que Dieu et soyez bons
envers vos parents... » (Coran 2:83)
Le Prophète (que la paix et les
bénédictions de Dieu soient sur lui) a lui aussi mis l’accent sur le bon
traitement des parents, lui faisant occuper la deuxième position, après la prière
à heures régulières, comme action chère à Dieu. Quelqu’un lui demanda :
« Quelle action plaît le plus
à Dieu? » Il répondit : « La prière à son heure ». On lui
demanda : « Et ensuite? », ce à quoi il répondit : « Être
dévoué envers ses parents ». (Sahih al-Boukhari, Sahih Mouslim)
Dieu rappelle aux croyants que leurs
parents, et en particulier leur mère, ont fait de nombreux sacrifices et ont
subi maintes épreuves dans l’éducation de leurs enfants et c’est pourquoi ils
méritent amour, respect et gratitude, en retour. Dieu dit, dans le
Coran :
« Et (rappelle-toi) quand Louqman dit à son fils, en l’exhortant :
« Mon cher fils, n’attribue jamais d’associés à Dieu. Car Lui attribuer
des associés est vraiment une injustice énorme. » Et Nous avons enjoint à
l’homme [la bienfaisance envers] ses père et mère. Sa mère l’a porté,
[subissant pour lui] peine sur peine, et son sevrage a lieu au bout de deux
ans. « Sois reconnaissant envers Moi et envers tes parents. Vers Moi est
la destination (finale). » (Coran 31:13-14)
« Et Nous avons enjoint à l’homme d’être bon envers ses parents. Sa mère
le porte péniblement et l’enfante dans la douleur. Sa gestation, [son
allaitement] et son sevrage s’échelonnent sur trente mois. Et parvenu à pleine
maturité, à l’âge de quarante ans, il dit : « Seigneur! Inspire-moi
d’être reconnaissant des bienfaits dont Tu nous as comblés, mes parents et moi,
et fais que j’accomplisse de bonnes œuvres que Tu agréeras. Et fais que mes
descendants soient vertueux. Je reviens à Toi repentant et je suis du nombre
des musulmans (qui se soumettent à Toi). » (Coran 46:15)
La mère, en particulier, est donc celle
qui mérite le plus le dévouement et la proximité de ses enfants. Un jour, on
demanda au Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) :
« Qui mérite le plus que je
lui tienne compagnie? » Il répondit : « Ta mère ».
L’homme demanda : « Et qui, ensuite? » Le Prophète
répondit : « Ta mère ». L’homme demanda à nouveau :
« Et puis qui d’autre? », ce à quoi le Prophète répondit à
nouveau : « Ta mère ». L’homme demanda enfin : « Et
qui encore? » et cette fois, le Prophète répondit : « Ton
père ». (Sahih Mouslim)
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La nature unie de la famille (partie 2 de 4) : Le rôle des époux
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Description: La raison d’être du mariage, l’importance, pour l’homme, de traiter son épouse avec gentillesse et bonté, et comment les époux peuvent contribuer à maintenir l’harmonie, au sein de la famille.
par Jamaal al-Din Zarabozo (© 2010 IslamReligion.com)
Publié le 10 Jan 2011 - Dernière mise à jour le 10 Jan 2011
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L’époux(se)
Le mariage est une institution très
importante, en islam. Le Coran nous rappelle à plusieurs reprises que nous
sommes, hommes et femmes, issus du même homme, à l’origine. C’est sur la base
des liens qui unissent l’homme et la femme que sont établis les droits de
chacun sur l’autre. Dans le premier verset de la sourate intitulée « Les
femmes », Dieu dit :
« Ô hommes! Craignez votre Seigneur, qui vous a créés d’un seul être et
qui a créé, à partir de celui-ci, sa compagne; puis de [l’union de] ces
deux-là, Il a fait proliférer de tous côtés une multitude d’hommes et de
femmes. Craignez Dieu, au nom duquel vous exigez (vos droits) les uns des
autres; et craignez de rompre les liens du sang. Certes, Dieu vous observe
parfaitement. » (Coran 4:1)
Mais au-delà de l’origine commune
qu’ils partagent, Dieu souligne que l’amour et l’affection qu’Il a créés dans
le cœur des époux doit servir de signe et de preuve pour ceux qui
réfléchissent. En d’autres termes, certains peuvent voir, dans cet aspect de
la création, la grandeur de l’œuvre et de la puissance de Dieu, la perfection
de Sa création et la grande miséricorde qu’Il a fait descendre sur ce monde.
Dieu dit, dans le Coran :
« Et parmi Ses signes, Il a créé pour vous des épouses issues de
vous-mêmes pour que vous viviez en tranquillité auprès d’elles. Et Il a mis
entre vous de l’amour et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour les gens
qui réfléchissent. » (Coran 30:21)
Dieu dit également :
« C’est Lui qui vous a créés à partir d’un seul être; et de cet être, Il a
tiré son épouse, afin qu’il puisse trouver de la tranquillité auprès
d’elle. » (Coran 7:189)
Selon le Coran, donc, la relation entre
les époux doit en être une d’amour, de compassion et de compréhension
mutuelle. Dieu ordonne également aux hommes de bien traiter leur épouse :
« Et comportez-vous convenablement envers elles ; si vous éprouvez de
l’aversion pour elles, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose
dans laquelle Dieu a déposé un grand bien. » (Coran 4:19)
Quelques mots sont nécessaires sur la
raison d’être du mariage en islam. Nécessaires parce que trop souvent, les
gens entrent dans le mariage, ou souhaitent se marier, sans comprendre la
véritable raison d’être du mariage ni le rôle qu’ils sont censés y jouer. Et à
cause de cela, ils ne réalisent pas toutes les responsabilités qui les
attendent une fois qu’ils seront mariés. Mais s’ils connaissent bien les
raisons pour lesquelles le mariage a été institué et qu’ils savent à quelles
responsabilités ils doivent s’attendre, leur mariage aura bien plus de chances
d’être réussi.
Manifestement, les raisons d’être du
mariage vont bien au-delà du simple « plaisir » ou de la satisfaction
des « désirs ». Les raisons d’être du mariage incluent, entre autres :
la procréation, les plaisirs physiques licites, l’acquisition d’une certaine
maturité, l’entraide mutuelle dans le quotidien, l’atteinte de certains
bienfaits psychologiques et physiologiques, la formation de la pierre angulaire
d’une société morale, l’éducation de la prochaine génération dans un cadre favorable
à la croissance morale et spirituelle, l’union de personnes et la formation de
familles.
Les droits de l’époux et de l’épouse
Pour qu’un mariage réussisse, chaque
partenaire doit bien comprendre quels sont ses droits, ses responsabilités, ses
rôles et ses obligations. C’est pour cette raison que la loi islamique a clairement
établi les droits et responsabilités de chacun des époux. Il est important,
pour le mari et la femme, de comprendre que son ou sa partenaire est d’abord et
avant tout un(e) autre musulman(e) et donc son frère ou sa sœur en islam. Par
conséquent, tous les droits mutuels des frères et sœurs en islam sont aussi les
droits des époux. Les droits et obligations qui lient les musulmans entre eux,
de même que l’amour, la loyauté et le sentiment de fraternité qui les unissent
s’appliquent tous aux gens mariés, car leur époux(se) fait également partie de
cette fraternité musulmane. Le Prophète (que la paix et les bénédictions de
Dieu soient sur lui) a mis l’accent sur ce point lorsqu’il a dit :
« Nul d’entre vous ne croit
vraiment s’il n’aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. » (Sahih
al-Boukhari, Sahih Mouslim)
La personne à laquelle on est marié
possède encore plus de droits sur nous en vertu de l’important contrat qui nous
lie à elle.
Lorsque l’on discute des droits des
époux, ce sujet ne devrait pas être abordé froidement ou d’un point de vue
strictement légal. Le lien qui unit l’homme et la femme représente bien plus
qu’un ensemble de droits et obligations que chacun doit respecter; il s’agit
aussi d’un lien d’amour, de compréhension et de soutien mutuels. Chacun doit
savoir prendre en considération les besoins et les capacités de l’autre, tenter
de rendre l’autre heureux, même si des compromis sont parfois nécessaires, plutôt
que de ne voir le mariage que comme un cadre où chacun s’assure d’obtenir de
l’autre tous ses droits, sans exception. Dans la plupart des cas, aucun des
époux ne donne à l’autre tous ses droits ni ne le rend totalement heureux.
Mais chacun doit savoir accepter cette réalité et composer avec les défauts de
l’autre.
Le Prophète (que la paix et les
bénédictions de Dieu soient sur lui) a recommandé aux maris de traiter leurs
épouses de la meilleure manière, peut-être parce qu’elles sont souvent à leur
charge et qu’ils sont physiquement plus forts, en général. Il a dit :
« Le meilleur d’entre vous
est celui qui est le meilleur envers sa famille; et parmi vous, je suis le
meilleur envers ma famille. » (at-Tirmidhi et Ibn Majah)
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La nature unie de la famille (partie 3 de 4) : Les droits mutuels des époux
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Description: Les droits du mari et de la femme et les rôles complémentaires qu’ils jouent dans la création d’un foyer paisible et agréable.
par Jamaal al-Din Zarabozo (© 2011 IslamReligion.com)
Publié le 17 Jan 2011 - Dernière mise à jour le 17 Jan 2011
Lus: 2119 (moyenne quotidienne: 4) - Évaluation: aucun - Évalué par: 0 Imprimés: 126 - Envoyés: 0 - Commentés: 0
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> La famille
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Dans la réalité, il est normal de constater
que les deux époux, en général, n’arrivent pas à remplir toutes leurs
obligations à la perfection. Alors avant de critiquer son compagnon ou sa
compagne de vie sur la base de certains manquements à cet égard, une personne
devrait d’abord se regarder et considérer ses propres manquements.
Par ailleurs, la loi islamique a
clairement établi les droits et responsabilités de chaque partie afin que
chacun sache exactement ce qu’il doit faire et éviter et que chacun soit
conscient de ce qu’il doit respecter pour être un(e) bon(ne) époux(se). Dieu
dit, dans le Coran :
« Les femmes ont, sur les hommes, des droits similaires aux droits [de ces
derniers], et cela, conformément à la bienséance. » (Coran 2:228)
En résumé, les droits de la femme et
les obligations du mari incluent, entre autres, ce qui suit. Pour la femme :
(1) La réception d’une dot (mahr) appropriée. Dieu
dit :
« Et donnez aux femmes (que vous épousez) leur dot de bonne grâce; mais
si, de bon gré, elles vous en cèdent une partie, disposez-en alors à votre aise
et de bon cœur. » (Coran 4:4)
(2) Être entièrement soutenue, financièrement,
par son mari. Dieu dit :
« Les hommes sont responsables des femmes en raison de ce que Dieu a
accordé à ceux-ci sur celles-là, et parce qu’ils dépensent de leurs biens (pour
faire vivre les femmes). » (Coran 4:34)
De plus, dans un hadith recueilli par
al-Boukhari et Mouslim, le Prophète (que la paix et les
bénédictions de Dieu soient sur lui) a ainsi répondu à Hind bint Outbah, qui se
plaignait de son mari (Abou Soufyan), très avare, et qui était venue lui
demander si elle pouvait prendre de son argent sans qu’il le sache :
« Prends ce dont tu as besoin
pour ton enfant et toi, et selon ce que les femmes (de ton statut) ont
généralement besoin. »
(3) Être
traitée de façon convenable, avec gentillesse. Dieu
dit :
« Et comportez-vous convenablement envers elles ; si vous éprouvez de
l’aversion pour elles, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose
dans laquelle Dieu a déposé un grand bien. » (Coran 4:19)
(4) Être satisfaite sexuellement. Dans le Sahih d’Ibn Hibban, on
retrouve la narration suivante :
L’épouse d’Outhman ibn Madhoun se
plaignit au Messager de Dieu au sujet de son mari, qui n’éprouvait point de
désir pour elle. Tout le jour durant, il jeûnait et la nuit, il priait. Le
Messager demanda à Outhman : « Ne suis-je pas le meilleur exemple à
suivre, pour toi? » Il répondit : « Mais certainement! Que mon
père et ma mère soient sacrifiés pour toi! » Le Messager lui dit
alors : « Tu pries durant la nuit et jeûnes durant le jour. Ton
épouse a des droits sur toi. Et ton propre corps a des droits sur toi. Alors
prie, mais dors aussi, et jeûne si tu veux, mais romps aussi ton jeûne. »
(5) Le droit à l’intimité. Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a
dit :
« Y a-t-il des hommes, parmi
vous, qui vont avec leur femme en fermant la porte derrière eux, en se couvrant
et en se cachant (des autres) par la permission de Dieu? » Ils
dirent : « Oui ». Il dit alors : « Et qui ensuite,
vont s’asseoir (avec d’autres personnes) et disent : « J’ai fait ceci
et cela (avec ma femme) »? Ils demeurèrent silencieux. Il se tourna
ensuite vers les femmes et dit : « Y en a-t-il, parmi vous, qui
discutent entre elles de telles choses? » Elle demeurèrent également
silencieuses. Alors une jeune fille se leva pour que le Prophète puisse la
voir et dit : « Ô Messager de Dieu, les hommes en parlent
certainement, et les femmes aussi. » Il dit : « Savez-vous à
quoi ils ressemblent? À un diable et une diablesse qui se rencontrent dans la
rue et qui satisfont leurs désirs aux yeux de tous. » (Abou Daoud)
(6) Le droit d’apprendre sa religion.
Par ailleurs, les
droits du mari incluent :
(1) Être à la tête de son foyer. Dieu dit, dans le
Coran :
« Les hommes sont responsables des femmes en raison de ce que Dieu a
accordé à ceux-ci sur celles-là, et parce qu’ils dépensent de leurs biens (pour
faire vivre les femmes). » (Coran 4:34)
Bien que ce soit souvent cité comme un droit
du mari, il s’agit en fait d’une lourde responsabilité
pour l’homme, car cela signifie qu’en plus de soutenir sa famille, il doit
savoir la guider et la maintenir le plus possible sur la bonne voie.
(2) Le droit d’être obéi; ce droit va de pair avec le premier. Un
homme ne peut être à la tête d’autres personnes si on ne lui accorde aucune
autorité.
(3) Le
droit d’être sexuellement satisfait.
(4) Le droit à ce que son épouse ne laisse entrer personne, chez lui,
sans sa permission. Dans un hadith recueilli par al-Boukhari et Mouslim, le
Messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit,
en s’adressant aux femmes :
« Ne laissez entrer personne chez lui sans
sa permission. »
Si un homme et une femme s’épousent dans l’intention de plaire à Dieu et de se plaire
mutuellement, chacun reconnaissant ses rôles et responsabilités et traitant l’autre
correctement, leur union sera bénie et durera durant toute cette vie, jusque
dans l’au-delà, si Dieu le veut.
L’islam demeure, cependant, une religion
pratique qui prend en considération tous les scénarios communs possibles. Il
se peut, par exemple, qu’un homme et une femme décident de s’unir avec
d’excellentes intentions, mais que leurs personnalités et tempéraments ne
s’accordent pas. Il existe des situations où le mariage peut difficilement
fonctionner et dans lesquelles les deux époux se sentent malheureux. Dans de
telles circonstances, la loi islamique permet le divorce afin de mettre un
terme aux souffrances des époux. En islam, soit les époux restent ensemble en
se respectant mutuellement, soit ils se séparent dans les meilleurs termes
possibles. Dieu dit, dans le Coran :
« Quand vous divorcez d’avec vos femmes et que leur échéance arrive à
terme, alors reprenez-les de façon équitable ou libérez-les de façon équitable.
Ne les retenez pas pour leur faire du tort ; vous transgresseriez alors
(les limites), et celui qui fait cela fait du tort à son âme. » (Coran
2:231)
Dieu dit également :
« Puis, lorsqu’arrive la fin du délai prescrit, vous pouvez soit retourner
avec elles de façon convenable, soit vous séparer d’elles décemment. » (Coran
65:2)
Il est clair que le divorce n’est pas une
chose souhaitée et ne doit jamais être pris à la légère. Dans un monde
parfait, tous les couples mariés fileraient le parfait bonheur. Toutefois, il
existe des situations où le divorce demeure la meilleure solution pour toutes
les parties concernées. L’option du divorce, dans ces circonstances, demeure
en accord avec l’idée de préserver la famille en évitant à chacun d’être
perpétuellement malheureux.
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La nature unie de la famille (partie 4 de 4) : Les enfants et la parenté
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Description: Les droits des enfants sur leurs parents et l’importance qu’accorde l’islam au fait de maintenir de bon rapports avec les membres de la famille élargie.
par Jamaal al-Din Zarabozo (© 2011 IslamReligion.com)
Publié le 24 Jan 2011 - Dernière mise à jour le 24 Jan 2011
Lus: 2096 (moyenne quotidienne: 4) - Évaluation: 5 de 5 - Évalué par: 1 Imprimés: 135 - Envoyés: 3 - Commentés: 0
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Les enfants
Plusieurs versets du Coran nous
rappellent que les enfants sont une bénédiction de Dieu. Mentionnant
quelques-uns de Ses bienfaits envers l’humanité, Dieu dit, dans le Coran :
« Dieu vous a donné des épouses issues de vous-mêmes; et de vos épouses,
Il vous a donné des enfants et des petits-enfants. Et Il vous a attribué
d’excellents aliments. Croient-ils donc aux mensonges et nient-ils les
bienfaits de Dieu? » (Coran 16:72)
Dans le Coran, le prophète Zacharie
invoque Dieu afin que Celui-ci lui donne des enfants (3:38). De plus, avoir
des enfants, de manière générale, est une chose chère au cœur des parents.
Dieu dit :
« Les biens et les enfants sont des parures de la vie d’ici-bas. » (Coran
18:46)
Cependant, chaque parent doit
comprendre qu’avoir des enfants est une lourde responsabilité et une épreuve,
de la part de Dieu. Dieu dit :
« Vos biens et vos enfants sont une épreuve pour vous; mais auprès de Dieu
se trouve une énorme récompense. » (Coran 64:15)
Dieu dit également :
« Ô vous qui croyez! Préservez-vous, ainsi que vos familles, d’un Feu
dont le combustible est composé d’hommes et de pierres... » (Coran
66:6)
Le prophète Mohammed (que la paix et
les bénédictions de Dieu soient sur lui) a lui aussi mis l’accent sur la
responsabilité des parents lorsqu’il a dit :
« Chacun de vous est un
berger et chacun sera interrogé sur ses protégés... L’homme est responsable de
son foyer et sera interrogé sur cette responsabilité. La femme est responsable
de la maison de son mari et sera interrogée sur cette responsabilité. »
L’islam reconnaît donc le bonheur
d’être parent, tout en faisant réaliser aux gens la lourde responsabilité qui
vient avec ce bonheur. Les parents doivent élever leurs enfants de la
meilleure manière possible, en ayant à cœur de les protéger contre le feu de
l’Enfer.
Certains érudits musulmans considèrent
que les droits de l’enfant commencent avant même sa conception, dans le choix
d’un(e) époux(se) vertueux(se). C’est là la première étape pour assurer un bon
environnement au futur enfant. À la naissance de l’enfant, ses parents doivent
lui donner un nom ayant une bonne signification et offrir un animal en
sacrifice au nom de l’enfant.
À part cela, les droits les plus importants de l’enfant incluent :
(1) le fait d’être nourri et vêtu
de manière convenable
(2) le droit à ce qu’on lui
enseigne sa religion
(3) être traité avec compassion
(4) être traité de façon
équitable par rapport à ses frères et sœurs
(5) avoir des parents qui sont un
bon exemple pour lui.
Les autres membres de la famille
Une famille inclut également d’autres
membres, que l’islam n’ignore pas. Dans le Coran, Dieu met l’accent sur
l’importance de bien traiter la famille élargie. Il dit, par exemple :
« Adorez Dieu et ne Lui attribuez aucun associé. Traitez avec bonté vos
parents et vos proches... » (Coran 4:36)
Dieu mentionne également le fait de
dépenser pour sa famille :
« Ils t’interrogent, (ô Mohammed), sur ce qu’ils doivent dépenser [en
charité]. Dis : « Ce que vous dépensez de bien doit aller aux
parents, aux proches, aux orphelins, aux indigents et aux voyageurs. » (Coran
2:215)
Dieu dit également :
« La piété ne consiste pas à tourner vos visages vers l’Est ou
l’Ouest ; mais pieux est celui qui croit en Dieu et au Jour dernier, aux
anges, au Livre et aux prophètes, et qui donne ses biens, par amour pour Dieu,
à ses proches, aux orphelins, aux indigents, aux voyageurs, à ceux qui
demandent (de l’aide)... » (Coran 2:177)
Un jour, quelqu’un demanda au Prophète
(que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) :
« Dis-moi quelle action
pourrait me rapprocher du Paradis et m’éloigner du feu de l’Enfer. » Il
répondit : « Adore Dieu et ne lui prête aucun associé, prie à heures
régulières, donne la zakat [charité] et maintiens les liens de parenté. »
Maintenir les liens de parenté signifie
bien traiter les membres de la famille en leur professant de bonnes paroles, en
agissant bien à leur égard et en dépensant pour eux lorsque le besoin se
présente. Cela implique de se montrer poli, charitable et généreux envers eux,
de même que leur rendre visite à l’occasion; cela implique également d’éloigner
tout mal d’eux, si possible, et de faire de son mieux pour leur apporter des
moments de bonheur.
Le musulman doit comprendre que maintenir
les liens de parenté n’est pas qu’un simple acte méritoire, mais une
obligation. Dans le Coran, Dieu loue les gens qui...
« ... qui unissent ce que Dieu a ordonné d’unir, qui craignent
leur Seigneur, qui redoutent une terrible reddition de comptes... » (Coran
13:21)
Le Prophète (que la paix et les
bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :
« Celui qui rompt les liens
de parenté n’entrera pas au Paradis. »
L’islam attribue beaucoup d’importance
aux liens familiaux, qu’il s’agisse des liens avec les parents, les enfants,
les époux ou les autres membres de la famille. Il exhorte chaque musulman à
prendre soin de ces liens par amour pour Dieu. De plus, il a établi des lois
et des règles permettant à chacun de connaître les meilleurs moyens pour entretenir
ces liens.
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