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Les dou’as (invocations) (partie 1 de 4) : Qu’est-ce qu’un dou’a?
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Description: L’arme du croyant.
par Aisha Stacey (© 2013 IslamReligion.com)
Publié le 25 Feb 2013 - Dernière mise à jour le 25 Feb 2013
Lus: 838 (moyenne quotidienne: 10) - Évaluation: 5 de 5 - Évalué par: 1 Imprimés: 24 - Envoyés: 0 - Commentés: 0
Catégorie: Articles
> L'adoration et la pratique religieuse
> Les cinq piliers de l'islam et autres actes d'adoration
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Le sujet du dou’a (terme arabe faisant
référence aux invocations du croyant) est vaste et fascinant. En terminologie
islamique, le dou’a est un acte d’invocation. Lorsqu’on fait un dou’a, on fait
appel à Dieu, on Lui parle. Le terme dou’a est dérivé de la racine arabe qui
signifie appeler ou convoquer.
Le dou’a est exaltant et libérateur et
c’est un des actes d’adoration les plus puissants et efficaces qui soit à la
portée de l’être humain. Le dou’a, c’est l’arme du croyant. Il confirme la
croyance d’une personne en un seul Dieu et son rejet de toute forme d’idolâtrie
ou de polythéisme. En faisant un dou’a, le croyant ou la croyante se soumet
totalement à Dieu et reconnaît qu’il ou elle a besoin de Lui en toutes
circonstances.
Le prophète Mohammed (que la paix et
les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit : « C’est lorsque
le serviteur est prosterné devant Dieu qu’il est le plus proche de Lui. Alors
faites beaucoup d’invocations lorsque vous êtes prosternés. » (Sahih
Mouslim) Il a également dit : « L’invocation de chacun
d’entre vous sera accordée si vous ne devenez pas impatient et ne dites
pas : « J’ai invoqué mon Seigneur, mais Il ne m’a pas répondu. »
(Sahih al-Boukhari, Sahih Mouslim)
Les personnes d’autres religions, comme
le christianisme, pourraient être tentées de voir le dou’a comme une prière.
Mais en islam, il existe une distinction claire entre le dou’a et la prière
rituelle. La prière, ou salat, en arabe, est l’un des piliers de
l’islam; et dans le cadre de la prière, le musulman peut aussi faire des dou’as
(invocations). Pour le musulman, la prière est un ensemble de mouvements et de
paroles rituels, qu’il fait à heures fixes, cinq fois par jour. Dieu dit, dans
le Coran : « La prière à heures fixes est une prescription pour les
croyants.» (Coran 4:103) Le musulman prie à l’aube, vers midi, au milieu de l’après-midi,
au coucher du soleil et en soirée. La prière est un acte d’adoration dans
lequel le musulman réaffirme sa croyance en un Dieu unique et démontre sa
reconnaissance. C’est une connexion directe entre Dieu et le croyant et il
s’agit d’un acte obligatoire.
Le dou’a, toutefois, n’est pas obligatoire et peut être
fait en tous lieux et en tout temps. Le musulman sincère invoque Dieu
fréquemment, de jour ou de nuit. Il Lui demande Son aide, Le supplie d’être
miséricordieux envers lui, Lui demande pardon, etc. Il y a, dans le dou’a, des
louanges, de la reconnaissance, de l’espoir et une grande proximité avec Dieu.
Un dou’a peut être fait pour soi-même,
pour sa famille, ses amis, des étrangers, des gens traversant une grande
épreuve, pour les croyants ou même pour toute l’humanité. Le croyant peut
demander, dans ses dou’as, les bonnes choses de la vie d’ici-bas tout comme les
bonnes choses de l’au-delà. La personne qui fait des dou’as ne doit pas se
retenir de demander et doit se sentir libre de demander à Dieu ce qu’elle
désire, que ce soit une toute petite chose ou une chose plus importante.
Le prophète Mohammed (que la paix et
les bénédictions de Dieu soient sur lui) a encouragé les croyants à faire des
dou’as. Il a dit : « Le dou’a qu’un musulman fait pour son frère
en l’absence de ce dernier est promptement accepté. Un ange est nommé pour se
tenir à ses côtés; et chaque fois qu’il fait un dou’a bénéfique pour son frère
(en islam), l’ange dit : « Amine! Et puisses-tu recevoir le même
bienfait. » » (Sahih Mouslim)
Bien que faire des dou’as ne soit pas
une obligation, il y a de nombreux avantages à invoquer Dieu souvent et en
totale soumission. Le dou’a sincère procure une grande proximité avec Dieu, il
augmente la foi, apporte espoir et soulagement en période de détresse et
épargne, à celui qui le fait, les sentiments insupportables du désespoir et de
l’isolement. À plusieurs reprises, dans le Coran, Dieu invite le croyant à
L’invoquer; Il l’invite à Lui parler de ses rêves, de ses espoirs, de ses
craintes et de ses incertitudes et l’assure qu’Il entend tout ce qu’il Lui
confie.
« C’est Toi
(seul) que nous adorons et c’est Toi (seul) dont nous implorons le secours. »
(Coran 1:5)
« Et votre Seigneur dit :
« Invoquez-Moi, Je vous répondrai. Ceux qui, par orgueil, se refusent à
M’adorer entreront bientôt dans l’Enfer, humiliés. » (Coran 40:60)
« Dis : « Ô Mes serviteurs qui
avez commis des excès à votre propre détriment : ne désespérez pas de la
miséricorde de Dieu, car Il pardonne tous les péchés. Certes, c’est Lui le
Pardonneur, le Miséricordieux. » (Coran 39:53)
« Dis (aux gens) : « Invoquez
Dieu ou invoquez le Miséricordieux; quel que soit le nom par lequel vous
L’invoquez, Il possède les plus beaux noms. » (Coran
17:110)
« Et quand Mes serviteurs t’interrogent
sur Moi, alors Je suis tout proche. Je réponds à la prière de celui qui
M’implore quand il M’implore. Qu’ils répondent donc à Mon appel et qu’ils
placent leur confiance en Moi; peut-être seront-ils bien guidés. » (Coran 2:186)
Le prophète Mohammed a parlé des dou’as
comme de l’essence de l’adoration. (At-Tirmidhi) Il a également
conseillé aux croyants de se montrer humbles, mais fermes, lorsqu’ils font des
dou’as. Il a dit : « Quand l’un de vous invoque Dieu, il ne doit
pas dire « Ô mon Dieu, pardonne-moi s’il-te-plaît »; il doit se
montrer ferme, dans sa demande, et ne pas se retenir de demander ce qu’il veut
vraiment, car Dieu donne sans que cela ne Lui coûte aucun effort. » (Sahih
Mouslim)
Quand nous faisons des dou’as, quand
nous invoquons Dieu dans un moment où nous avons besoin de Lui, ou simplement
pour le plaisir de L’invoquer et de se sentir proche de Lui, il est important
que cela soit fait de manière sincère, avec une bonne intention. Les dou’as ne
doivent être adressés qu’à Dieu, de manière exclusive, et nous devons les faire
en ayant une confiance tout à fait inébranlable en Dieu.
Quand une personne fait un dou’a, la
réponse de Dieu peut être de trois types. Soit Dieu répond à sa demande, soit
Il éloigne de la personne un mal plus important que la chose qu’elle avait
demandée, soit Il garde sa demande en réserve pour l’au-delà. Dieu nous a invités
à L’invoquer et Il a promis de répondre à nos invocations. Dans l’article
suivant, nous passerons en revue l’étiquette du dou’a et discuterons des
raisons pour lesquelles certains dou’as semblent demeurer sans réponse.
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Les dou’as (invocations) (partie 2 de 4) : Louer Dieu comme Il mérite d’être loué
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Description: L’étiquette du dou’a.
par Aisha Stacey (© 2013 IslamReligion.com)
Publié le 25 Feb 2013 - Dernière mise à jour le 25 Feb 2013
Lus: 710 (moyenne quotidienne: 8) - Évaluation: 5 de 5 - Évalué par: 2 Imprimés: 24 - Envoyés: 0 - Commentés: 0
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> L'adoration et la pratique religieuse
> Les cinq piliers de l'islam et autres actes d'adoration
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Le dou’a est essentiellement un acte de
soumission envers Dieu qui démontre à quel point nous avons besoin de Lui. On
fait souvent référence au dou’a comme à l’arme du croyant parce qu’il raffermit
la foi, redonne espoir et soulagement aux gens en détresse et épargne au
croyant les sentiments de désespoir et d’isolement. Et, plus important encore,
Dieu aime qu’on L’invoque et qu’on implore Son aide et Il nous encourage à
L’invoquer pour tous nos besoins et désirs.
L’érudit musulman Ibn oul-Qayyim a
ainsi décrit le dou’a : « Le dou’a et les prières dans lesquels [le
croyant] cherche refuge auprès de Dieu sont comme une arme; et une arme n’est
efficace que lorsque la personne qui s’en sert sait s’en servir, peu importe à
quel point elle est tranchante. Si l’arme est parfaite et que le bras de la
personne qui s’en sert est fort et qu’il n’y a rien pour l’arrêter, alors elle
détruira l’ennemi. Mais si l’une de ces trois conditions est manquante, alors
l’effet recherché ne sera pas atteint. »
Il est donc essentiel, lorsque nous
faisons un dou’a, de le faire de la meilleure manière qui soit. Pour reprendre
l’image de l’arme, si nous voulons parfaitement affûter notre sabre, nous
devons nous efforcer d’invoquer Dieu comme il se doit, en suivant l’étiquette
du dou’a. Respecter cette étiquette, c’est faire preuve de sincérité et de la
volonté de maximiser ses chances de voir son dou’a accepté par Dieu, qui dit,
dans le Coran : « Je réponds à la prière de celui qui M’implore quand
il M’implore. » (Coran 2:186)
Une foi ferme et inébranlable en
l’unicité de Dieu est un des ingrédients essentiels du dou’a. Une véritable
sincérité et la certitude profonde que Dieu seul est en mesure de modifier le
cours des événements ou répondre à nos prières sont également nécessaires. Le
croyant doit supplier Dieu avec une certaine vigueur, mais doit aussi demeurer
humble, sans jamais céder à l’exaspération ou au découragement. Le prophète
Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) aimait
répéter trois fois ses dou’as et demander pardon trois fois. (Abou Daoud,
An-Nassaï)
Louer Dieu comme Il mérite d’être loué
constitue le point de départ pour la personne qui souhaite faire des dou’as. Un
jour, alors que le Prophète était assis dans la mosquée, un homme entra, fit sa
prière, puis dit, à voix haute : « Ô mon Dieu, pardonne-moi et
fais-moi miséricorde. » Le Prophète l’entendit et dit : « Tu
t’es trop hâté, ô adorateur! Lorsque tu es assis, après avoir fait ta prière,
loue Dieu comme Il mérite d’être loué et envoies-moi des bénédictions, puis
fais appel à Dieu. » (At-Tirmidhi) Le Prophète recommanda
également de lever les mains au moment de faire des dou’as. Il dit :
« Votre Seigneur, béni et exalté soit-Il, est Bon et Très Généreux. Et
si Son serviteur lève les mains en L’invoquant, Il est trop bon pour le laisser
ramener ses mains vides vers lui. » (Abou Daoud)
Louer Dieu comme il Le mérite signifie
reconnaître, d’abord, Son unicité. Il est le Premier, le Dernier, le Début et
la Fin. Lui seul détient le Pouvoir et la Force. Il faut donc reconnaître
cela et envoyer ses bénédictions au Prophète avant d’invoquer Dieu.
Le croyant doit invoquer Dieu avec
humilité. Dieu nous dit, dans le Coran, que l’humilité est une excellente
qualité et que le croyant doit invoquer son Seigneur avec, à la fois, crainte
et espoir. Crainte que ses actions déplaisent à son Seigneur, mais espoir que
Dieu entendra ses dou’as et qu’Il le protègera des épreuves et des tribulations
de cette vie.
« (Ô gens!) Invoquez votre Seigneur en
toute humilité et avec discrétion. » (Coran 7:55)
« Certes, [les prophètes] rivalisaient
en bonnes actions et Nous imploraient par amour et crainte envers Nous. Et ils
étaient humbles devant Nous. » (Coran 21:90)
« Et invoque ton Seigneur
intérieurement, en toute humilité et crainte, à voix basse, le matin et le
soir, et ne sois pas du nombre des insouciants. » (Coran
7:205)
Les meilleurs moments pour faire des
dou’as sont, entre autres, tout juste avant la prière du fajr (prière de l’aube),
lors du dernier tiers de la nuit; durant la dernière heure avant le coucher du
soleil, le vendredi; lorsqu’il pleut; et entre l’appel à la prière et le iqamah
(l’appel fait immédiatement avant que la prière ne commence). Un autre
excellent moment pour faire des dou’as est lors de la prosternation, durant la
prière.
Le croyant doit s’efforcer d’utiliser
des termes clairs et concis lorsqu’il invoque Dieu. Les meilleurs dou’as sont
ceux que faisait le Prophète, mais il est évidemment permis d’utiliser ses
propres mots, selon les besoins du moment. Il existe de nombreux recueils de
dou’as authentiques et le croyant doit faire attention à ne faire que des dou’as
qui sont permis lorsqu’il invoque Dieu.
Il est bon d’utiliser les dou’as
authentiques que l’on trouve dans le Coran ou dans les hadiths, ou bien
d’utiliser des paroles qui nous viennent spontanément à l’esprit lorsque nous
voulons demander pardon à Dieu ou rechercher Sa protection. Il n’est pas
permis d’inventer de nouvelles règles et d’établir, par exemple, ses propres
heures, endroits ou nombre de répétitions de dou’as. Cela équivaudrait à un
acte d’innovation, ce qui est totalement interdit.
Le dou’a du croyant doit être
spontané. Lorsqu’il se tourne vers Dieu, dans un moment de détresse ou dans un
moment de grande joie, il parle à Dieu du fond de son cœur et avec beaucoup de
sincérité. Le croyant ne doit jamais avoir peur de converser avec Dieu, de se
confier à Lui. Mais s’il initie d’étranges rituels, comme réciter tel dou’a
trente fois, chaque mercredi, après la prière du ‘Asr, il vient d’apporter une
innovation dans la religion. Le dou’a doit être spontané ou provenir d’une
narration authentique. Ce n’est pas compliqué : l’islam, dénué de rituels
et de superstitions de toutes sortes inventés par les hommes est une religion
de pure dévotion à Dieu, une religion facile à suivre et réconfortante.
Parmi les
situations où les dou’as sont le plus susceptibles d’être acceptés, mentionnons
le dou’a de celui ou celle qui est maltraité ou opprimé, le dou’a du voyageur,
le dou’a de celui ou celle qui jeûne, le dou’a de la personne désespérée et le
dou’a d’un musulman(e) pour son frère ou sa sœur en son absence.
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Les dou’as (invocations) (partie 3 de 4): Pourquoi des dou’as restent sans réponse
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Description: Comment invoquer Dieu de manière à ce qu’Il réponde à nos dou’as.
par Aisha Stacey (© 2013 IslamReligion.com)
Publié le 04 Mar 2013 - Dernière mise à jour le 04 Mar 2013
Lus: 860 (moyenne quotidienne: 11) - Évaluation: 5 de 5 - Évalué par: 1 Imprimés: 18 - Envoyés: 0 - Commentés: 0
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> L'adoration et la pratique religieuse
> Les cinq piliers de l'islam et autres actes d'adoration
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En tant que croyants, nous savons que
Dieu se trouve au-dessus du ciel, au-dessus de Sa création, tout en n’étant
restreint par aucune dimension physique. Dieu est proche, très proche de ceux
qui croient en Lui et Il répond à leurs invocations. Il connaît tous leurs
secrets, leurs rêves, leurs désirs; rien ne Lui est caché. Dieu est avec Sa
création par Son savoir et Son pouvoir. Pourquoi, alors, certains dou’as
demeurent-ils sans réponse?
Il s’agit d’une question de très grande
importance, en fait, et même les premiers musulmans s’en inquiétaient. Abou
Hourayrah, un des proches compagnons du Prophète, a rapporté avoir entendu le
Prophète dire : « Une personne obtiendra une réponse à ses dou’as
tant qu’elle ne prie pas pour quelque chose d’illicite ou pour rompre des liens
familiaux. » (Sahih Mouslim) Il faut donc comprendre que si le
dou’a est inapproprié, Dieu n’y répondra pas.
Si la personne qui fait le dou’a
communique avec Dieu d’une manière arrogante, peut-être en se plaignant ou en
élevant la voix sous l’effet de la colère ou de l’irritation, il est fort
probable que Dieu ne réponde pas à son invocation. Une autre raison pour
laquelle Dieu ne répond pas aux dou’as est lorsque celui qui L’invoque implore
Son aide tout en faisant régulièrement usage de biens, de nourriture ou de
vêtements illicites. Une personne ne peut avoir quotidiennement des
comportements interdits sans éprouver aucun remord et, en même temps,
s’attendre à ce que Dieu réponde à ses invocations.
Le Prophète (que la paix et les
bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit : « Dieu est bien
au-delà de toute imperfection et n’accepte que ce qui est licite. »
Dieu, dans le Coran, commande aux pieux ce qu’Il commande aux
messagers :
« Ô messagers! Nourrissez-vous
d’aliments licites et agréables, et faites le bien. Je suis certes au courant
de tout ce que vous faites. » (Coran 23:51)
« Ô vous qui croyez! Mangez des bonnes
choses dont Nous vous avons pourvus et remerciez Dieu si c’est Lui que vous
adorez vraiment. » (Coran 2:172)
Le Prophète parla ensuite d’un homme
qui avait fait un très long voyage; il était échevelé et couvert de poussière
et il leva les mains au ciel, suppliant Dieu : « Ô Seigneur! Ô
Seigneur! », mais sa nourriture et sa boisson étaient tous deux illicites;
comment pouvait-il espérer que ses dou’as soient acceptés? Cet homme possédait
pourtant certaines caractéristiques faisant que les dou’as sont plus facilement
acceptés par Dieu. Mais à cause de ses transgressions, ses dou’as n’étaient
pas acceptés.
Un autre point important à souligner
est qu’il faut éviter de se montrer impatient. Le croyant ne doit jamais
laisser tomber. Il ne doit jamais dire : « Je prie, encore et
encore, je fais dou’a après dou’a, mais Dieu ne m’entend pas, ne me répond
pas! » Au moment où une personne se sent prête à laisser tomber, elle
doit persister et faire encore plus de dou’as, car toute la force et tout le
pouvoir se trouvent entre les mains de Dieu. Nul ne peut trouver de solution ni
d’issue à un problème en dehors de Dieu. Alors quand une personne invoque
Dieu, elle doit le faire avec conviction, de manière résolue et sincère.
Le Prophète (que la paix et les bénédictions
de Dieu soient sur lui) a dit: « Vos dou’as seront exaucés tant que
vous ne vous montrerez pas impatients et ne direz pas : « Je fais des
dou’as, mais ils ne sont jamais exaucés. » (Sahih Mouslim, Sahih
Boukhari)
Il a également dit : « Que
nul d’entre vous ne dise : « Ô Dieu, pardonne-moi si Tu veux. Ô
Dieu, soit miséricordieux, envers moi, si Tu veux. » Qu’il soit
déterminé, tout en gardant à l’esprit que nul ne peux forcer Dieu à faire quoi
que ce soit. » (Sahih Mouslim, Sahih Boukhari)
Il importe également de comprendre que
la réponse que l’on reçoit à un dou’a peut ne pas être exactement celle que l’on
souhaitait. Dieu peut décider d’exaucer le souhait d’une personne sur-le-champ
ou très rapidement. Mais il arrive que Dieu réponde différemment aux
invocations; Il peut écarter du croyant un mal qui venait vers lui ou le
rétribuer avec une bonne chose qui n’est pas exactement celle que le croyant
avait demandée. Il faut toujours garder à l’esprit que Dieu connaît l’avenir
de chaque personne et sait donc mieux que quiconque ce qui est bon pour chaque
personne.
« Mais il se peut que vous détestiez une
chose alors qu’elle est bonne pour vous, et il se peut que vous aimiez une
chose alors qu’elle est mauvaise pour vous. Dieu sait, tandis que vous ne
savez pas. » (Coran 2:216)
Parfois, aussi, Dieu choisira de ne
répondre au dou’a qu’au Jour de la Résurrection, quand la personne en aura plus
que jamais besoin.
Il y a, dans le dou’a, un pouvoir
illimité; il peut modifier le cours des choses et c’est un acte d’adoration qui
permet de garder espoir. Faire des dou’as est un acte qui démontre à quel
point nous avons besoin de Dieu et une reconnaissance de Sa Toute-Puissance. C’est
Lui qui donne ou qui retient, mais quand nous faisons entièrement confiance à
Dieu, nous savons que Son décret est juste et sage.
Faites des dou’as et soyez patients;
Dieu vous répondra, de la meilleure manière et au meilleur moment possible. Ne
désespérez jamais, ne cessez jamais de demander et de demander encore.
Demandez les bonnes choses de ce monde et de l’au-delà. Le dou’a est l’arme du
croyant.
« Nous l’exauçâmes et le délivrâmes de
son angoisse. Et c’est ainsi que Nous sauvons les croyants. » (Coran 21:88)
« Il exauce ceux qui croient et font de
bonnes œuvres, et accroît Sa grâce envers eux. » (Coran
42:26)
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Les dou’as (invocations) (partie 4 de 4): Même les prophètes ressentent de la détresse et se tournent vers Dieu
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Description: Les dou’as des prophètes.
par Aisha Stacey (© 2013 IslamReligion.com)
Publié le 04 Mar 2013 - Dernière mise à jour le 04 Mar 2013
Lus: 668 (moyenne quotidienne: 9) - Évaluation: 5 de 5 - Évalué par: 1 Imprimés: 29 - Envoyés: 0 - Commentés: 0
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> L'adoration et la pratique religieuse
> Les cinq piliers de l'islam et autres actes d'adoration
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Dans les trois articles précédents,
nous avons appris que le dou’a est l’arme du croyant et qu’il est donc inutile
de se laisser sombrer dans le désespoir ou la colère, car partager nos
sentiments avec Dieu est un moyen de soulager notre cœur et de surmonter les
épreuves qui nous semblent trop lourdes. Le dou’a est l’essence de l’adoration
et il existe une étiquette pour invoquer Dieu, autant dans les moments de
détresse que dans les moments de bonheur où nous souhaitons Le remercier. Nous
avons également parlé du fait que certains dou’as semblent ne jamais être
exaucés et des raisons pour cela. Enfin, aujourd’hui, dans cette quatrième et
dernière partie, nous parlerons de la façon dont les prophètes faisaient des
dou’as.
Comme nous le savons, les prophètes avaient
une relation particulière et très étroite avec Dieu. Ils se tournaient vers
Lui en temps de détresse et de besoin, mais ils n’oubliaient jamais de Le louer
et de Le remercier pour les innombrables bénédictions dans leurs vies. Les
prophètes comprenaient l’importance de la patience et de la gratitude. Et,
par-dessus tout, leur relation avec Dieu en était une de totale soumission à Sa
volonté. Mais même avec une telle confiance en Dieu et un tel amour pour Lui,
il leur arrivait, comme à tout le monde, d’avoir peur ou de ressentir de
l’angoisse, de se sentir seuls au monde ou totalement dépassés. C’est pourquoi
ils se tournaient vers Dieu pour Lui demander de leur donner de la patience et
de la détermination ou encore de les aider en ce monde comme dans l’au-delà.
Ils invoquaient Dieu pour qu’il guide leur famille et leurs compagnons, pour
qu’Il en fasse des gens vertueux, patients et reconnaissants. Bien que Dieu
aime que l’on se tourne vers Lui et qu’on Lui parle en utilisant les mots que
nous inspirent nos émotions, nous pouvons également utiliser les paroles
utilisées par les prophètes pour nous adresser à Dieu. Invoquer Dieu avec les
dou’as que l’on trouve dans le Coran et dans la sounnah est une pratique
reconnue en islam.
Quand Adam et Ève furent expulsés du
paradis, Ils se tournèrent vers Dieu, repentants :
« Ils dirent : « Seigneur!
Nous nous sommes fait du tort à nous-mêmes. Et si Tu ne nous pardonnes pas et
ne nous fais pas miséricorde, nous serons certainement du nombre des
perdants. » (Coran 7:23)
L’être humain continue de commettre des erreurs et des
péchés, mais il ne se fait de tort qu’à lui-même. Nos péchés et nos erreurs ne
causent pas de tort à Dieu. Mais si Dieu ne nous pardonne pas et ne nous fait
pas miséricorde, nous serons certainement du nombre des perdants.
Quand le prophète Jonas se retrouva
dans le ventre de la baleine, il crut d’abord qu’il était mort et qu’il était
étendu dans l’obscurité de sa tombe. Mais il tâta autour de lui et réalisa qu’il
n’était pas dans sa tombe, mais dans le ventre d’une énorme baleine. Il fut
pris d’une peur intense et invoqua Dieu à voix haute :
« Nul ne doit être adoré à part Toi!
Gloire à Toi! J’ai vraiment été injuste! » (Coran
21:87)
Durant toute sa vie, le prophète Job
fut durement éprouvé et testé par Dieu, mais il demeura fidèle et patient, se
tournant constamment vers Dieu pour Lui demander pardon. Même lorsqu’il fut au
plus bas, jamais il ne se plaignit, mais se tourna vers Dieu et implora Son
pardon. Il dit :
« Certes, la souffrance m’a touché. Mais Toi, Tu es
le plus Miséricordieux des miséricordieux. » (Coran
21:83)
Le Coran nous relate les histoires des
prophètes afin que nous apprenions de ces récits. Les prophètes étaient des
exemples à suivre, mais leurs vies, en tant qu’êtres humains, demeurent proches
des nôtres. Combien de fois nous sommes-nous laissés tomber sur une chaise, en
proie au désespoir? Combien de fois nous sommes-nous sentis si épuisés,
physiquement et mentalement, qu’il nous a semblé que nous n’avions plus
d’énergie pour aller de l’avant, pas même une seconde de plus?
Le prophète Moïse fut forcé de quitter
l’Égypte et de traverser le désert sans savoir ce qui l’attendait. Après avoir
marché plus d’une semaine durant à travers le sable brûlant, il trouva une
oasis. C’est là que cet homme d’honneur prit la peine d’aller aider deux
femmes à abreuver leur troupeau, près d’une source d’eau, avant de s’effondrer
au pied d’un arbre et d’invoquer le secours de Dieu.
Moïse savait que Dieu était le Seul qui
pouvait le sortir de la difficile situation dans laquelle il se trouvait. Il
se tourna donc vers Lui et avant même qu’il ne termine son invocation, Dieu lui
envoyait de l’aide. À cet instant précis, Moïse espérait probablement une
tranche de pain ou une poignée de dattes, mais Dieu lui envoya cent fois mieux,
c’est-à-dire la sécurité, des provisions et une famille.
« Seigneur! J’ai grand besoin de tout
le bien que tu pourrais faire descendre sur moi. » (Coran 28: 24)
Il y a plusieurs leçons, pour
l’humanité, dans l’histoire du prophète Moïse. Lorsqu’il fut envoyé, par Dieu,
pour confronter Pharaon, il craignit d’être incapable de mener à bien sa
mission. Mais plutôt que de se plaindre ou de désespérer, il se tourna vers
Dieu et fit un dou’a.
« Moïse dit : « Seigneur!
Fais que ma poitrine s’ouvre à Ta révélation et facilite ma mission.
Débarrasse-moi de mon défaut d’élocution afin qu’ils comprennent mes paroles. »
(Coran 20:25)
Après que Moïse eut pris connaissance
du grand péché qu’avait fait son peuple en érigeant un veau d’or, il fut pris
d’une intense colère. Mais même dans cet état, il se tourna vers Dieu et Lui
demanda de Se montrer miséricordieux envers eux.
« Tu es notre Gardien (et Protecteur),
alors pardonne-nous et sois miséricordieux envers nous, car il n’est point de
pardon qui vaille le Tien. Et prescris le bien, pour nous, ici-bas comme
dans l’au-delà. » (Coran 7:155-156)
Le roi (et
prophète) Salomon était très conscient de la toute-puissance de Dieu. Peu
importe la situation dans laquelle il se trouvait, il prenait toujours la peine
de louer Dieu. Il comprenait également qu’aucune force ni pouvoir ne lui
appartenaient et qu’il ne pouvait les obtenir qu’en les demandant à Dieu. Il fit
un dou’a et demanda un royaume que nul ne surpasserait jamais. Dieu acquiesça
à sa demande et le prophète Salomon régna sur un empire dont nous pouvons à
peine imaginer la grandeur.
« Il dit : « Seigneur,
pardonne-moi. Et accorde-moi un royaume que nul ne possédera après moi. Tu
es, certes, Celui qui donne sans compter. » (Coran 38:35)
Ces dou’as ne sont que quelques exemples de la façon dont
les prophètes invoquaient Dieu. On trouve leurs histoires et leurs dou’as un
peu partout à travers le Coran. Lorsque nous lisons l’histoire de prophètes
tels que Salomon, Joseph, Jacob ou Abraham (entre autres), nous constatons qu’ils
étaient tous totalement soumis à Dieu. Ils se tournaient vers Dieu et ne
demandaient d’aide qu’à Lui et Lui seul.
En
tant que croyants, nous ne devons jamais oublier que Dieu entend tous nos dou’as
et qu’Il y répond. Parfois, la sagesse se cachant derrière la réponse à un
dou’a se situe au-delà de notre compréhension, mais il faut garder à l’esprit
que Dieu ne veut que notre bien. Placer sa confiance en Dieu et se soumettre à
Sa volonté permet au croyant de faire face à toutes les tempêtes et de tenir
bon face à l’adversité. Nous ne sommes jamais seuls.
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