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Dieu s’est-Il incarné en homme? (partie 1 de 5) : Une croyance innée en Dieu

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Description: La croyance en un seul Dieu et Son adoration exclusive est innée chez chaque être humain.

  • par Bilal Philips
  • Publié le 05 Apr 2010
  • Dernière mise à jour le 10 Feb 2013
  • Imprimés: 451
  • Lus: 20657 (moyenne quotidienne: 5)
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Depuis la nuit des temps, la grande majorité des êtres humains ont cru en Dieu.  Chez les plus anciennes civilisations comme chez les premières sociétés modernes, des religions ayant Dieu comme principal objet d’adoration ont été à la base de la culture humaine.  À travers l’histoire, le fait de nier l’existence de Dieu (athéisme) a toujours été le fait d’un petit nombre d’individus et ce, jusqu’à la montée du communisme, au 20e siècle.  Même de nos jours, dans les sociétés laïques occidentales, où les scientifiques modernes, armés des théories darwiniennes, prétendent que Dieu est un produit de l’imagination collective, c’est une majorité de citoyens qui continue de croire en Dieu.

L’impressionnant ensemble de données archéologiques en faveur de l’existence de Dieu a amené certains anthropologues à conclure que la croyance en Dieu (déisme) doit être innée et non acquise.  Bien que la grande majorité des spécialistes en sciences sociales laissent entendre le contraire, des découvertes scientifiques récentes appuient l’opinion selon laquelle la croyance est innée.  Dans un article intitulé « God Spot is found in the brain » (Une zone liée à la croyance découverte dans le cerveau), le docteur Vilayanur Ramachandran, de l’Université de Californie, à San Diego, affirme que la croyance religieuse en Dieu est inscrite dans le cerveau.

Une zone liée à la croyance religieuse est découverte dans le cerveau

par Steve Connor

Correspondant scientifique

Des scientifiques croient avoir découvert, dans le cerveau, un « module lié à la croyance en Dieu » qui serait responsable de l’instinct naturel de l’homme à croire en Dieu.

Une étude menée auprès d’épileptiques, qui sont connus pour vivre des expériences profondément spirituelles, a localisé un circuit nerveux à l’avant du cerveau qui semble devenir électriquement actif lorsque ces personnes se mettent à penser à Dieu.

Ces scientifiques affirment que bien que cette recherche et ses conclusions soient encore au stade préliminaire, les premiers résultats suggèrent que le phénomène de la croyance religieuse est « inscrit » dans le cerveau.

Les patients épileptiques qui souffrent d’attaques originant du lobe frontal du cerveau affirment vivre régulièrement des épisodes mystiques intenses et se sentir obsédés par la spiritualité religieuse.

Une équipe de neurologues de l’Université de Californie, à San Diego, a laissé entendre que l’explication la plus fascinante serait que les attaques provoquent une surstimulation des nerfs dans une zone du cerveau surnommée le « module de Dieu ».

« Peut-être y a-t-il, dans le lobe temporal, un mécanisme neural lié à la religion.  Peut-être ce mécanisme a-t-il évolué afin d’imposer un certain ordre et une certaine stabilité, dans les sociétés », a rapporté l’équipe, au cours d’une conférence, la semaine dernière.

Les résultats indiquent que le fait qu’une personne croie en une religion, ou en Dieu, pourrait dépendre d’à quel point cette partie de son cerveau est développée.

Le docteur Vilayanur Ramachandran, qui dirige l’équipe de recherche, a fait savoir que l’étude comparait des patients épileptiques à des gens normaux et à un groupe de personnes affirmant être profondément religieuses.

Des moniteurs électriques posés sur leur peau – le test habituel effectué pour mesurer l’activité du lobe temporal – ont démontré que les épileptiques et les gens profondément religieux ont eu une réaction similaire lorsqu’on leur a montré des mots faisant référence à la croyance spirituelle.

Les scientifiques spécialisés dans l’évolution du cerveau humain ont suggéré que la croyance en Dieu, qui est un trait commun que l’on trouve chez toutes les sociétés humaines à travers le monde et ce, depuis la nuit des temps, est probablement inscrite dans les circuits complexes du cerveau comme adaptation « darwinienne » dont la raison d’être serait d’encourager la coopération entre individus.

Si les résultats de cette recherche sont exacts et qu’un « module de Dieu » existe bel et bien, cela voudrait probablement dire que les gens athées possèdent un circuit neural différemment configuré.

Un porte-parole de Richard Harries, l’archevêque d’Oxford, a laissé entendre que l’existence ou non d’un « module de Dieu » est une question qui doit intéresser les scientifiques et non les théologiens.  « Mais il ne serait pas surprenant que Dieu nous ait créés avec une prédisposition physique à la croyance », a-t-il ajouté.[1]

 

Malgré des preuves de plus en plus nombreuses démontrant que l’homme possède une « prédisposition physique à la croyance », le fait que le concept de Dieu ait grandement varié d’une société humaine à l’autre pousse certains penseurs, et même ceux qui croient en Dieu, à conclure que les religions sont l’œuvre de l’homme plutôt que celle de Dieu.  Cependant, des études plus poussées révèlent la présence d’un lien théologique commun à toutes les religions.  Ce lien est la croyance en un Être suprême parmi les nombreuses divinités, un fondement monothéiste que l’on retrouve même dans les systèmes religieux les plus panthéistes.  Par exemple, le concept de Dieu que l’on retrouve dans l’hindouisme et qui se démarque des autres religions laisse entendre que les humains étaient monothéistes, à l’origine, et qu’ils sont devenus polythéistes à travers divers processus dégénératifs.  Malgré ses nombreuses divinités et idoles, on retrouve dans l’hindouisme un Dieu suprême unique appelé Brahman.

De tout temps, la majorité des anthropologues ont conclu que la religion était passée par divers stades de polythéisme pour devenir monothéiste, ayant débuté avec l’adoration des forces de la nature par l’homme primitif pour ensuite passer au dithéisme, qui rassembla tous les pouvoirs surnaturels chez deux dieux principaux (un dieu du bien et un dieu du mal) puis, finalement, au monothéisme.

Donc, selon les anthropologues et les spécialistes des sciences sociales, la religion n’aurait pas d’origine divine, mais dériverait plutôt des superstitions de l’homme primitif, qui n’existaient que par son manque de connaissances scientifiques.  Par conséquent, ces mêmes théoriciens croient que la science nous dévoilera bientôt tous les secrets de la nature, amenant les gens à ne plus utiliser la religion pour expliquer des phénomènes naturels et provoquant par le fait même l’extinction pure et simple des religions.

Mais la croyance innée de l’homme en un Être suprême semble soutenir le point de vue opposé, suggérant plutôt que l’homme a commencé par être monothéiste pour s’égarer, avec le temps, dans diverses formes de polythéisme.  Cette position trouve appui dans le fait que la majorité les tribus prétendument primitives qui ont été « découvertes » professaient une croyance en un Être suprême.  Peu importe à quel stade de leur développement religieux elles se trouvaient au moment où elles furent « découvertes », la plupart croyaient en un Être suprême régnant au-dessus de tous les autres dieux ou esprits.  Le concept d’un Être suprême unique est donc présent au sein de la majorité des religions et constitue la preuve que les gens se sont éloignés du monothéisme en prêtant des attributs divins à certaines parties de la création qui, avec le temps, finirent par être considérées comme de secondes divinités et, dans certains cas, comme des intercesseurs entre l’homme et Dieu.  Il demeure malgré tout qu’un Dieu suprême et unique, sous quelque forme que ce soit, se trouve au cœur de la grande majorité des religions.[2]



Footnotes:

[1] The Sunday Times, 2 Nov. 97, p. 19.

[2] Dieu dit, dans le Coran : « Dirige tout ton être, (ô Mohammed), exclusivement vers la religion, selon la nature innée dont Dieu a pourvu les hommes à leur création.  Ce que Dieu a créé ne saurait être modifié. » (Coran 30:30) – IslamReligion.com

 

 

Dieu s’est-Il incarné en homme? (partie 2 de 5) : Les divinités; l’homme est Dieu; et Dieu Se transforme en Ses créatures

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Description: Aperçu du concept de Dieu et du panthéisme dans les religions polythéistes, et plus particulièrement dans l’hindouisme.

  • par Bilal Philips
  • Publié le 12 Apr 2010
  • Dernière mise à jour le 12 Apr 2010
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Les divinités

Il existe un aspect de la croyance en Dieu qui défie toute logique et tout bon sens, et qui est devenu la pierre angulaire de certaines religions : il s’agit de la croyance selon laquelle Dieu se serait incarné en homme.  La croyance monothéiste en Dieu s’est transformée en une croyance selon laquelle il doit nécessairement exister des intermédiaires entre les hommes et Dieu pour Lui transmettre les demandes des hommes ou pour agir en Son nom, en ce monde.  Par la suite, ces intermédiaires sont devenus eux-mêmes objets d’adoration.  On les a d’abord perçus comme des esprits issus de diverses manifestations de la nature; c’est pourquoi les hommes primitifs adoraient les esprits des rivières, des forêts, des montagnes, des cieux, etc. (ce qui est toujours le cas chez certains peuples, de nos jours).  Parfois, ils adoraient la nature elle-même tandis qu’à d’autres moments, ils adoraient des symboles représentant les forces naturelles.  Ces systèmes religieux étaient plutôt localisés et demeurent le fait de certains peuples primitifs répandus un peu partout sur terre.  De telles croyances ne se transformèrent jamais en un système de croyance unique à grande échelle, du moins selon les faits historiques dont nous disposons.

Par ailleurs, la croyance monothéiste en Dieu s’est aussi transformée en personnification des forces de Dieu, lesquelles sont devenues des entités intermédiaires représentées par des images, des statues, etc.  C’est ainsi que des idoles devinrent des objets d’adoration par lesquels certaines personnes se mirent à adorer Dieu.  Les forces de Dieu devinrent des divinités.  De telles croyances finirent par se transformer, dans les temps anciens et modernes, en religions naturelles répandues à l’échelle planétaire.  L’Égypte, la Grèce et la Rome anciennes ont vu leurs religions s’éteindre suite à leur subversion par la religion chrétienne.  Mais l’hindouisme, lui, survécut aux colonisations musulmane et chrétienne et demeure la religion de près d’un milliard de personnes, en Inde.  Le christianisme et l’islam l’ont cependant supplanté dans la majorité des pays d’Extrême-Orient, à l’exception de l’île de Bali, en Indonésie.   Toutefois, les diverses formes de bouddhisme (le bouddhisme étant une religion dérivée de l’hindouisme) demeurent les cultes d’une majorité de personnes dans cette région du monde.  Par ailleurs, diverses formes de l’hindouisme issues de son mouvement réformateur continuent de se développer en Occident, de nos jours.

L’homme est Dieu

Selon le concept de base de l’hindouisme, tout ce qui nous entoure est Dieu.  L’hindouisme ne fait donc aucune distinction entre Dieu et Sa création.  Dans la philosophie hindoue, chaque être vivant possède une âme appelée Atman et l’on croit que cette âme est en fait le Dieu Suprême, appelé Brahman.  L’essence même de la croyance hindoue est donc le concept selon lequel Atman et Brahman ne font qu’un.  Autrement dit, l’âme humaine est divine.  De plus, toujours selon l’hindouisme, la société humaine est divisée en castes dont chacune représente des êtres humains issus de diverses parties de l’Être divin, Brahman.  La caste supérieure, les brahmines, est constituée de personnes issues de la tête de Dieu, tandis que la caste inférieure, les sudras, est constituée de personnes provenant des pieds de Dieu.  Bien qu’il n’y ait officiellement que quatre castes principales, il existe, en réalité, plusieurs sous-castes.  Chacune des castes principales est subdivisée en milliers de sous-castes.  Les hindous croient que lorsqu’une personne meurt, elle se réincarne par la suite.  L’âme (Atman) de la personne décédée ne meurt jamais, mais se réincarne continuellement.  Si la personne était bonne en cette vie, elle sera réincarnée dans une caste supérieure dans sa prochaine vie.  À l’inverse, si elle était mauvaise, elle sera réincarnée dans une caste inférieure, ce qui explique, entre autres, pourquoi autant d’hindous se suicident chaque année.  En effet, les journaux rapportent régulièrement les cas d’individus, ou même de familles entières, retrouvés pendus dans leur maison.  Car lorsque quelqu’un croit à la réincarnation, le suicide devient une issue de secours facile à emprunter pour échapper aux difficultés de la vie.

Lorsqu’une personne, au fil des réincarnations, atteint la caste supérieure (brahmines), elle voit son cycle de réincarnations prendre fin et elle est enfin réunie avec Brahman.  Ce processus de réunification s’appelle Moksha, dans l’hindouisme, tandis que dans le bouddhisme, on l’appelle Nirvana.[1]  Atman réuni avec Brahman, l’homme devient Dieu.

Dieu Se transforme en Ses créatures

Dans la croyance hindoue, les attributs de Brahman se manifestent sous la forme de plusieurs divinités.  L’attribut de création devient le dieu créateur, Brahma, l’attribut de préservation devient le dieu conservateur, Vishnu, et l’attribut de destruction devient le dieu destructeur, Shiva.  Le plus populaire d’entre eux, Vishnu, s’incarne en divers êtres humains à divers moments dans le temps.  Cette incarnation, en sanskrit, s’appelle avatar, terme qui signifie « descente ».  Cela fait référence à l’idée selon laquelle Dieu serait descendu dans le monde des humains en devenant Lui-même homme ou en se transformant en l’une de Ses créatures.  Le terme avatar fait d’abord référence aux dix principales apparences que peut revêtir le dieu Vishnu.  Parmi elles se trouve Matsya, l’incarnation de Dieu sous forme de poisson; Kurma, sous forme de tortue; Varaha, sous forme de sanglier; Narasimha, sous forme de mi-homme mi-lion; Vamana, sous forme de nain; et sous la forme la plus commune, Rama, en être humain.

Rama est un héros de l’épopée Ramayana, sur laquelle des films ont été tournés et sont projetés régulièrement, en Inde.  L’autre dieu populaire est Krishna, considéré comme une autre incarnation de Vishnu en être humain.  Il est le héros de l’épopée Mahabharata, qui raconte la descente des dieux, sur terre, pour revêtir des formes humaines afin de sauver la déesse Terre, opprimée par des démons, accablée par la surpopulation et en danger de destruction.[2]  Il existe certaines variantes de cette croyance, le nombre d’incarnations et les formes d’animaux variant d’une version à l’autre.  L’hindouisme (qui est la croyance d’un cinquième de l’humanité), croit donc que l’homme est Dieu, ou une partie de Dieu.  La différence entre le Créateur et Sa création demeure, pour les fidèles de cette religion, relativement superficielle.

Le bouddhisme populaire partage le concept de réincarnation avec l’hindouisme, mais avec quelques variantes.  Il enseigne que chaque être conscient possède une « nature bouddha » et qu’il est par le fait même en état de devenir un bouddha.  Bouddha, à l’origine, était un homme véritable, un être qui enseigna certains principes de sagesse aux autres.[3]  Mais dans le bouddhisme mayahana se développa l’idée d’un Bouddha « éternel » incarnant la vérité absolue, et Bouddha fut tout à coup élevé au rang de divinité.  Selon les tenants de cette croyance, cet éternel Bouddha, pour pouvoir révéler son message à l’humanité, se manifeste, de temps à autre, en Bouddha terrestre qui vit et travaille avec les humains.

Ainsi, Siddhartha Gautama, le fondateur du bouddhisme, ne se transforma qu’en une de ces apparences terrestres, une apparition fantômatique créée par le Bouddha éternel.[4]  Le bouddhisme a intégré des éléments du système indien de divinités et de cieux divers.  La nature absolue (ou le Bouddha absolu) est considérée par certains comme possédant des attributs du Bouddha éternel et des bodhisattvas,[5] qui existèrent dans le monde spirituel et qui offrirent leur protection et leur assistance à leurs fidèles pour les aider à atteindre la lumière.

Les principaux bodhisattvas éternels étaient Avalokitesvara, incarnation de la compassion, et Manjusri, incarnation de la sagesse.  Et parmi les éternels bouddhas, on retrouvait Aksobhya (l’Imperturbable), Amitabha (la Lumière Éternelle) et Amitayus (la Vie Éternelle).



Footnotes:

[1] Terme sanskrit signifiant « soufflé » et faisant référence à l’extinction de tous les désirs et au salut.  Bien que le terme provienne des écrits védiques (Bhagavad-Gita, Vedas), il est surtout associé au bouddhisme.  Dans le bouddhisme hinayana, le terme est associé à l’extinction, tandis que dans le bouddhisme mahayana, il est associé à un état de félicité (Dictionary of Philosophy and Religion, p. 393).

[2] La pièce théologique maîtresse de cette épopée est la Bhagavad Gita (Dictionary of World Religions, p. 448).

[3] Le bouddhisme theravada, doctrine des anciens, est essentiellement une discipline qu’un individu met en pratique afin d’atteindre le salut par lui-même.  Seuls les moines, qui possèdent suffisamment d’endurance et de volonté pour passer au travers de cette vie religieuse difficile, peuvent atteindre cet objectif, et celui qui l’atteint effectivement est appelé arhant.  Il existe deux types de Nirvana, l’un avec des « résidus » et l’autre sans.

Le premier est atteint par le arhant ici et maintenant, les cinq agrégats (skandhas : qui comprend tous les individus : la matière, la sensation, la perception, la prédisposition et la conscience) sont toujours présents, bien que les désirs menant aux continuelles renaissances sont éteints.  Le Nirvana sans les « résidus » réfère à l’état du arhant après la mort et au sujet duquel le Bouddha demeure silencieux.  Il ne peut y avoir qu’un seul bouddha dans un éon et la lumière est réservée à une élite.  Cet aspect du bouddhisme est appelé hinayana.

Après la mort du Bouddha, les moines theravada furent critiqués pour être trop étroits et individualistes, dans leurs enseignements.  Des dissensions apparurent et le bouddhisme se transforma peu à peu.  Une nouvelle forme de bouddhisme, mahayana, devint la forme dominante.  (Dictionary of World Religions, pp. 126-127) 

[4] Dictionary of World Religions, p. 129.

[5] À l’origine, ce terme faisait référence à d’anciens bouddhas qui étaient toujours en quête de lumière.  Dans le mahayana, le bodhisattva remet à plus tard son illumination complète et son atteinte du Nirvana afin d’aider les autres à les atteindre. (Dictionary of World Religions, p. 112).

 

 

 

Dieu s’est-Il incarné en homme? (partie 3 de 5) : Dieu devient homme, des hommes deviennent Dieu: pourquoi?

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Description: Exemples de religions qui croient que Dieu est devenu homme ou que tous les hommes sont une partie de Dieu, et un aperçu du raisonnement derrière ces croyances.

  • par Bilal Philips
  • Publié le 19 Apr 2010
  • Dernière mise à jour le 19 Apr 2010
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Dieu devient homme

La croyance chrétienne dans l’incarnation de Dieu tire ses origines dans les croyances de la Grèce antique.  Les termes mêmes utilisés pour décrire l’incarnation de Dieu se trouvent dans Jean 1:1 et 14 : « Au commencement était celui qui est la Parole [logos] de Dieu. Il était avec Dieu, il était lui-même Dieu. »  Puis Jean ajoute, plus loin : « Celui qui est la Parole est devenu homme et il a vécu parmi nous. (...)  plénitude de grâce et de vérité! »  Bien que le terme grec logos soit traduit par « parole », il n’existe pas réellement de terme équivalent en français.  Son importance se trouve dans son utilisation en tant que terme technique dans la pensée métaphysique grecque, du sixième siècle avant Jésus-Christ au troisième siècle de l’ère actuelle, et dans son appropriation par les penseurs juifs et chrétiens.  Il apparut pour la première fois dans les écrits d’Héraclite (540-480 avant J.-C.) comme principe motivateur de l’univers, mais fut supplanté, à l’époque d’Aristote, par le pouvoir immatériel (nous) et devint le pouvoir matériel.

Le terme logos réapparut chez les stoïciens, qui nommèrent leur principe de téléologie à la fois logos et Dieu.  Philo (mort en 50 de l’ère actuelle), philosophe juif d’Alexandrie, établit un lien entre la « parole créatrice » de l’Ancien Testament et le logos des stoïciens.  Le logos devint donc un principe transcendant, le moyen par lequel Dieu s’exprime dans le monde.  Mais le logos avait également une fonction rédemptrice en ce sens qu’il était un moyen par lequel on pouvait atteindre un état spirituel plus élevé.  Dans l’évangile de Jean, le logos est à la fois créateur et rédempteur, l’accent étant surtout mis sur ce dernier attribut.[1]

Mais cette croyance demandait une justification et c’est pourquoi les concept de péché originel et de sacrifice divin furent inventés.  On prétendit qu’à cause du péché d’Adam, qui grossit de génération en génération jusqu’à devenir si énorme qu’aucun sacrifice humain ne pouvait le racheter, un sacrifice divin était devenu nécessaire.  C’est pourquoi Dieu eut un fils humain qui était à la fois Dieu Lui-même, incarné.  Ce fils de Dieu mourut ensuite sur une croix, ce qui constitua un sacrifice pour toute l’humanité.  Et ce fils, qui était en fait Dieu Lui-même, ressuscita trois jours plus tard et se trouve présentement assis à la droite de Dieu, attendant de pouvoir juger les gens au Jour Dernier.  Donc pour les chrétiens, qui représentent environ un cinquième de l’humanité, Dieu s’est incarné en homme à une seule occasion au cours de l’histoire, et croire en Son incarnation est une condition essentielle au salut.

Des hommes deviennent Dieu

D’un point de vue terre à terre, la croyance chrétienne selon laquelle Jésus était en fait Dieu peut être perçue comme le fait d’élever un être humain au rang de divinité.  Il existe cependant certaines autres croyances chez plusieurs fidèles de l’islam qui, comme l’hindouisme et le bouddhisme, offrent aux humains l’occasion de devenir Dieu.

Ces croyances tirent leur origine du mysticisme dont les racines se trouvent dans certaines religions de la Grèce antique.  Le mysticisme se définit comme une expérience d’union avec Dieu et la croyance selon laquelle le principal objectif de l’homme, dans la vie, est l’atteinte de cette union.  Le philosophe grec Platon a proposé ce concept dans ses écrits, plus particulièrement dans son Symposium.  Il y décrit comment l’âme humaine peut gravir les échelons de l’échelle sprirituelle jusqu’à ce qu’elle atteigne Dieu et ne fasse plus qu’un avec Lui.[2]  Le fondement de cette croyance est le concept selon lequel les êtres humains sont en fait des parties de Dieu qui se sont retrouvées prisonnières du monde matériel.  Le corps physique enveloppe l’âme humaine.  Par conséquent, l’âme serait divine.  La partie de Dieu prisonnière de ce monde doit se libérer du monde matériel pour pouvoir se réunir avec Dieu.

Parmi les musulmans est apparue une secte qui fait la promotion de telles idées.  On les appelle les soufis et leur système de croyance s’appelle soufisme.  Ce terme est parfois traduit en français par « mysticisme » ou « mysticisme islamique ».  Ce courant se fonde sur le même concept que celui des mystiques grecs, à savoir que l’âme humaine est divine et qu’elle ne peut être réunie avec Dieu qu’à travers certains exercices spirituels.  Divers groupes soufis ont évolué en cultes appelés « tariqahs ».  Chaque culte porte le nom de son fondateur véritable ou supposé, et chacun possède son propre ensemble d’exercices spirituels auxquels les membres doivent strictement se conformer.  La plupart des « tariqahs » enseignent à leurs fidèles qu’après avoir accompli correctement les exercices physiques et spirituels prescrits, ils peuvent espérer ne devenir qu’un avec Dieu.  Cette union est appelée, en arabe, « fanaa », terme qui signifie « dissolution »,[3] ou encore « woussoul », terme signifiant « arrivée ».

Le concept d’union avec Dieu fut rejeté par les érudits musulmans, mais adopté par une partie de la communauté musulmane.  Au dixième siècle, un soufi nommé al-Hallaj (858-922) annonça publiquement qu’il était Dieu et rédigea, à cet effet, plusieurs poèmes, ainsi qu’un ouvrage intitulé Kitaab at-Tawaseen.  Dans cet ouvrage, il écrivait : « Si tu ne reconnais pas Dieu, reconnais au moins Son signe : je suis la vérité ultime absolue car à travers la vérité, je suis la vérité éternelle.  Mes amis et maîtres sont Iblis[4], et Pharaon.  Iblis fut menacé du feu de l’Enfer et pourtant, il ne concéda rien entre lui et Dieu.  Alors même si je suis tué et crucifié, même si on me coupe les mains et les pieds, je ne me rétracterai pas. »[5]

Ibn ‘Arabi (mort en 1240) poussa la croyance en l’union avec Dieu un peu plus loin en affirmant que seul Dieu existe.  Dans l’un de ses ouvrages, il écrivit ce qui suit : « Gloire à Lui, qui a fait que toute chose ne soit qu’apparente, tout en étant leur essence. »[6]  Et dans un autre, il écrivit : « Il est l’essence de tout ce qui est apparent, et Il est l’essence de tout ce qui est dissimulé lorsque Lui-même apparaît.  Celui qui Le perçoit n’est nul autre que Lui-même et nul ne Lui est caché car Il apparaît à Lui-même en étant caché. »[7]  Ce concept, il l’appelait Wahdatoul-woujoud (unité de l’existence), et il fut popularisé dans les cercles soufis à travers le monde.

Pourquoi?

Qu’est-ce qui amena les anciens à croire que Dieu s’était incarné ou que Dieu et l’homme ne faisaient qu’un?  D’abord, leur incapacité à comprendre ou à accepter le concept d’un Dieu ayant créé ce monde à partir du néant.  Ils préféraient concevoir Dieu à leur image et créant à partir de ce qui était déjà existant.  Les humains créent des choses en manipulant ce qui existe déjà.  Par exemple, une table de bois fut d’abord un arbre, tandis que ses clous et ses vis furent d’abord du fer enseveli sous terre.  Ce sont les humains qui coupèrent l’arbre et qui donnèrent à son bois la forme d’un dessus de table et de quatre pattes; ce sont eux qui allèrent recueillir le fer, qui le firent fondre puis qui le façonnèrent sous forme de clous et de vis, puis qui assemblèrent le bois, les clous et les vis pour en faire une table à laquelle ils prêtent divers usages.  Telle est l’essence de l’activité humaine; les hommes ne font que modifier ou transformer ce qui existe déjà.  Ils n’ont pas créé les arbres ni le fer.  Et même s’ils ont planté des arbres, ce ne sont pas eux qui ont créé les graines à partir desquelles ces arbres se sont formés.

Par conséquent, les humains, dans leur ignorance de la réalité de Dieu, ont maintes fois conçu Dieu comme un être humain.  Par exemple, dans l’Ancien Testament, il est écrit que « Dieu créa l’homme à Son image ».  Pour les hindous, Purusa est le Dieu créateur, c’est-à-dire Brahma, sous une forme humaine; et tout comme les humains créent en manipulant ce qui existe déjà, ils s’imaginent que le Créateur doit faire de même.

Selon la philosophie hindoue, Purusa est le fils géant de Brahma et possède mille têtes et mille yeux.  Il a donné naissance à Viraaj, son pendant féminin et compagne dans le processus de création.  Le Purusa divin est également considéré comme une offrande qui fut sacrifiée et l’on croit que c’est de son corps démembré qu’apparurent les quatre castes traditionnelles (varnas).[8]  Perusa Hymn affirme que la caste supérieure des brahmines est issue de la bouche de Purusa; que les Ksatriyas (nobles) sont issus de ses bras; que les Vaishyas sont issus de ses cuisses et que les Shoodras sont issus de ses pieds.[9]  L’incapacité des hindous à concevoir que Dieu ait pu créer ce monde à partir de rien les a amenés à croire que Dieu avait créé ce monde à partir de Lui-même et ses habitants, des parties de Son corps.

La capacité des humains à comprendre des idées et des concepts est limitée et finie.  Ils ne peuvent saisir et réellement comprendre le concept de l’infini.  Dieu a enseigné à Adam qu’Il avait créé ce monde à partir du néant.  Il lui a dit que lorsqu’Il décide d’une chose, Il n’a qu’à dire « Sois! », et elle est aussitôt, issue du néant.  Ce monde et tout ce qu’il contient ne fut pas créé à partir de Dieu.  En fait, l’idée d’un Dieu créant le monde à partir de Lui-même Le réduit au niveau de Ses créatures qui elles, ne créent qu’à partir de ce qui existe déjà.  Ceux qui croient à ce concept sont incapables de saisir l’unicité de Dieu.  Il est pourtant unique, et rien ni personne ne Lui ressemble, de près ou de loin.  S’Il avait créé ce monde à partir de Lui-même, Il serait nécessairement comme Ses créatures, ce qui n’est pas le cas.



Footnotes:

[1] Dictionary of Philosophy and Religion, p. 314.

[2] Colliers Encyclopedia, vol. 17, p. 114.

[3] Ihyaa ‘Uloom ad-Deen, vol. 4, p. 212.

[4] Le nom que les musulmans donnent à Satan.

[5] Idea of Personality, p. 32.

[6] Al-Futoohaat al-Makkiyyah, vol. 2, p. 604.

[7] Fusoos al-Hikam, vol.1, p. 77.

[8] Dictionary of World Religions, p. 587.

[9] The New Encyclopedia Britannica, vol. 20, p. 552.

 

 

Dieu s’est-Il incarné en homme? (partie 4 de 5) : Dieu s’est-Il incarné en homme? Dieu peut-Il devenir homme?

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Description: La raison pour laquelle le concept de Dieu comme étant une partie de Sa propre création contredit le sens même du terme « Dieu » et vice versa.

  • par Bilal Philips
  • Publié le 26 Apr 2010
  • Dernière mise à jour le 26 Apr 2010
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La question qui demeure est : Dieu s’est-Il incarné en homme?  La réponse, évidemment, est non, car l’idée de Dieu devenant homme contredit le sens fondamental du terme « Dieu ».  Les gens croient généralement que Dieu est capable de tout faire : lorsqu’Il souhaite faire une chose, Il est capable de la faire.  Dans la Bible, il est écrit que : « ... à Dieu, tout est possible ». (Matthieu, 19: 26; Marc 10: 27, 14: 36)

Le Coran, lui, affirme que Dieu :

« ... a le pouvoir sur toute chose. » (Coran 2:20)

Et l’on retrouve, dans les écritures hindoues, des textes dont le sens est similaire.

Les textes de toutes les grandes religions contiennent des passages dont le sens général fait référence au concept d’omnipotence de Dieu.  Il est plus grand que tout et tout Lui est possible.  Pour traduire ce concept en termes pratiques, il faut d’abord identifier et comprendre les attributs fondamentaux de Dieu.  La plupart des sociétés conçoivent Dieu comme un Être éternel, sans commencement ni fin.  Si, sur la base du concept d’omnipotence, on posait la question à savoir si Dieu peut mourir, quelle serait la réponse?  Comme mourir est un acte faisant partie de « toute chose », peut-on dire « Oui, s’Il le souhaite »?  Bien sûr que non.

Il y a donc un problème, ici.  Dieu est défini comme Être éternel, ce qui veut dire sans fin, tandis que l’acte de mourir est l’acte d’arriver à une fin.  Par conséquent, poser la question à savoir s’Il peut mourir est insensé, car l’idée se contredit elle-même.  De même, demander si Dieu peut naître est aussi absurde, car nous L’avons déjà défini comme éternel, donc sans commencement.  C’est dans ce même esprit que les philosophes athées aiment bien demander aux croyants, pour les embarrasser : « Dieu peut-il créer une pierre si lourde qu’Il ne pourrait la soulever Lui-même? »  Si le croyant répond par l’affirmative, cela signifie que Dieu peut créer quelque chose de plus grand que Lui.  S’il répond par la négative, cela signifie que Dieu n’est pas « capable de toute chose ».

L’expression « toute chose » exclut donc, évidemment, les absurdités.  Elle ne peut inclure des choses qui contredisent les attributs divins, qui Le rabaisseraient à un niveau inférieur, qui Le feraient, par exemple, oublier, dormir, se repentir, grandir, etc.  L’expression ne peut inclure que toutes ces choses qui correspondent à Son statut de divinité.  C’est ce que cela signifie lorsque nous disons qu’Il est « capable de toute chose ».  On ne peut donc aborder cette expression dans son sens absolu.

L’idée selon laquelle Dieu se serait incarné en homme est tout aussi absurde.  Il ne sied pas à Dieu de revêtir des traits humains, car cela signifie que le Créateur devient une partie de Sa création.  La création est un produit de l’acte de créer du Créateur.  Si le Créateur devient Sa création, cela revient à dire que le Créateur S’est Lui-même créé, ce qui est évidemment absurde.  Car pour Se créer, il faudrait qu’Il soit d’abord inexistant; et s’Il est inexistant, comment peut-Il créer?  De plus, s’Il était créé, cela signifierait qu’Il a eu un commencement, ce qui contredit le concept d’éternité.  Par définition, la création doit être précédée de son créateur.  Pour que les êtres créés existent, un créateur doit les amener à exister.  Dieu ne peut avoir besoin d’un créateur, puisqu’Il est Lui-même le Créateur.  Nous nous retrouvons donc devant une évidente contradiction dans les termes.  

Dieu peut-Il devenir homme?

L’homme est un être fini.  Il naît, puis il meurt.  Ce sont là des caractéristiques qui ne peuvent être attribuées à Dieu, car elles Le rabaissent au niveau de Sa création.  Par conséquent, Dieu n’est jamais devenu homme et ne le deviendra jamais.  À l’inverse, l’homme ne peut, non plus, devenir Dieu.  L’être créé ne peut devenir son propre créateur, car il y a eu un moment où il n’existait pas.  Il est entré dans l’existence à travers l’acte de création d’un Créateur qui Lui, existait déjà.  Ce qui est non-existant ne peut s’amener lui-même à exister.

Quant au concept selon lequel l’âme humaine serait d’essence divine, il ne sert à certains qu’à prétendre que l’homme peut devenir Dieu.  C’est cette philosophie qui est à la base du mysticisme grec, chrétien et musulman, de même que de la théologie hindoue; elle étend l’attribut de divinité à tous les êtres humains et, vraisemblablement, à toutes les créatures vivantes.  Elle part de la prémisse selon laquelle à un certain moment, dans l’histoire de l’univers, des parties de Dieu ont  été recouvertes d’enveloppes matérielles et se sont retrouvées prisonnières de la terre.  Autrement dit, ce qui était infini s’est retrouvé prisonnier du monde fini.  Cette croyance, toutefois, fait en sorte que Dieu se retrouve avec certains attributs du mal et fait abstraction des notions de bien et de mal, de pureté et d’impureté.  Lorsque l’âme d’un être humain souhaite commettre un tort et le fait par la permission de Dieu, un tel acte est mauvais et mérite un châtiment.  C’est pourquoi le concept du karma fut inventé; on récolte ce que l’on sème.  Le karma explique, par exemple, les souffrances et les épreuves difficilement explicables en prétendant qu’il s’agit d’une conséquence des mauvaises actions perpétrées lors d’une autre vie.  Dieu finit toujours par châtier le mal commis par certaines parties de Lui-même se trouvant dans l’être humain.  On oublie, ici, de souligner que si l’âme humaine possède une volonté indépendante de Dieu, elle ne peut donc être Dieu, ni une partie de Dieu. 

 

 

Dieu s’est-Il incarné en homme? (partie 5 de 5) : Dieu a-t-Il eu un fils?

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Description: L’idée selon laquelle Dieu aurait eu un fils et la conclusion de cette série d’articles.

  • par Bilal Philips
  • Publié le 03 May 2010
  • Dernière mise à jour le 03 May 2010
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Si Dieu ne S’est pas incarné en homme, a-t-Il engendré un fils?  Puisqu’Il est capable de toute chose, Il doit être capable d’engendrer un fils.  Mais cette affirmation réduit Dieu au statut de Sa création.  Les créatures procréent en donnant naissance à des versions miniatures d’elles-mêmes qui grandissent, puis procréent à leur tour.  Les chiens ont des chiots, les chats ont des chatons et les humains ont des enfants.  Alors qu’est-ce que Dieu est censé avoir?  Un bébé dieu?  Suivant cette logique, les dieux devraient donner naissance à des dieux.  Il ne sied pas à Dieu d’avoir un fils, car un tel acte Le rabaisse au niveau de Sa création.

Les êtres et les choses n’existent que par le commandement de Dieu.  Dieu ne peut devenir une partie de Sa création et ne peut « engendrer » Sa création.  Dieu est Dieu, le Créateur, tandis que les hommes et tout ce que contient l’univers sont Sa création.  Bien que les humains ne puissent réellement saisir le concept de création à partir du néant, c’est pourtant exactement ce que Dieu fait.  Il est le Seul à pouvoir créer à partir du néant et c’est là l’un des attributs qui font de Lui un Être unique et distinct de Sa création.  Son acte de création est totalement différent de celui des humains.

C’est là l’essence du message transmis par tous les messagers et prophètes que Dieu a envoyés à l’humanité – Abraham, Moïse, Jésus et Mohammed, entre autres – de même que tous ceux dont nous ne connaissons pas le nom (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur eux tous).  De nos jours, ce message, à son état pur, ne se trouve que dans le Coran, le dernier Livre que Dieu a révélé à l’humanité.  Si le message ne se trouve plus que dans le Coran, c’est que ce dernier est demeuré inchangé depuis sa révélation, il y a de cela mille quatre cents ans.

À l’intention de ceux qui Le rabaissent au niveau de Sa création, Dieu dit, dans le Coran :

« Rien ne Lui ressemble. » (Coran 42:11)

À ceux qui Lui attribuent un fils, Il dit:

« ... il ne sied nullement à (la majesté) du Tout Miséricordieux d’avoir un fils! » (Coran 19:92)

À ceux qui croient qu’Il a créé le monde à partir de Lui-même :

« Quand Il décide une chose, Son commandement se résume à dire : « Sois », et elle est aussitôt! » (Coran 36:82)

Aux polythéistes, Il affirme :

« Dieu ne S’est point attribué de fils et il n’existe aucune autre divinité avec Lui; sinon, chaque divinité se serait sûrement emparée de ce qu’elle aurait créé, et certaines en auraient dominé d’autres. » (Coran 23:91)

Et Il demande aux athées :

« Ont-ils été créés à partir de rien?  Ou sont-ils eux-mêmes les créateurs? » (Coran 52:35)

Puis, faisant référence à Jésus et à sa mère, Marie, Il confirme qu’ils n’étaient autres que des êtres humains :

« ... ils consommaient tous deux de la nourriture. » (Coran 5:75)

Il est très important, pour chaque personne, de bien saisir le concept selon lequel Dieu ne peut S’incarner en homme, car il constitue la différence fondamentale entre l’islam et les autres religions.  Toutes les autres religions, sans exception, ont une vision déformée de Dieu, à des degrés divers.  Le plus important à retenir, c’est que jamais Dieu ne S’est incarné sous quelque forme que ce soit.  Dieu est unique et Lui seul mérite d’être adoré par Sa création.  Croire qu’un homme est Dieu et adorer cet homme est le plus grand péché que les hommes puissent commettre sur cette terre.  Comprendre cette vérité est extrêmement important, car c’est elle qui peut mener l’homme au salut.  Nul ne peut atteindre le salut sans croire à cette réalité, bien que cette croyance ne soit pas l’unique clef du salut.  Car une croyance saine et véritable doit être mise en pratique et non pas demeurer simplement au niveau du savoir et des connaissances.  Une personne doit mener une vie vertueuse basée sur la vérité et sur des croyances saines pour atteindre le salut.  Mais le point de départ consiste à bien connaître Dieu et Ses attributs et à savoir et croire, tout au fond de soi, qu’il ne S’est jamais incarné en homme ni sous aucune autre forme.

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