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Dr. Moustafa Mould, ex-juif, États-Unis (partie 5 de 5)

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Description: Au bout d’un cheminement spirituel qui aura duré 40 ans, un linguiste juif de Boston découvre l’islam en Afrique.  Partie 5.

  • par Dr. Moustafa Mould
  • Publié le 06 Oct 2014
  • Dernière mise à jour le 06 Oct 2014
  • Imprimés: 43
  • Lus: 5268 (moyenne quotidienne: 3)
  • Évaluation: pas encore évalué
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  • Commentés: 1

Les premières fois, je remarquai d’abord les murmures des hommes qui lisaient le Coran en attendant l’arrivée de l’imam, i.e. celui qui les mène en prière et qui prononce le sermon (khoutbah).  Cela me transporta, dans ma mémoire, à l’époque où je fréquentais la synagogue; j’y entendais les mêmes murmures, provenant d’hommes âgés qui lisaient les Psaumes (Zabour) au début des prières du matin.  Je ressentis une nostalgie réconfortante.  Un peu plus tard, lorsque je revenais sur mes pas et que je repassais devant la mosquée, j’entendais l’imam réciter une sourate et cela me rappelait la récitation de la Torah, que j’appréciais tant, et j’étais à nouveau étreint par une profonde nostalgie.  Je ne dirais pas que cela me donnait envie de retourner dans une synagogue; je dirais plutôt que cela me faisait paraître l’islam comme plus accueillant, plus familier et plus réconfortant.

Je suis linguiste et spécialiste des recherches sur le terrain.  Je trouvai un ouvrage pour apprendre le somali et j’embauchai un tuteur, qui devint un meilleur ami qu’il n’était enseignant.  J’appris rapidement les salutations, les noms communs et les verbes, les nombres et l’heure.  Une partie du vocabulaire, emprunté de l’arabe, ressemblait au swahili et à l’hébreu.  Le somali est aussi un parent éloigné des langues sémitiques.  La grammaire était une autre paire de manches, très difficile à comprendre et, tandis que j’étais de plus en plus occupé, au travail, et de plus en plus fatigué, nos leçons devinrent des moments de conversation entre nous, où nous discutions de culture, de politique et de religion.  Il était assez instruit pour faire la distinction entre le véritable islam et certains aspects de la culture préislamique, superstitieuse et indigène qui m’agaçaient.

Quelque temps après, il m’offrit de revenir avec un sheikh afin que je puisse prononcer la shahadah (attestation de foi islamique).  Malgré tout ce que je savais sur l’islam, je ressentis une certaine hésitation, surtout en pensant à la réaction de ma famille.  Mais ils étaient à des dizaines de milliers de kilomètres, tandis que je vivais confortablement au sein d’une société musulmane.  J’avais de bons amis et de bons collègues et il était clair, à mes yeux, qu’une bonne partie de la bonté que je trouvais, chez eux, était due à l’islam.  Alors j’acceptai son offre et lui permis de revenir avec le sheikh.  Ce dernier m’interrogea sur mes croyances et je lui dis que j’avais été juif, dans le passé, et non chrétien (et que je n’avais donc pas de problème avec la trinité ou le monothéisme), que j’avais depuis longtemps laissé tomber le porc, l’alcool, les jeux de hasard et le zina (fornication) et, après que je l’eus convaincu que je comprenais très bien la portée de la shahadah et que je connaissais les cinq piliers de l’islam, je prononçai l’attestation de foi.  Ma fiancée me suggéra d’adopter le nom de Moustafa, un nom que j’aimais beaucoup.

Après l’hésitation et la procrastination qui avaient longtemps duré, je ressentis un énorme soulagement et un sentiment d’appartenance renouvelé qui m’avait manqué beaucoup plus que je ne le réalisais.  Tous mes amis somaliens furent, évidemment, très heureux de ma conversion et m’offrirent tous leur soutien inconditionnel.  Ils commencèrent d’ailleurs à m’appeler sidi (litt. « beau-frère »).  Dès que je pus avoir quelques jours de congé, j’achetai quelques bijoux en or et pris le premier avion pour Nairobi.  Pour pouvoir me marier, je dus d’abord me rendre au bureau du qadi et prononcer à nouveau la shahadah devant témoins, afin d’obtenir un certificat officiel de conversion (ces certificats n’existaient pas en Somalie).

Enfin, nous pûmes nous marier.  Quelques jours plus tard, je dus retourner à Mogadiscio pour reprendre mon travail.  Moins d’un an plus tard et à l’âge 43 ans, je devins, par la grâce de Dieu, père d’un merveilleux garçon.  Je me rendis à Nairobi et, après une brève discussion avec mon épouse, j’acceptai le nom qu’elle me suggérait pour l’enfant.  Désormais, j’avais même un kunya (surnom) : j’étais devenu Abou Khalid (i.e. père de Khalid).  Mon fils fut ainsi prénommé en l’honneur du grand compagnon Khalid ibn al-Walid (qu’Allah soit satisfait de lui).

Vous vous demandez probablement si j’avouai à ma famille ma conversion à l’islam et la réponse est… pas immédiatement.  Bien sûr, ma famille était au courant pour mon mariage et personne ne s’en étonna ni n’en fut contrarié, d’ailleurs.  J’étais tout de même un homme d’âge mûr qui savait ce qu’il faisait et si j’étais heureux, c’était tout ce qui comptait pour eux.  La naissance de Khalid les remplit de joie et ils m’avouèrent avoir très hâte de nous voir tous les trois, avec mon épouse.  Lorsque Khalid eut un peu plus d’un an, nous nous rendîmes tous les trois à Boston.  Les deux garçons, Ali et Yusuf, étaient à l’époque dans un pensionnat musulman du nord-est du Kenya.

Nous fûmes accueillis avec beaucoup de chaleur et d’amour et le voyage se déroula merveilleusement bien.  Il ne fait aucun doute qu’un bébé, et plus particulièrement un petit-fils, a un effet salutaire et bénéfique sur les gens et sur les relations familiales.  Mon épouse avait apporté quelques présents pour ma mère, ma sœur et mes tantes et toutes lui offrirent également quelques petits cadeaux.  J’imagine qu’ils prenaient pour acquis, comme moi à l’époque, qu’une musulmane pouvait épouser un juif ou un chrétien.  Ils savaient que mon épouse et nos enfants étaient musulmans, que Khalid était élevé dans l’islam, et cela ne leur posait aucun problème.  Ils savaient que je ne pratiquais plus ma religion d’origine depuis près de trente ans et que j’avais déjà épousé une non-juive auparavant.  Je me dis, donc, que s’ils me posaient directement la question, je ne dirais que la vérité et que s’ils ne me la posaient pas, j’attendrais un moment plus opportun pour leur annoncer la nouvelle.  Il y a quelques années, ils me posèrent finalement la fameuse question et je leur dis la vérité.  Oui, j’étais musulman.  Je ne dirais pas qu’ils étaient contents de l’apprendre, mais ils n’étaient clairement pas surpris ni fâchés et nous entretenons toujours, jusqu’à ce jour, des relations familiales harmonieuses et chaleureuses.

Une autre année et un autre contrat de travail s’écoulèrent, puis je perdis mon emploi.  Comme le nouveau pharaon « qui ne connaissait pas Joseph », un nouveau directeur fut nommé; il ne voyait aucune utilité dans les programmes d’enseignement de l’anglais et décida de les abolir.  Je l’avais un peu vu venir, comme on dit, et j’avais déjà postulé pour un poste similaire au Yémen, mais sans succès.  Et, comme ma famille l’avait prédit, je me retrouvai à la case départ – enfin, pas tout à fait.

En 1988, laissant ma famille derrière moi, à Nairobi, je retournai aux États-Unis, seul et sans emploi.  Ce retour fut, comme la fois d’avant, très difficile (c’était l’hiver, aussi), mais cette fois, j’avais quelques économies en poche, de meilleures qualifications et un meilleur cv.  J’étais plus outillé pour une recherche d’emploi, je savais où aller, à Washington, et j’avais quelques contacts.  Et j’avais encore le complet que j’avais acheté la première fois!  Et surtout, cette fois-ci, j’avais ma foi plutôt que des antidépresseurs.  J’obtins rapidement quelques contrats d’enseignement à temps partiel et un emploi dans une boutique de vêtements pour hommes.  Les contrats d’enseignement ne furent pas renouvelés, alors je me retrouvai à vendre des complets et des cravates à temps plein durant les trois années suivantes, tout en continuant de chercher un meilleur emploi.  Et, après deux ans, je pus enfin faire venir ma famille auprès de moi.  Je fis de mon mieux pour nous faire vivre décemment, avec les moyens que j’avais, plaçant toute ma confiance en Dieu.

Puis, il y a de cela quatre ans, un voisin musulman nous parla d’un nouvel institut islamique qui avait récemment ouvert ses portes et qui cherchait un professeur d’anglais.  Je les appelai immédiatement et pris rendez-vous avec le directeur.  Par la grâce de Dieu, je fus d’abord embauché pour enseigner à une partie du personnel et pour faire des travaux de rédaction.  Ironiquement, je travaille maintenant dans un box situé dans un bureau sans fenêtre dans le nord de la Virginie, mais quelle différence!  Je travaille dans un environnement islamique, entouré et inspiré positivement par des frères musulmans très instruits, que j’aime et que je respecte beaucoup et desquels j’apprends sans cesse.  Et quel est mon travail?  Lire des livres sur l’islam, corriger des manuscrits sur l’islam et écrire des comptes-rendus sur mes lectures.  Bref, je suis payé pour étudier le Coran, les hadiths, l’aqidah, le fiqh, la sirah, l’histoire de l’islam et l’arabe, entre autres.   Je remercie et glorifie Dieu chaque jour pour m’avoir guidé vers l’islam et pour m’avoir accordé toutes ces bénédictions.  Alhamdoulillahi Rabbil-alamin.

 

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