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Valerie Wright, ex-chrétienne, États-Unis (partie 1 de 2)

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Description: L’histoire d’une adolescente américaine qui découvre l’islam à travers divers signes envoyés par Dieu.

  • par Valerie Wright
  • Publié le 03 Dec 2012
  • Dernière mise à jour le 03 Dec 2012
  • Imprimés: 119
  • Lus: 6572 (moyenne quotidienne: 3)
  • Évaluation: 5 de 5
  • Évalué par: 1
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  • Commentés: 0

Je dirais que mon cheminement vers l’islam a débuté avant même que j’en aie conscience.  Je suis née avec un problème de perte d’audition progressive.  Ma mère n’a pas réalisé que j’avais un problème d’audition avant que je n’aie l’âge de quatre ans.  Une fois diagnostiquée, je reçus mes premières prothèses auditives et fus inscrite dans une école pour enfants sourds et malentendants.

Au début, on me mit dans une classe qui n’était occupée que par des enfants sourds.  Puis, on me transféra dans une classe avec d’autres enfants malentendants, où je me sentis plus à l’aise, avec des gens comme moi.  Je ne savais pas, à ce moment-là, que l’on me préparait à quitter cette école pour intégrer une école ordinaire.

Une fois à l’école publique, j’eus beaucoup de difficulté à m’adapter.  Les déménagements fréquents de mes parents exacerbèrent le problème d’adaptation, car je changeais constamment d’école.  Ce n’est qu’à l’école secondaire que je connus enfin un peu de stabilité.   Je vivais dans une toute petite ville du Texas appelée Wylie.  À l’âge de 12 ans, j’eus une enseignante d’anglais un peu spéciale; elle était originaire de Turquie.  Quiconque connaît Wylie sait qu’à cette époque, il s’agissait de quelque chose de très inhabituel. 

Cette enseignante s’était retrouvée dans notre petite ville grâce à un programme d’échange entre professeurs.  Évidemment, elle ne parla jamais de religion devant la classe.  Elle nous proposa un projet d’échanges épistolaires avec des étudiants turcs.  Le nom de ma correspondante était Yasemin.  Je possède encore une carte qu’elle m’avait envoyée, avec une photo sur laquelle il y avait des mosquées et des églises côte-à-côte.  Je n’y vis, à l’époque, aucune signification particulière, mais je compris, plus tard, qu’il s’agissait de l’un des nombreux signes que Dieu avait décidé de mettre sur ma voie.

Durant cette période de ma vie, je souhaitais ardemment me rapprocher de Dieu, Lui plaire et recevoir Son amour.  Je devins très impliquée au sein de l’église que fréquentait mon grand-père.  Sa famille et lui étaient pentecôtistes et son père et son frère étaient tous deux prédicateurs.

Chaque après-midi, en rentrant de l’école, je jouais du piano.  Je jouais pour Dieu et aussi pour moi, pour le sentiment de paix que cela m’apportait.  On m’avait appris que les louanges à Dieu montaient au ciel comme la fumée de l’encens.  C’est cette image que j’avais à l’esprit lorsque je jouais.  Parfois, je chantais quelques paroles tout en jouant, mais la plupart du temps, la musique à elle seule suffisait à exprimer mes sentiments profonds.

Un jour, je sentis la présence de Dieu, dans la pièce où je me trouvais.  C’était à la fois immense et écrasant.  L’atmosphère devint extrêmement alourdie par la majesté de Son Être.  Je cessai de chanter et mes doigts se figèrent sur les touches du piano.  Je me mis à trembler, je ne savais trop que faire.  Puis, tout doucement, par instinct, je m’éloignai du piano et j’allai me prosterner, front contre terre.

Tremblante et sans mots, je pensai : « Dieu, je T’en prie, bénis-moi.  Fais de moi quelqu’un de spécial.  Fais en sorte que je sois à Ton service. »  Je demeurai prosternée quelques minutes puis, prenant une profonde inspiration, je me relevai et retournai à mes activités.

Une autre fois, au cours de la même période de ma vie, j’étais à l’école, où les parents et les élèves étaient rassemblés pour une remise de méritas.  On appela mon nom et je me rendis à l’avant afin d’y recevoir mon prix.  Plus tard, ma mère me raconta une chose étrange qui s’était produite à ce moment-là.  Elle me dit : « Alors que tu marchais vers l’avant pour aller chercher ton prix, une femme étrange, que je ne connais pas, s’est approchée de moi et m’a dit : « Je regarde votre fille et je ne peux m’empêcher de penser que Dieu projette quelque chose de spécial pour elle. »  Je me demandai ce que pouvait bien être ce plan qu’Il avait pour moi.

Les nombreuses restrictions de l’église pentecôtiste me submergeaient, surtout parce que je ne comprenais pas leur raison d’être.  J’étais aussi très perturbée par certaines choses que je lisais dans la Bible et quand je posais des questions à leur sujet, je n’obtenais jamais de réponses claires.  En fait, il était évident que l’on désapprouvait mes questions.  Alors ma mère et moi changeâmes d’église.

Je me souviens, une fois, avoir demandé une rencontre privée avec un prédicateur pour discuter d’un sujet qui me tracassait.  Une des questions que je lui posai était : « Est-ce que j’irai au Paradis? »  Il me dit : « Crois-tu en Jésus? »  J’hésitai, puis je répondis par l’affirmative.  Il me dit : « Alors tu iras au Paradis. »  Tout au fond de moi, je n’étais pas satisfaite par sa réponse.  J’avais des doutes.  L’été arriva et je partis pour le camp estival affilié à notre église, où deux événements importants se produisirent.

D’abord, le prédicateur qui nous avait rassemblés pour nous parler, à nous les jeunes, demanda à tous ceux qui souhaitaient qu’il prie pour eux de venir à l’avant.  Il dit : « Si vous sentez une quelconque barrière entre Dieu et vous et que vous souhaitez que je prie pour vous afin que tombe cette barrière et que vous soyez plus proche de Dieu, venez vers moi. »  Plusieurs jeunes se précipitèrent vers l’avant, moi y compris.  Nous étions debout et il commença à mettre sa main sur le front de chaque personne, tout en prononçant une invocation.  C’est là que quelque chose d’étrange se produisit : ces jeunes tombèrent tous sur le dos, un à un, comme des dominos, suite au toucher du prédicateur.  Je commençai à me sentir nerveuse, ne comprenant pas ce qui se passait.

Le prédicateur arriva à ma hauteur.  Il appuya fortement sa main sur mon front et, dans ce mouvement, me poussa un peu vers l’arrière.  Mais je tins bon sur mes pieds et je restai debout, tandis qu’il passait au suivant et le faisait tomber à son tour.  À la fin, nous n’étions qu’une poignée encore debout.  Je me demandai ce qui était arrivé, au juste, à tous ceux qui étaient tombés et pourquoi quelques-uns d’entre nous étaient resté debout.

L’autre expérience étrange se produisit alors qu’un autre prédicateur prononçait un sermon très émotif devant des centaines d’entre nous.  Tout à coup, sans crier gare, il me regarda directement et dit : « Valerie, lève-toi. »  Je me levai et il poursuivit : « Je veux que tu saches que Dieu souhaite guérir tes oreilles. »  Il se croyait animé du Saint-Esprit, rien de moins.

Il mit ses mains sur mes oreilles et pria.  Mais rien ne se produisit.  Je me sentis très embarrassée.  Le dimanche suivant, un des étudiants de ma classe lui demanda pourquoi, puisque tout est possible lorsque demandé au nom du Christ, certaines prières ne sont pas exaucées.  Le prédicateur ne me regarda pas directement, mais il lança un crayon dans ma direction.  Puis il répondit : « Dieu répond aux prières, mais parfois, les gens n’ont pas assez de foi pour recevoir cette réponse. »  Lorsque ma mère fut mise au courant, elle fut très contrariée et nous décidâmes de quitter cette église.

Pendant un certain temps, je passai d’une église à une autre sans vraiment en fréquenter une sur une base régulière.  Je me sentais perdue.  J’éprouvais un sentiment d’échec et je ne savais plus quelle direction emprunter.  Et un sentiment indéfinissable me saisissait en permanence.

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