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Outhman Ibn Affan (partie 2 de 2): Le possesseur de deux lumières

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Description: La vie et l’œuvre du troisième calife de l’islam.

  • par Aisha Stacey (© 2013 IslamReligion.com)
  • Publié le 22 Apr 2013
  • Dernière mise à jour le 22 Apr 2013
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Outhman ibn Affan[1]  était un homme tant aimé du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), que ce dernier le surnomma « le possesseur des deux lumières ».  Outhman était marié à Rouqaya, une des filles du Prophète, et, lorsqu’elle mourut, il épousa une autre des filles du Prophète, Oum Koulthoum, devenant le « possesseur des deux lumières ».

Outhman ibn Affan fut nommé calife (i.e. leader de la nation musulmane) à l’issue d’un processus de consultation et de délibérations.  Sur son lit de mort, Omar ibn al-Khattab nomma un conseil composé de six hommes pour choisir un nouveau leader.  C’était une période de confusion et de chaos, pour les musulmans, une période où de simples désaccords devenaient des obstacles majeurs.  Certains voulaient que soit nommé ‘Ali ibn Abou Talib parce qu’il était de la famille du Prophète, tandis que d’autres souhaitaient voir Outhman nommé parce qu’il était issu d’une des grandes tribus de la Mecque.  Selon Ibn Kathir, un érudit musulman du quatorzième siècle, le chef du conseil, Abdourrahman ibn Awf, interrogea les deux hommes et choisit Outhman.

Abdourrahman demanda à ‘Ali : « Jures-tu de régner sur la base du livre de Dieu (Coran) et de la sounnah (traditions) du Messager? »  Ce à quoi ‘Ali répondit : « J’espère agir au mieux de mes connaissances et de mes capacités. »  Quand Abdourrahman posa la même question à Outhman, celui-ci répondit : « Oui, je le jure. »  Il serait simpliste de suggérer que la décision finale fut prise sur la seule base de cette réponse, mais elle fit néanmoins partie du processus de réflexion et de délibération.  Ces deux hommes faisaient partie d’un groupe d’hommes qui étaient tous très qualifiés pour diriger la nation musulmane.  Mais la réponse d’Outhman reflétait probablement son caractère humble et modeste, celui d’un homme timide qui parlait peu et dont le cœur était rempli d’amour pour Dieu et Son messager.

Tout de suite après avoir été élu, Outhman ibn Affan s’adressa aux gens à partir du minbar qu’utilisait le prophète Mohammed.  Il regarda les musulmans et loua Dieu, envoya des bénédictions au Prophète et rappela aux gens que cette vie est remplie d’illusions.  Il leur conseilla de ne plus chercher à vivre dans la richesse et de plutôt dépenser leur énergie à assurer leur place dans l’au-delà, afin d’y trouver la paix et le bonheur.

« Et propose-leur l’exemple de la vie d’ici-bas.  Elle est semblable à une eau que Nous faisons descendre du ciel et à laquelle se mélange la végétation de la terre.  Mais bientôt, elle se transforme en brindilles desséchées que les vents dispersent.  Dieu est certes Puissant sur toute chose.  Les biens et les enfants sont des parures de la vie d’ici-bas.  Mais les bonnes actions qui perdurent méritent une meilleure récompense, aux yeux de ton Seigneur et [constituent le meilleur fondement] de l’espoir. » (Coran 18:45-46)

Outhman était un homme pieux qui aimait Dieu et Lui faisait entièrement confiance.  C’est pourquoi sa première action, en tant que leader, fut d’assurer le peuple qu’il gouvernerait comme l’avait fait le Prophète et les deux premiers califes avant lui (Abou Bakr et Omar ibn al-Khattab).  Lors de sa nomination, il était à l’aube de ses 70 ans.  Après avoir fait comprendre au peuple que son bien-être était sa première préoccupation, il s’occupa ensuite d’envoyer des directives aux divers gouverneurs et aux armées musulmanes.

Aux gouverneurs, il exprima son désir de servir le peuple et de ne jamais chercher à l’exploiter.  Il envoya des compagnons du Prophète bien connus dans les différentes provinces musulmanes pour qu’ils y observent le comportement des divers fonctionnaires, de même que les conditions dans lesquelles vivait le peuple.  Il rappela par ailleurs aux armées de suivre la ligne de conduite très claire établie par Omar ibn al-Khattab et leur demanda de ne jamais oublier qu’elles étaient là pour défendre les croyants.  De grandes conquêtes furent menées durant le règne d’Outhman, notamment en Espagne, au Maroc et en Afghanistan.  Outhman fut aussi le premier calife à mettre sur pied une marine de guerre.  Il réorganisa les divisions administratives du califat et lança et développa plusieurs projets publics.  Mais sa plus grande contribution à la nation musulmane fut sans doute sa compilation du Coran.

Le Coran outhmani

Après la mort du Prophète et durant l’époque des califes, des centaines de milliers de non-arabes se convertirent à l’islam.  Par conséquent, le Coran fut de plus en plus récité dans divers dialectes et écrit de différentes manières.  Houdhayfah, un ami d’Outhman, et un compagnon du Prophète remarquèrent, lors de leurs voyages à travers l’empire musulman, que le Coran était récité de maintes façons différentes.  Houdhayfah suggéra à Outhman de faire une version officielle du Coran, écrite dans le style utilisé à Médine.

Outhman connaissait le Coran par cœur et connaissait très bien le contexte et les circonstances entourant la révélation de chaque verset.  Le Coran avait été colligé durant le califat d’Abou Bakr et se trouvait sous la protection de Hafsah, un des épouses du Prophète.  Outhman en prit possession et demanda aux compagnons les plus dignes de confiance d’en faire minutieusement des copies.  Il ordonna alors que toutes les copies non officielles soient brûlées.  Cinq copies officielles furent ainsi envoyées dans les grandes villes du califat musulman.  Deux de ces copies officielles existent encore, de nos jours; l’une se trouve à Tashkent, en Ouzbékistan, et l’autre, dans le palais de Topkapi, à Istanbul, en Turquie.

Une fin tragique

Les six dernières années du règne d’Outhman furent marquées par la rébellion.  Certains des gouverneurs qui avaient été nommés par Outhman s’avérèrent cruels et injustes.  C’est ainsi que se répandit petit à petit la dissension.  Les gens commencèrent à se tourner vers le luxe et les richesses contre lesquels Outhman les avait pourtant mis en garde.  Des conspirations virent le jour et il devint difficile, pour Outhman, de distinguer ses amis de ses ennemis.  Il voulait à tout prix éviter de faire couler le sang de musulmans, aussi rebelles fussent-ils.  Il préférait tenter de persuader les gens avec douceur et bonté, car il gardait toujours à l’esprit les paroles du Prophète : « Une fois l’épée dégainée, parmi mes fidèles, elle ne sera pas rengainée jusqu’au Jour Dernier. »

Les rebelles exigèrent qu’Outhman quitte sa position et plusieurs compagnons lui conseillèrent de le faire.  Mais Outhman, qui était maintenant un vieil homme de plus de 80 ans, se rappela les paroles de son Prophète et refusa : « Il se peut que Dieu te recouvre d’une chemise, Uthman.  Mais si des gens cherchent à te l’enlever, ne cède pas à leur volonté. »  Outhman tint bon, mais après un long siège, les rebelles entrèrent chez lui de force et l’assassinèrent.  Au moment de mourir, il récitait ce verset du Coran :

 « Dieu vous suffira (pour vous défendre) contre eux.  Certes, Il entend tout et Il sait tout. » (Coran 2:137)

Telle fut la fin tragique de l’un des hommes les plus pieux, bons et altruistes de l’islam.



Footnotes:

[1] Basé sur l’œuvre de l’imam Ibn Kathir, The Rightly Guided Caliphs (Les califes bien-guidés).

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