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Charles Le Gai Eaton, ancien diplomate britannique (partie 2 de 6)

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Description: La quête de vérité d’un philosophe et écrivain confronté à une constante lutte intérieure visant à harmoniser ses croyances avec ses actions.  Partie 2: Un dilemme personnel face aux religions institutionnalisées.

  • par Gai Eaton
  • Publié le 07 Dec 2009
  • Dernière mise à jour le 07 Dec 2009
  • Imprimés: 516
  • Lus: 10610 (moyenne quotidienne: 3)
  • Évaluation: pas encore évalué
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Où devais-je chercher la vérité?  À l’âge de 15 ans, je découvris une chose que l’on appelait la « philosophie », mot qui signifie « amour de la sagesse ».  La sagesse, voilà ce que je cherchais; j’en conclus donc que la satisfaction de mon besoin se trouvait dissimulée dans ces épais livres rédigés par de sages hommes.  Avec un sentiment d’excitation inexprimable, comme un explorateur qui aperçoit une terre à découvrir, je plongeai dans Descartes, Kant, Hume, Spinoza, Schopenhauer et Bertrand Russell, et lus des ouvrages expliquant leurs enseignements.  Je ne fus pas long avant de comprendre que quelque chose n’allait pas.  J’aurais tout aussi bien pu m’emplir la bouche de sable pour me nourrir.  Ces hommes ne savaient rien.  Ils ne faisaient que spéculer, sortir des idées de leurs pauvres têtes.  Pourtant, n’importe qui peut spéculer, même un écolier.  Mais bien sûr, comment un garçon de 15 ou 16 ans aurait-il pu avoir l’effronterie de rejeter toute la philosophie profane occidentale en la qualifiant de bonne à rien?  Nul n’a besoin d’une grande maturité pour savoir faire la distinction entre ce que le Coran appelle « dhann » (opinion) et le savoir véritable.  En même temps, l’insistance constante de ma mère à me rappeler que je ne devais pas tenir compte de ce que les autres pensaient ou disaient m’obligeait à ne me fier qu’à mon propre jugement.  La culture occidentale faisait de ces « philosophes » de grands hommes et les étudiants, dans les universités, étudiaient leurs travaux avec un respect non dissimulé.  Mais tout cela n’avait aucune signification, pour moi.

Plus tard, alors que j’étais en terminale, un professeur, qui semblait s’intéresser particulièrement à moi, me fit une remarque que je ne compris pas très bien, à l’époque.  « Tu es, me dit-il, le seul sceptique universel que j’aie jamais connu. »  Il ne faisait pas spécifiquement référence à la religion.  Il cherchait à me dire que je semblais douter de tout ce que les autres prenaient pour acquis.  Je voulais savoir pourquoi nous partions du principe que nos capacités rationnelles, si bien adaptées pour nous aider à trouver de la nourriture, un toit ou un(e) conjoint(e), devaient s’appliquer au-delà des choses de ce monde.  La notion selon laquelle le commandement « tu ne tueras pas » était une obligation pour tous ceux qui n’étaient ni juifs ni chrétiens me laissait perplexe; et je n’étais pas moins déconcerté par le fait que l’on faisait de la monogamie une règle universelle.  Je me mis même à douter de ma propre existence.  Longtemps après, je trouvai cette histoire de Chuangtzu, un sage chinois qui, ayant rêvé, une nuit, qu’il était un papillon, s’était réveillé en se demandant s’il était réellement Chuangtzu qui avait rêvé qu’il était un papillon ou un papillon ayant rêvé qu’il était Chuangtzu.  Je comprenais son questionnement.

Mais au moment où mon professeur m’avait fait cette remarque, j’avais déjà découvert la clef de ce qui semblait être un savoir un peu plus certain.  Par hasard – bien que le « hasard » n’existe pas vraiment – j’étais tombé sur un livre intitulé The Primordial Ocean (l’océan primitif), écrit par le professeur Perry, un égyptologue.  Ce professeur avait la conviction que les anciens Égyptiens avaient voyagé loin dans le monde, sur leurs bateaux de papyrus, pour prêcher leur religion et leur mythologie.  Pour prouver ce qu’il avançait, il avait passé de nombreuses années à étudier les anciennes mythologies, de même que les mythes et les symboles des peuples primitifs.  Ce qu’il découvrit, c’est une étonnante unanimité au niveau de la foi, même si cette foi s’exprimait de façon différente d’un endroit à l’autre.  Selon moi, ce n’est pas sa théorie sur les bateaux de papyrus, qu’il réussit à démontrer, mais plutôt une chose fort différente.  Il semblait que, derrière la tapisserie faite de formes et d’images, se cachaient certaines vérités universelles sur la nature de la réalité, la création du monde et des hommes, et la signification de l’expérience humaine; des vérités qui faisaient autant partie de nous que notre sang et nos os.

L’une des principales causes de l’incroyance, dans le monde moderne, est la pluralité des religions, qui semblent se contredire les unes les autres.  Tant que les Européens demeurèrent convaincus de leur supériorité raciale, ils n’eurent aucune raison de douter que le christianisme fut la seule foi véritable.  La notion selon laquelle ils étaient au sommet du « processus évolutionnaire » leur permettait de croire comme à une évidence que toutes les autres religions n’étaient que des tentatives naïves de répondre à des questions perpétuelles.  C’est lorsque cette certitude de supériorité raciale commença à être ébranlée qu’ils se mirent à douter.  Comment était-il possible qu’un Dieu que l’on considérait comme bon permette qu’une majorité d’êtres humains vivent et meurent au service de fausses religions?  Était-il encore possible, pour le chrétien, de croire que lui seul pouvait être sauvé?  Les musulmans, de leur côté, prétendaient la même chose.  Comment distinguer avec certitude, dans un tel contexte, ceux qui avaient raison de ceux qui avaient tort?  Pour plusieurs, comme pour moi-même jusqu’à ce que je lise Perry, la conclusion évidente était que comme tout le monde ne pouvait avoir raison, alors tout le monde devait avoir tort.  La religion n’était qu’une illusion, nourrie par des gens qui prenaient leurs désirs pour des réalités.  D’autres préféraient peut-être substituer la « vérité scientifique » aux « mythes religieux », ce que je ne pouvais faire, puisque la science était fondée sur des hypothèses sur l’infaillibilité de la raison et la réalité de l’expérience des sens, qui n’avaient jamais pu être prouvées.

Lorsque je lus le livre de Perry, je ne connaissais rien du Coran.  Le peu que j’avais appris de l’islam était faussé par des préjugés accumulés au cours de plusieurs siècles de confrontations.  Si seulement j’avais pu savoir, à ce moment-là, que j’avais déjà fait un pas en direction du grand rival du christianisme.  Le Coran nous assure qu’aucun peuple, sur la terre, n’a jamais été laissé à lui-même, sans être guidé par Dieu et sans recevoir la vérité, transmise par un messager qui s’est adressé à lui dans sa propre langue, en fonction de ses circonstances particulières et de ses besoins propres.  Le fait que de tels messages soient altérés avec le temps va de soi, et nul ne devrait se surprendre du fait que la vérité soit altérée en étant transmise de génération en génération.  Il serait toutefois surprenant que nul vestige de ces messages ne subsiste.  Maintenant, il m’apparaît entièrement en accord avec l’islam de croire que ces vestiges, enveloppés de mythes et de symbole (le « langage » des peuples primitifs), proviennent directement de la vérité révélée et confirment le Message final.

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