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Zainab, ex-chrétienne, États-Unis (partie 1 de 2)

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Description: Une jeune fille très versée dans le christianisme ressent un vide persistant au fond d’elle-même.

  • par Zainab
  • Publié le 17 Dec 2012
  • Dernière mise à jour le 18 Dec 2012
  • Imprimés: 133
  • Lus: 7241 (moyenne quotidienne: 3)
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Voici une longue réponse aux questions qu’on me pose le plus souvent sur ma vie spirituelle, ma conversion, la réaction de ma famille à ma conversion et comment j’envisage mon avenir au sein de l’islam.

 « Non, un homme ne m’a pas convertie. »

Ma vie spirituelle

J’aime Dieu depuis que je suis toute petite.  Comme beaucoup d’enfants, je regardais les nuages ou les étoiles et je me demandais qui, quoi, où et comment était Dieu.  Et afin de vérifier Sa présence, je m’inventais toutes sortes d’expériences pour découvrir des indices concrets.  Sans résultat, je tentais alors de varier les moments et les lieux (peut-être que Dieu ne voulait pas que je Le voie?).  À d’autres moments, je testais différentes méthodes de prières pour voir lesquelles étaient les plus susceptibles d’amener une réponse.  Entre autres, j’essayai de prier face contre terre, sur mes genoux, debout, couchée, les yeux fermés, les doigts raides… Je Le suppliais, Lui offrais des « sacrifices » (par exemple : « Dieu, si Tu fais en sorte que je reçoive un vélo en cadeau, je ne mangerai plus jamais de crème glacée. »).  Après un temps, je réalisai que si Dieu faisait ce que je Lui demandais pour me prouver Son existence ou que s’il y avait une façon de prier qui me garantissait une réponse claire, alors c’est moi qui serais Dieu et non Lui.

J’ai été élevée dans une famille chrétienne.  En grandissant, je me suis mise à fréquenter les églises de diverses dénominations et dans chacune, je demandais au pasteur comment il pouvait être absolument certain de l’existence de Dieu.  Je me disais que cela devait être LA question qu’on leur posait le plus souvent; mais j’appris que non, on ne la leur posait pratiquement jamais et, encore plus étonnant, que la plupart d’entre eux n’aimaient pas qu’on la leur pose.  Je finis par tomber sur un pasteur que la question n’agaçait pas, qui, au contraire, aimait qu’on la lui pose et qui appréciait l’honnêteté et la sincérité d’une personne qui était en quête de Dieu.  C’était un intellectuel et, plus important, encore, c’était un homme profondément spirituel.  Il répondit à toutes mes questions, me fit connaître divers principes et théories et m’aida à prier autrement, non plus de manière enfantine en demandant à Dieu tout ce qui me passait par la tête, mais de manière méditative, avec l’intention sincère de suivre la voie de Dieu et d’obéir à Ses commandements.  Je sentis que ma rencontre avec lui, de même qu’avec son épouse, avait été une bénédiction dans ma vie.

Je commençai à enseigner l’école du dimanche, aux enfants, à l’âge de seize ans.  J’adore parler de Dieu aux enfants plus que tout autre chose, dans la vie, et je crois que, par la grâce de Dieu, c’est là mon plus grand talent. 

Un an plus tard, on me demanda de commencer une formation en leadership chrétien.  Ce fut une expérience très enrichissante, car en plus d’apprendre de nouveaux principes spirituels, j’appris ce qu’on apprend aux pasteurs en termes de forces et faiblesses des arguments dans le discours chrétien.  Ce qui me donne, aujourd’hui, une base solide pour argumenter contre le christianisme en faveur de l’islam.

L’année suivante, on me demanda de servir au sein de l’équipe du ministère de guérison afin d’aider les gens qui traversaient une période difficile aux niveaux physique, spirituel ou émotif.  Je me trouvais chanceuse de pouvoir travailler au sein de cette équipe, car j’étais entourée des meilleures personnes dans la meilleure église que j’avais pu trouver jusque-là.  J’étais beaucoup plus jeune et inexpérimentée que le reste du groupe et j’éprouvais un certain sentiment d’infériorité vis-à-vis d’eux.  Mais je voulus tout de même demeurer parmi eux, car ils possédaient un savoir que je n’avais pas et que je souhaitais acquérir.  J’avais toujours voulu savoir quoi dire et quoi ne pas dire aux gens en difficulté.  Et je me dis qu’à moins que les autres membres de l’équipe ne réalisent que j’étais quelque peu dépassée, je n’allais pas leur dire.  Encore une fois, je sentais comme une bénédiction – pourtant non-méritée, à mes yeux – le fait de pouvoir apprendre des gens que j’admirais le plus. 

Après un certain temps, toutefois, je me mis à considérer ces gens, ceux que je croyais les plus élevés et les plus sages, spirituellement.  Bien qu’ils fussent supérieurs à moi à maints égards, je me dis qu’ils n’étaient pas au niveau auquel j’aurais voulu être à leur âge.  Je ressentais, dans le christianisme, une certaine distance avec Dieu.  J’en parlai à mon pasteur, lui disant que je souhaitais mieux développer ma relation avec Dieu.  Il me suggéra de prier plus souvent, durant la journée.  Et, pour établir une comparaison, il mentionna les musulmans qui prient cinq fois par jour afin de maintenir un contact avec Dieu.  Il ne cherchait évidemment pas à éveiller mon intérêt pour l’islam.  Pourtant, c’est ce qu’il fit.

J’avais d’autres difficultés avec le christianisme.  Le concept que le Paradis ne puisse s’atteindre qu’à travers l’acceptation de Jésus en tant que sauveur – ce qui ne donne plus aucune valeur aux bonnes et mauvaises actions – défiait le gros bon sens, pour moi.  Théoriquement, dans le christianisme, une personne qui commet de nombreux péchés tout au long de sa vie ira au Paradis si elle accepte Jésus comme sauveur même une minute avant de mourir.  Tandis que celle qui fait du bien tout au long de sa vie, mais qui n’accepte pas Jésus comme sauveur sera vouée à l’Enfer éternel.  Quelle logique peut-on tirer d’un tel raisonnement?  Je voyais également beaucoup d’autres problèmes avec le christianisme, mais je ne prendrai pas la peine de tous les détailler.

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