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Oved ben Aharon, ex-juif, États-Unis (partie 1 de 4)

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Description: 25 années de réflexion, d’observation de la communauté juive et de ses traditions, puis des études approfondies dans les yechivas de Jérusalem, mènent Oved à l’islam.  Partie 1 : une évaluation honnête de la communauté juive « exilée ».

  • par Oved ben Aharon
  • Publié le 15 Aug 2016
  • Dernière mise à jour le 15 Aug 2016
  • Imprimés: 12
  • Lus: 2611 (moyenne quotidienne: 2)
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Rambam (rabbin Moïse Maïmonide) affirme, dans le Moré Névoukhim (Guide des égarés), qu’il nous faut « marquer une pause et s’arrêter » devant ce qui nous semble douteux.  À différents moments de ma vie, j’ai pris une pause afin d’évaluer le caractère véridique ou la justesse de ma foi juive.  Mais c’est surtout au cours des 15 dernières années que je me suis arrêté pour réévaluer le judaïsme et le statut de Klal Yisrael (la congrégation entière l’Israël).  La durée de notre exil actuel, l’exil romain, est maintenant cinq fois plus longue que la durée de notre exil en Égypte.  La grande majorité des citoyens israéliens de notre contrée « juive » sont des militants athées.  Un sondage mené auprès des juifs israéliens pour savoir s’ils croient en la venue prochaine du Messie et à la construction du troisième temple révèle que la majorité répondent NON à cette question.  Même si c’est une réalité qui est possiblement réversible, je la mentionne pour démontrer qu’il y a quelque chose qui ne va pas et pour demander aux juifs de prendre une pause et de réfléchir, avec un esprit ouvert, à ce qu’est devenue notre communauté.

Lorsqu’un juif s’installe au sein d’une nouvelle communauté ou quand la communauté reçoit une nouvelle famille, les trois premières questions qui sont posées sont le plus souvent celles-ci : 1. Que faites-vous dans la vie?  2. Respectez-vous la règle alimentaire kosher et si oui, à quel point?  Allez-vous jusqu’à ne jamais manger à l’extérieur et uniquement chez vous?  3. Êtes-vous Shomer Shabbos (i.e. observez-vous le sabbat)?  Ces questions ne sont pas un problème en elles-mêmes; ce sont les changements culturels qu’elles font éclater au grand jour qui sont inquiétants.  Pourquoi ne posons-nous pas plutôt ces questions : 1. Croyez-vous en un Dieu unique et récitez-vous le Shema quotidiennement?  2. Priez-vous trois fois par jour et si non, avez-vous besoin d’aide pour apprendre à prier?  Pourquoi les membres d’une congrégation sont-ils catégorisés par leur profession et par leur observation du sabbat plutôt que par leur adoration d’un Dieu unique et par la prière quotidienne?

Des années durant, j’ai eu des conversations, avec des amis, sur le fait que Dieu avait été remplacé, au sein du judaïsme.  Ou, plus exactement, que Dieu avait été remplacé par le judaïsme.  Si vous avez des doutes, portez attention aux conversations qui ont lieu lors du repas du sabbat et aux articles de journaux publiés durant Rosh Hashana et Pessa’h (pâques juive).  Au cours des dernières années, les éditions des journaux semblent surtout se concentrer sur des sujets tels l’architecture et la cuisine et au moins deux articles rédigés par mon rabbin local n’ont fait aucune mention de Dieu, sauf à la toute fin, « Puisse Dieu vous accorder une excellente nouvelle année ».   Durant la période de l’année où nous sommes censés nous rapprocher de Dieu et renouveler notre engagement envers Lui, notre premier souci est de trouver de bonnes recettes pour épater la galerie.  Lorsque j’assistai à une activité d’apprentissage aux adultes offerte par un organisme hassidique international, les questions, à la fin des cours, incluaient celle-ci : « Qu’est-ce que la Torah souhaite que vous fassiez dans telle ou telle situation? ».  Je ne pouvais m’empêcher de penser que la Torah ne souhaite pas me voir faire quoi que ce soit, car il s’agit d’un livre; c’est plutôt Dieu qui souhaite me voir faire ceci ou cela.  Pourquoi Dieu a-t-Il été remplacé et depuis combien de temps cela s’est-il passé dans notre tradition?  Pourquoi, auparavant, toute la communauté comprenait que c’était un péché que d’utiliser du miel sur les sacrifices ou d’inclure le miel dans les festins rituels, tel que mentionné dans la Torah?  Pourquoi devait-on prendre une telle chose au sérieux?  Parce que l’usage du miel était populaire dans les offrandes des idolâtres et que nous devons prendre nos distances vis-à-vis de l’idolâtrie et éviter de tomber dans le piège des pratiques interdites.  Rambam explique que les idolâtres choisissaient des trucs sucrés pour leurs sacrifices et c’est pourquoi notre Loi nous oblige à utiliser du sel pour chaque sacrifice (voir Lévitique 2:13).   Pourtant, de nos jours, du Rosh Hashanah au Souccot, nous trempons notre pain challah et nos pommes dans le miel et il semble que la communauté juive tienne plus à cet ajout sans fondement, dans la tradition, qu’à la récitation correcte du Kaddish.  Autrement dit, le miel est plus populaire et semble plus important que le fait de s’adresser à Dieu comme à un Melekh (Roi).

Je crois que le problème, c’est que le judaïsme a dû se réinventer après la destruction du Second Temple.  Le rabbin Yochanan ben Zakai échappa au carnage romain et se réfugia à Yavné, où il mit sur pied ce qui allait devenir le judaïsme rabbinique d’aujourd’hui – des messes sans sacrifices, des références faites, dans les prières, à ce qui devrait être fait mais ne peut être fait et des festivals et le Jour du Pardon sans grand prêtre pour réciter le Nom de Dieu.  Ce rabbin créa un système d’observances quotidiennes, indépendant du Temple ou du pèlerinage à Jérusalem, qui était censé durer jusqu’à la fin de l’exil, qu’il croyait imminente (voir Berakot 28b qui, peu de temps avant sa mort, ordonna à ses étudiants de préparer un trône pour Ézéchias, roi de Juda).  Ben Zakai dû mettre l’emphase sur l’observance extérieure pour approcher Dieu car, disait-il, la présence divine avait disparu et la méthode habituelle pour approcher Dieu (sacrifice rituel) avait été abandonnée.  Les juifs éduqués savent que la présence divine (Shechinah) n’était même pas dans le Second Temple (car l’Aron Kodesh, l’Arche d’Alliance, fut perdue lorsque le Premier Temple fut détruit). 

Il faut souligner que les actions de Ben Zakai, à Yavné, étaient discutables, car il fit passer son école pour le nouveau Sanhédrin dans un déplacement de pouvoir unilatéral afin de pouvoir prendre des décisions après la destruction de Jérusalem.  Dans ce contexte, le judaïsme rabbinique est le rejeton d’une institution illégitime (judaïsme mamzer?).   Pour approcher le divin et les lieux saints, je me souviens être allé au Mur des Lamentations avec un ami de la yéchivah, Naftali.  Il me confia qu’il ne ressentait rien lorsqu’il approchait ce mur, qu’il était jaloux des vieux barbus qui pleuraient, car il aurait voulu, lui aussi, vivre ce genre d’expérience.  Je lui dis qu’ils ressentaient la même chose que lui, c’est-à-dire rien, et que c’était probablement pour cela qu’ils pleuraient.  Nous pleurons parce que nous ne ressentons rien, que nous sommes en exil et que la présence divine n’est plus parmi nous.  Telle est notre excuse pour beaucoup de problèmes, dans notre communauté – nous sommes en exil.

 

 

Oved ben Aharon, ex-juif, États-Unis (partie 2 de 4)

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Description: 25 années de réflexion, d’observation de la communauté juive et de ses traditions, puis des études approfondies dans les yechivas de Jérusalem, mènent Oved à l’islam.  Partie 2 : le judaïsme est une célébration de la culture et de l’identité juives; mais où est Dieu dans tout cela?

  • par Oved ben Aharon
  • Publié le 22 Aug 2016
  • Dernière mise à jour le 22 Aug 2016
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Après presque 2000 ans d’exil, nous constatons désormais le résultat des modifications apportées par Ben Zakai : l’élévation de la culture externe sur la moralité.  Pour mieux comprendre cette réalité, en voici quelques exemples.  Un bon ami et rabbin me l’expliqua en tant que « Yiddishkeit » (i.e. vrai judaïsme) versus « Frumkeit » (l’apparition de l’observance).  Le judaïsme impose la modestie durant la prière, demande aux femmes de couvrir leurs cheveux durant la prière (Shema), de même que l’attestation qu’il n’y a qu’un seul Dieu.  Telle est la loi, tel est le Yiddishkeit.  Le Frumkeit est le marché des sheitels (perruques), où les femmes doivent débourser des milliers de dollars pour acheter une perruque, perruque qu’elles portent en tout temps, tout en critiquant celles qui ne font que couvrir leurs cheveux, alors que c’est pourtant la règle (durant la prière).  L’explosion des insultes et attaques par des femmes qui insistent pour dire que la loi leur impose de couvrir leurs cheveux en tout temps prouve ce point.  Le véritable judaïsme a été remplacé par le désir de paraître extérieurement observant.  Le judaïsme demande que les fidèles aient un petit extra au Sabbat, comme un repas ou morceau de pain supplémentaires.  Le Frumkeit, c’est cette mode des livres de recettes du sabbat, qui présentent des recettes savoureuses et « chic » (pensez à la série de livres de recettes « Kosher by Design » ou à la nouvelle série de l’éditeur Feldheim « Chic Made Simple »).  Le point est que le sabbat est maintenant assimilé à la nourriture et non au divin; et il est mis en valeur par des mets sophistiqués et de l’alcool et non par un échange avec Dieu.  Rambam explique que les sacrifices rituels incluaient toutes les facultés sensorielles et c’est pourquoi ils comprenaient de la viande, du vin et de la musique.  Le judaïsme de Ben Zakai est une célébration de la viande, du vin et de la musique, sans sacrifice et sans présence divine; c’est une célébration d’une culture externe partagée, qui apporte un sentiment d’unité, mais qui demeure une imitation coûteuse du sabbat divin.

Un des cas les plus extrêmes de Frumkeit dont j’aie été témoin est ce que mon épouse appelle le « mec avec un faux accent ».  Un sabbat, après la messe, alors que nous mangions et discutions avec d’autres personnes, un inconnu vint s’asseoir et s’adressa à nous avec un étrange accent.  Ce n’était pas l’accent yiddish : ça ressemblait à l’accent israélien, mais ce n’était pas tout à fait cela.  Au fond, cela m’importait peu et je ne voulais pas paraître impoli en lui posant la question.  Mais mon épouse, qui est anthropologue, fut convaincue que cet homme feignait cet accent, car sa connaissance de la linguistique lui permettait de déceler le manque de constance dans le langage.  Après avoir interrogé l’homme, elle le démasqua et il reconnut être originaire d’Omaha, dans le Nebraska.  Il lui dit qu’il avait très peu vécu en Israël (quelque chose comme 8 mois) et qu’il était en ville pour rendre visite à sa famille.  Cet individu s’efforçait de parler avec un accent qui était un mélange de yiddish et d’hébreu afin d’imiter ce qu’il croyait être un accent issu des yéshivas.  Pourquoi?  Dans ce cas particulier, je n’en ai aucune idée, mais la chose ne m’étonne pas, car dans une culture qui célèbre et embrasse les aspects externes et observables du judaïsme, ce genre d’accent n’est qu’une autre façon parmi d’autres de se sentir plus « juif ».

Voici un exemple récent d’élévation de la culture au-dessus de la moralité.  Au cours des trois dernières années, de nombreux convertis et intéressés à se convertir sont venus chez moi et sont venus partager avec nous le repas du sabbat.  Sans faire mention de quoi que ce soit, je leur ai simplement demandé pourquoi ils s’étaient convertis au judaïsme et quelle était la connexion qu’ils ressentaient vis-à-vis de cette religion.  À l’exception d’une personne, la plupart des réponses me firent comprendre qu’ils s’étaient convertis pour la culture, pour faire partie d’un peuple « élu » et pour les avantages qui en découlaient, mais aucun ne me parla de Dieu.  Un des convertis, un gay, s’était joint au judaïsme parce qu’il le voyait comme un havre progressiste pour les homosexuels.  Il ne croyait pas que la Torah interdisait la pratique de l’homosexualité.  Une autre convertie écrivit clairement, dans son livre, qu’elle s’était convertie parce qu’elle voulait pouvoir offrir une culture à ses enfants (la culture américaine ne lui suffisant pas); elle avait choisi le judaïsme parce que c’était une religion ancienne, qui avait survécu à de nombreuses tempêtes et confrontations au sein de diverses sociétés.  Lorsqu’elle était catholique, elle ne ressentait aucune connexion avec Dieu, qu’elle appelait une ambiguïté morale, mais se sentait comme chez elle au sein du judaïsme, où l’observance et la piété sont évaluées en fonction de la participation culturelle et la réussite matérielle.

La question « Que faites-vous dans la vie? », que l’on pose habituellement, de nos jours, est la preuve de l’Alliance abrahamique, i.e. celle voulant qu’Abraham et ses descendants prospèrent et que ceux qui se mettent en travers de leur chemin soient renversés.  Au sein de notre communauté et à l’extérieur d’elle, la réussite matérielle est utilisée comme preuve démontrant que les juifs sont un peuple élu.  L’idée selon laquelle la vraie réussite est d’arriver à se rapprocher de Dieu, sans aucun aspect matériel qui y soit lié, semble ne point effleurer l’esprit de la majorité d’entre eux.  Nous définissons les « bénédictions » par les prix Nobel et la célébrité et utilisons la réussite des membres les plus illustres de notre tribu pour démontrer que l’alliance avec Dieu est demeurée intacte.  Sur l’internet, les juifs se rassemblent pour défendre leur communauté et aiment raconter les histoires d’individus ayant quitté l’Europe de l’Est ou le Moyen-Orient avec rien dans leurs poches, qui sont allés en Amérique et sont devenus des millionnaires ou de grands scientifiques, etc.  Autrement dit, le succès MATÉRIEL de la communauté juive est considéré comme la preuve de son alliance SPIRITUELLE.  C’est tout à fait irrationnel.

 

 

Oved ben Aharon, ex-juif, États-Unis (partie 3 de 4)

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Description: 25 années de réflexion, d’observation de la communauté juive et de ses traditions, puis des études approfondies dans les yechivas de Jérusalem, mènent Oved à l’islam.  Partie 3 : quitter l’exil et retourner vers Dieu.

  • par Oved ben Aharon
  • Publié le 29 Aug 2016
  • Dernière mise à jour le 29 Aug 2016
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Atteindre le succès matériel tout en maintenant sa participation culturelle est le Saint Graal des juifs pieux du judaïsme frumkeit.  Par exemple, observer le sabbat est bien, mais observer le sabbat ET être un professionnel prospère, qui oublie ses affaires pour observer le sabbat, est particulièrement remarquable.  Être sans emploi et observer le sabbat n’est pas reconnu comme un signe de piété, même si l’humilité et la loyauté de cette personne envers Dieu, en dépit de son manque de bien-être financier, est probablement le sceau de la piété telle qu’illustrée par le prophète Iyov (Job).  Être un professionnel observant le sabbat est le but ultime.  Il existe même des livres pour guider les juifs vers cet objectif, dans lesquels on ne retrouve aucune référence à Dieu et où l’on s’évertue à enseigner la meilleure façon de trouver l’équilibre entre savoir lire la Torah et assurer sa sécurité financière.  La seule apogée qui reste à atteindre pour le professionnel observant le sabbat est de déménager en Israël!  La plupart des juifs américains ont au moins un ami ou un membre de la famille qui a déménagé ou qui a pris sa retraite en Israël et qui insiste auprès de ceux restés aux États-Unis pour qu’ils fassent la même chose.  Cependant, à cause de trop nombreux juifs idéalistes (i.e. n’ayant pas de sécurité financière) ayant déménagé en Israël, le PIB israélien en prend un coup (ce qui ébranle, du coup, notre statut de « peuple élu »).  Une amie ayant tenté de joindre la communauté juive s’en est vue interdire l’accès uniquement parce qu’elle n’a pas le potentiel de devenir un membre influent de cette communauté.  Elle est l’exception que j’ai mentionnée plus haut; elle ressent une réelle connexion avec Dieu, elle place toute sa confiance en Lui et souhaite se joindre à ce qu’elle croit être Son peuple.  Elle y croit depuis plus de sept ans, mais on l’a informée que si elle veut aller de l’avant avec sa conversion, elle doit payer 1000$ à un rabbin.  Par opposition, les portes d’entrée de la tribu juive s’ouvrent toutes grandes et très vite pour les personnes aisées, comme par exemple la fille de Donald Trump et une dame que j’appellerai Mme Ploni.  Mme Ploni ne venait que rarement à la synagogue, n’observait pas le sabbat, n’avait que peu de connaissances de la foi juive, mais fut convertie en moins de 6 mois.  La différence entre Mme Ploni et mon amie est que Mme Ploni œuvrait dans le monde médical et était fiancée à un docteur juif – elle avait réussi dans la vie et correspondait à la descendante abrahamique idéale, parfaite pour maintenir l’image de peuple élu de la nation juive.

« L’observance » juive a été reconnue comme problématique par le président de l’Union orthodoxe, le rabbin Richard Joel qui, dans le magazine Jewish Action, il y a quelques années, a affirmé que de nos jours, seuls 10% des orthodoxes peuvent se permettre de demeurer observants.  Il est malheureusement passé à côté du problème, car il l’identifie comme un besoin de rendre l’observance plus accessible aux juifs qui ne vivent pas dans l’aisance.  Il ne réalise ou ne reconnaît pas que l’observance juive, de nos jours, met l’accent sur les choses extérieures et dépend largement de l’aisance financière.  Pourtant, cela ne devrait jamais faire partie de l’équation.  Lorsque le Temple était encore debout, tous payaient le même montant pour assurer son entretien (un demi-shekel) et ceux qui étaient pauvres n’étaient pas exclus du sacrifice; ils sacrifiaient des oiseaux et, lors des fêtes religieuses, ils recevaient de la viande provenant des sacrifices des autres fidèles.  La communauté d’aujourd’hui aide-t-elle les moins aisés à rester confinés aux limites de l’érouv afin de participer au sabbat?  Des enfants juifs sont-ils exclus de l’école hébraïque parce que leurs parents ne peuvent défrayer les frais de scolarité?  Des donateurs aux fédérations juives sont-ils perçus comme plus méritoires en fonction des dons qu’ils font?  Ces problèmes que l’on retrouve dans notre communauté sont beaucoup plus profonds que le simple fait de chercher à épater la galerie et rivaliser avec ses voisins.

Après 25 ans de réflexion et d’évaluation de la communauté juive et de sa tradition, en plus d’études approfondies dans les yéshivas de Jérusalem, j’en suis venu à plusieurs conclusions.  L’une d’elles m’a amené à emprunter une voie que je n’aurais jamais cru emprunter un jour.  Une partie de cette conclusion est que le troisième Temple a déjà été construit.  Les murs de porcelaine de la Haram al Sharif (Dôme du Rocher), recouvrant des murs venus du feu sont ce à quoi fait référence le Talmud en parlant de murs de feu.  Comme je l’ai mentionné à mes amis, la communauté juive vit aujourd’hui le plus long exil de son histoire.  Pour diverses raisons, j’en suis venu à la conclusion que cet exil ne se terminera jamais, car Dieu nous l’a clairement signifié avec Sa mosquée sur la montagne de feu, qu’Il n’a aucune intention de retirer.  Le mot « feu » peut être lu de façon littérale comme de façon figurée.

Vu la durée de notre exil, je suis certain que les murs de porcelaine du Dôme du Rocher, tirés du feu et parmi les seuls matériaux au monde pouvant résister au feu, sont des murs que nous devrions entièrement accepter et non chercher à abattre.  J’annonce officiellement que je me suis rendu dans les yéshivas de Jérusalem dans l’espoir de devenir rabbin, mais que j’y ai vécu des expériences qui m’ont amené à déclarer, aujourd’hui, que je suis musulman.  J’atteste avec conviction qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Mohammed est Son prophète et messager.

Je n’oublierai jamais le jour où j’allai avec des amis au Mur des Lamentations, à l’aube; durant mes prières, je fus interrompu par un autre juif qui me demandait la charité (tzedakah).  Je lui donnai la monnaie que j’avais dans ma poche et que j’avais de toute façon l’intention de donner plus tard.  Il me la remit et me demanda des billets.  Non seulement m’avait-il interrompu en pleine prière, mais il refusait ma charité et m’en demandait plus.  Lorsque je quittai la vieille ville pour me rendre dans une pizzéria sur le chemin du retour, je vis une musulmane assise par terre, la main tendue; elle n’interrompait personne, ne parlait à personne : elle restait assise, silencieusement.  Je remarquai plusieurs juifs passer près d’elle sans même remarquer son existence.

Je refusai de faire comme eux et je lui donnai la monnaie que j’avais toujours dans ma poche.  Elle versa une larme et me dit merci en arabe.  Le jour même, littéralement le jour même, je me rendis dans une épicerie arabe pour acheter du jus, car les commerces juifs étaient fermés en préparation du sabbat.  Je laissai inconsciemment tomber quelques billets sur le comptoir, au moment de payer, et la seule raison pour laquelle je le sais, c’est que le fils du propriétaire du commerce me poursuivit, dans la rue, pour me les remettre.  Ce sabbat-là, je réfléchis longuement au comportement de mes confrères juifs et des autres descendants d’Abraham, mes cousins ismaélites, qui étaient reconnaissants et honnêtes.

Suite à cette journée, à Jérusalem, je me suis mis à observer plus attentivement les gens, tant en Israël qu’aux États-Unis.  Je me dis que chaque juif devrait se poser la question suivante : « Pourquoi les Arabes sont-ils connus pour leur hospitalité et pourquoi les juifs sont-ils connus pour leur côté malin et trompeur? »

 

 

Oved ben Aharon, ex-juif, États-Unis (partie 4 de 4)

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Description: 25 années de réflexion, d’observation de la communauté juive et de ses traditions, puis des études approfondies dans les yechivas de Jérusalem, mènent Oved à l’islam.  Partie 4 : l’islam et la communauté musulmane, le véritable Dieu et mon entrée au sein de la vraie foi.

  • par Oved ben Aharon
  • Publié le 05 Sep 2016
  • Dernière mise à jour le 04 Sep 2016
  • Imprimés: 8
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À une époque où je cherchais à savoir si Dieu allait libérer le peuple juif de son exil et où je réalisai que la majorité des juifs n’en avaient que faire, je pensai à nouveau qu’il se pouvait que ce fut l’autre « mesorah », i.e. les autres descendants d’Abraham, nos cousins, qui était dans le vrai et qui détenait le message que Dieu souhaitait réellement transmettre à travers Abraham.  Le cœur de ce message est simple : il n’y a qu’un seul Dieu.  Qui, de nos jours, proclame haut et fort qu’il n’existe qu’un Dieu?  Un ami, à Boston, m’encouragea à visiter le site web de sa synagogue et encouragea ma famille à déménager au sein de sa communauté.  Le site web ne contenait aucune référence à Dieu et affirmait que la congrégation est constituée d’ambassadeurs de la Torah.  En revanche, le site web de la communauté musulmane locale met l’accent sur le fait que le message principal de l’islam est l’unicité de Dieu.

Non seulement ceux qui se convertissent au judaïsme le font pour la culture et non pour Dieu, mais le fait d’entrer au sein de la communauté juive a un coût.  Par exemple, une amie juive a récemment adopté une fillette de 2 ans, qu’elle a voulu faire entrer officiellement au sein du judaïsme.  Cette amie est la fille d’un rabbin fort respecté, mais elle a quand même dû débourser 800$ pour la cérémonie de conversion.  Comparez cela à la facilité avec laquelle n’importe qui peut se convertir à l’islam, laquelle conversion ne demande qu’une déclaration sincère à l’effet qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Mohammed est Son messager.  Quelle était la façon de faire d’Abraham?  Charger des frais ou demander une simple déclaration?

Toute ma vie, de ma jeunesse à ma vie adulte, les choses spirituelles ont été importantes, pour moi, et je n’ai jamais mis de halte à ma quête de Dieu.  Cette quête a pris fin et je Lui suis reconnaissant d’avoir été patient avec moi et de m’avoir guidé d’une façon qui fut nécessaire à mon acceptation et à ma compréhension de l’islam.  C’est une leçon d’humilité que de quitter une tradition qui fut toute ma vie et toute mon identité, mais c’est ainsi que Dieu fonctionne : Il demande à Ses serviteurs de se soumettre à Lui et d’abandonner les mauvaises voies qu’ils avaient empruntées.  Je mets au défi mes amis et les juifs en général de déterminer, en toute objectivité, lesquels des descendants d’Abraham se comportent comme une nation de croyants : la nation de Sabras (Israël), composée d’une culture d’athéisme militant et d’immoralité, ou la nation des deux mosquées, composée d’une culture et d’un mode de vie gouvernés par la volonté de Dieu, telle que révélée dans le Coran?  Je les mets également au défi de déterminer, en toute objectivité, lesquels des enfants d’Abraham s’habillent et se comportent de façon modeste.  Allez dans n’importe quelle grande ville et comparez les femmes que vous croisez en hijab et celles qui portent une perruque et voyez lesquelles sont humbles et lesquelles se comportent de façon arrogante.  Je les mets également au défi de déterminer, en toute objectivité, lesquels des enfants d’Abraham respectent le commandement de Dieu de ne point opprimer ses frères : la congrégation qui demande des milliers de dollars pour devenir membre à défaut de quoi la personne n’aura pas de place assise lors des festivals?  Ou la congrégation où les prières des pauvres sont celles qui sont le plus aimées de Dieu?  Pour un bon exemple de l’obligation de ne pas opprimer ses frères, considérez les coûts associés à la nourriture kasher, qui peuvent facilement mettre en difficultés financières les juifs les plus dévoués.  Par ailleurs, notre père Abraham aurait terriblement honte de lire l’édition de juin/juillet 2013 du magazine Hadassah, qui présente un article rapportant que Tel Aviv est devenue la capitale gaie du Moyen-Orient.

Je pourrais donner plusieurs autres exemples, mais je n’ai aucun doute que mes amis,  et les juifs en général, ignoreront le comportement de la grande majorité des musulmans, à travers le monde, pour se concentrer sur le .0000005% de fondamentalistes qui font fi du verset du Coran dans lequel Allah dit qu’il ne peut y avoir de compulsion dans la religion.  Je vous mets tous au défi de vous arrêter, un instant, et de réfléchir sur l’état de votre communauté et sur votre connexion avec Dieu.  Prenez du recul vis-à-vis de la Mesorah égarée qui a fait d’Israël le nouveau Sodome et Gomorrhe et quittez cette Mesorah qui a fait des fêtes juives et du sabbat un étalage de gloutonnerie et de richesses avec leurs nombreux plats remplis de mets dispendieux.  La Mesorah authentique d’Abraham existe encore, de nos jours, et cette nation prend une pause, cinq fois par jour, pour proclamer qu’il n’y a qu’un seul Dieu et elle s’impose annuellement un long mois de jeûne pour se rappeler la faim que ressentent les pauvres et se rappeler que Dieu aime les pauvres et qu’Il aime leurs prières.  Soyez courageux et quittez la Mesorah égarée de l’assouvissement des plaisirs où le « peuple élu » est défini par la réussite matérielle et culturelle et soumettez-vous à Dieu.  Départissez-vous de vos tefilines et vos talits dispendieux, que Dieu n’a jamais exigés pour la prière.  La prière n’est pas limitée à ceux qui peuvent se permettre de tels articles ni à ceux qui peuvent se permettre de vivre dans un quartier où 10 juifs peuvent se rassembler pour la prière.  Dieu accepte vos prières où que vous vous trouviez et peu importe votre nombre.

Durant des années, l’idée de me convertir à l’islam n’était pas envisageable, pour moi, car des rabbins m’avaient dit que l’islam n’accepte pas la conversion de juifs.  Puis, un jour, sur Al Jazeera, je vis un documentaire sur Mohammed Assad (anciennement Leopold Weiss), un juif allemand converti à l’islam.  Cela m’intrigua et, étudiant l’islam de plus près, je découvris que ce qu’on m’avait dit était faux.  Le point tournant, pour moi, fut lorsque j’entendis l’histoire de l’ascension de Mohammed, quand Allah lui dit que la prière était obligatoire et que lui et ses fidèles devaient prier 50 fois par jour.  Quand Mohammed redescendit, il passa près du prophète Moïse, mon prophète, qui lui dit que 50 prières était beaucoup trop et qu’il devait retourner voir Allah afin qu’Il réduise ce nombre, qui serait un fardeau pour les fidèles.  Je reconnus, dans cette histoire, la personnalité de Moïse, qui avait tendance à discuter avec Dieu, et je n’eus aucun doute à l’effet que cette conversation, entre Moïse et Mohammed, avait réellement eu lieu.  Lorsque je décidai de prononcer la shahada, attestant qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Mohammed est Son prophète, je sentis que mon âme retournait vers la vérité qu’elle avait toujours connue.

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