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Don Trammell, Ex-Chrétien, USA (partie 1 de 2)
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Description: Une conversation sur l’islam amène un homme à faire un voyage en Égypte et à devenir musulman. Partie 1 : Le premier pas.
par Don Trammell (d’IslamOnline.net, avec leur permission)
- Publié le 31 Mar 2008 - Dernière mise à jour le 07 May 2008
Lus: 1884 - Évaluation: 3 de 5 - Évalué par: 2 Imprimés: 50 - Envoyés: 3 - Commentés: 0
Catégorie: Articles
> Histoires de musulmans convertis
> Hommes
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On dit qu’un voyage de cinq
cent kilomètres commence avec le premier pas. Mon chemin vers l’islam a été un
peu plus tortueux mais, finalement, il m’a mené à la miséricorde de Dieu.
J’ai entendu parler de l’islam
pour la première fois en 1999, alors que je travaillais pour une compagnie
finnoise de services-conseils en informatique. Je surfais sur internet et je
suis entré, à tout hasard, sur un site de clavardage. C’est là que j’ai
« rencontré » une Égyptienne qui voulait en savoir plus sur la
technologie sans fil. Nous avons poursuivi notre relation virtuelle, discutant
surtout de technologie sans fil et de l’avenir de ce secteur. Durant nos
conversations, je me suis mis à la questionner de plus en plus sur l’islam,
cherchant à comprendre pourquoi elle croyait à cette religion. Je dois dire
qu’elle a été très patiente avec moi, qu’elle a fait preuve de beaucoup de
compréhension et qu’elle m’a très bien expliqué les choses que je cherchais à
comprendre sur l’islam et sur les différences entre l’islam et le
christianisme.
Mon éducation religieuse, je
l’avais reçue de ma mère, une fidèle chrétienne ayant une spiritualité et une
croyance en Dieu très profondes. D’une certaine façon, je peux dire qu’avoir
été témoin de sa foi, durant ma jeunesse, a ouvert mon cœur dans ma quête du
sens véritable de la vie. Dieu m’a donné une mère qui, de plusieurs façons, vit
comme une musulmane de par ses actions et sa compassion chrétiennes au
quotidien, et de par sa compréhension envers ceux qui l’entourent. Mon intérêt
naissant pour l’islam, allié à une croyance en Dieu déjà présente, a sans doute
été l’élément déclencheur de mon parcours. Avant ma conversion, je n’étais un
chrétien que de nom. Même si je croyais en Dieu, je ne m’étais pas encore
soumis à Lui en tant que Créateur de mon destin. Je croyais, à ce moment-là,
qu’il était préférable pour moi de prendre mon destin en main plutôt que de
laisser Dieu décider de mon sort. Ayant grandi en Occident et ayant été soumis
à toutes les influences qui nous bombardent de tous côtés ne m’avait pas aidé non
plus. En un mot, on peut dire que je vivais tout simplement selon mes propres
règles.
Durant l’année qui suivit, nous
développâmes une relation d’affaires; je fis la connaissance de plusieurs
musulmans et on me demanda de me rendre au Caire. Le destin voulut que j’y
arrive en plein mois de ramadan. Durant mon séjour là-bas, mes hôtes, de même
que toutes les personnes que nous rencontrions pour affaires, jeûnaient toute
la journée. Cela m’intrigua. Afin de mieux me fondre parmi eux, et en signe
de solidarité, je décidai de commencer à jeûner moi aussi. Je quittai le Caire
quelques semaines plus tard, me posant de nombreuses questions sur le rituel
auquel je venais de participer.
Je retournai au Caire un peu
plus tard, toujours pour affaires, et j’eus pour collègue une personne
travaillant dans le département du marketing de l’un des plus importants
fournisseurs d’accès internet du Caire, avec laquelle je devais discuter de la
façon d’intégrer la technologie sans fil au marché du Caire. Nous devions nous
préparer pour une exposition à un salon de commerce de grande envergure et nous
savions que nous allions y passer des jours et des nuits sans sommeil. Ma collègue,
Mme Noha, et moi travaillions jour et nuit sur la présentation que nous devions
faire. Je remarquai qu’à différents moments de la journée, elle s’excusait,
disparaissait et réapparaissait quinze minutes plus tard. Quelques jours plus
tard, voulant en avoir le cœur net, je lui demandai ce qu’elle avait de si
important à faire qui justifiait qu’elle interrompe sans cesse notre travail.
Un peu embarrassée, et après plusieurs minutes d’hésitation, elle finit par me
dire qu’elle quittait pour aller faire ses prières quotidiennes et qu’elle
devait les faire à l’heure prescrite. Mon agacement s’évanouit rapidement et
fut remplacé par un sentiment de respect. Tout à coup, je voulus que moi
aussi, dans ma vie, Dieu ait cette importance. Je me mis à la questionner de
plus en plus sur l’islam et sur la vie de musulman. Noha ne mit jamais de
pression sur moi, mais me guida gentiment vers diverses sources qui pouvaient
me fournir l’information dont j’avais besoin pour parfaire mes connaissances. Je
quittai l’Égypte notre projet terminé; j’étais confus, mais j’avais aussi un
ardent désir d’en apprendre davantage, sans parler de mes valises remplies de
livres qui, je l’espérais, allaient étancher ma soif de connaissances.
Vers la fin du mois de mars 2001,
je retournai au Caire pour un court séjour de quatre jours. J’y rencontrai
celle qui m’avait tant appris sur l’islam, via l’internet, et j’en profitai
pour lui poser des questions sur les choses que j’avais lues. Le temps fila
très rapidement, durant ce séjour, car je n’avais pas suffisamment de temps
pour à la fois travailler et parler d’islam avec les gens. Je constatai
également, à ce moment-là, que j’étais tombé amoureux, amoureux de tous ces
gens accueillants et sympathiques pour lesquels mon affection avait grandi de
jour en jour et que je considérais maintenant comme de bons amis. C’était
comme si Dieu avait ouvert mon cœur à un côté de l’humanité que je n’avais
encore jamais connu. Les Occidentaux peuvent aisément se lasser des actes de
gentillesse qui sont omniprésents au Moyen-Orient, ou encore s’en méfier ou les
rejeter. Mais moi, je sentais que mon cœur avait enfin trouvé un foyer.
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Don Trammell, Ex-Chrétien, USA (partie 2 de 2)
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Description: Une conversation sur l’islam amène un homme à faire un voyage en Égypte et à devenir musulman. Partie 2 : Un voyage de 500 kilomètres.
par Don Trammell (d’IslamOnline.net, avec leur permission)
- Publié le 31 Mar 2008 - Dernière mise à jour le 26 Apr 2008
Lus: 1187 - Évaluation: 4.3 de 5 - Évalué par: 9 Imprimés: 52 - Envoyés: 4 - Commentés: 0
Catégorie: Articles
> Histoires de musulmans convertis
> Hommes
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Six longs mois s’écoulèrent
avant que je ne foule à nouveau le sol égyptien. Durant ce temps, la compagnie
pour laquelle je travaillais avait fait faillite et par conséquent, mes chances
de retourner au Caire s’en étaient trouvées presque réduites à néant.
Cependant, j’étais toujours aussi déterminé à poursuivre mes lectures et mon
apprentissage. Puis, au cours d’une chaude nuit d’été, alors que je surfais
sur l’internet, je ressentis une sorte de révélation. Je sentis que je devais
me détacher des choses de mon passé et que je devais cesser de vivre ma vie de
la façon dont je la vivais jusque-là. Certaines personnes affirment avoir
« vu une lumière » ou « entendu une voix », ou d’autres
choses de nature similaire, et je suis le premier à dire que cela peut avoir
l’air très théâtral, mais je sentis vraiment quelque chose qui était plus qu’un
chuchotement, comme une impulsion, ou une ouverture de mon cœur. Je ressentis
tout à la fois le besoin de crier, de hurler, de pleurer, de danser, de courir
et de rire. Je fus envahi par un flot d’émotions qu’encore aujourd’hui je n’arrive
pas à expliquer – et que je n’ai pas besoin d’expliquer de toute façon,
certaines choses laissant un meilleur souvenir lorsqu’on évite de les
analyser. J’envoyai un e-mail à Noha pour lui parler de ce que je ressentais
et lui demander ce que je devais faire. Elle fut très gentille et fit montre
de beaucoup de compréhension. Elle me dit de relaxer, de me calmer un peu.
Puis, je pris la décision de retourner en Égypte, de retourner vers les miens,
chez moi, afin d’y trouver ce qui m’appelait avec tant de force.
J’eus l’occasion d’y retourner
alors que je travaillais comme consultant pour une firme de
télécommunications. On m’envoyait conseiller une grande compagnie égyptienne
au niveau du marketing. C’est avec beaucoup de plaisir que je sus que j’allais
de nouveau travailler avec Hatem, avec lequel j’entretenais une relation
d’affaires depuis plusieurs mois par l’intermédiaire d’autres amis égyptiens,
Hany et Hisham. Je partis pour l’Égypte à la fin du mois d’août avec l’espoir
d’arriver au bout de mon cheminement spirituel, avec l’espoir de répondre à cet
appel que je n’arrivais pas à m’expliquer.
Je commençai à travailler dès
le lendemain et je rencontrai, dans les bureaux, des personnes vraiment très
gentilles qui me firent tout de suite sentir comme chez moi. Je rencontrai
plus particulièrement deux personnes qui allaient m’aider à emprunter la bonne
direction, Mohammed et Sherif. En apprenant que je voulais en savoir plus sur
l’islam et peut-être même me convertir, Mohammed m’invita à assister à une
réunion composée uniquement d’hommes où l’on parlait du Coran et du Prophète.
Après la réunion, nous fîmes tous la prière du ‘Isha, en soirée. C’était la
toute première fois que je participais à une prière de groupe et que
j’entendais réciter la Fatihah (la première et l’une des plus importantes
sourates du Coran). Ce fut très émouvant. Je ne pus m’empêcher de pleurer,
car les paroles de Dieu touchaient mon cœur. Le lendemain, je racontai cette
soirée à Hatem et Sherif et ils se montrèrent très enthousiastes. Je continuai
à lire et à poser des questions, tout en sentant que mon périple tirait à sa
fin.
Le 11 septembre fut un véritable
catalyseur. Après les attaques, mes collègues de travail vinrent me voir pour
me faire comprendre que ce n’était pas cela, l’islam, et ils me prièrent de ne
pas croire que les musulmans étaient de mauvaises personnes. Je ressentais très
bien la douleur et la tristesse qu’ils exprimaient. Mais je savais aussi,
compte tenu du climat qui prévalut durant les jours suivants, que les
Occidentaux ne pouvaient croire que les musulmans étaient réellement
attristés. Mais moi, je sentais que ces sentiments étaient partagés par
beaucoup de musulmans à travers le monde. Durant les semaines qui suivirent,
toutefois, il devint clair que le Moyen-Orient n’était plus un endroit
sécuritaire pour un Américain, car le ressentiment envers la politique
américaine augmentait de jour en jour. Je commençai à me sentir sous pression
et je pensai que finalement, peut-être n’allais-je pas me convertir bien que ça
avait été la raison initiale pour laquelle j’étais revenu au Caire. Des
centaines de personnes se convertissent chaque jour, à travers le monde, mais
personnellement, je souhaitais le faire dans un pays musulman; c’était par pur
symbolisme, mais un symbolisme qui revêtait quand même une certaine importance
pour moi. Ressentant ma frustration, Noha me présenta à Sameh (mon cher frère).
Sameh me donna un cours intensif sur le woudou (ablutions), sur la façon de
prier et de se comporter de manière générale, sur les choses à faire et les
choses à abandonner pour toujours. Le 2 octobre 2001, Sameh vint me chercher
en voiture et me conduisit à la mosquée d’al-Azhar où j’attestai qu’il n’y a
pas d’autre dieu qu’Allah et que Mohammed est Son messager. Aucune personne se
trouvant sur les lieux ne resta les yeux secs. Ce fut une expérience
inoubliable pour tous ceux qui étaient présents.
J’attends avec impatience le
jour où moi et tous ceux qui m’ont aidé dans mon cheminement vers l’islam
célèbreront ensemble au Paradis.
Enfin et surtout, j’aimerais
remercier ma mère pour la compréhension qu’elle a démontré en apprenant ma
conversion à l’islam. Ta foi en Dieu a été pour moi une source d’inspiration
tout au long de ma vie. Ton respect inébranlable pour Dieu est un parfait
exemple pour tous ceux qui disent qu’il n’y a plus de fidèles, de nos jours.
Ils peuvent te considérer comme un exemple. Merci de m’avoir aidé à devenir
l’homme que je suis et l’homme que je m’efforce de devenir. Que Dieu, chère
mère, te guide vers la voie de l’islam et te la fasse considérer comme le
prolongement de ce que tu es en ce moment et comme une réalisation de ta
sagesse et de ta bonté.
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