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Nous avons tant de problèmes et d’obstacles
à affronter, dans nos vies, qu’ils sont comme des maladies. Si nous essayons
de nous en occuper en les prenant un à la fois, nous n’en viendrons jamais à
bout. Nous devons donc les identifier, les classer en diverses catégories et
nous occuper de toute une catégorie à la fois plutôt que de tenter de nous
occuper de chacun individuellement.
Nous devons être capables de distinguer
les obstacles sur lesquels nous avons un contrôle de ceux qui échappent à notre
contrôle. Bien que nous percevions ceux qui échappent à notre contrôle comme
des obstacles, en réalité, ils ne le sont pas. Ces « obstacles »
sont des choses que Dieu nous a destinées et que nous interprétons peut-être de
façon erronée. Par exemple, une personne qui naît avec la peau noire dans un
monde qui favorise largement les Blancs, ou qui naît pauvre dans un monde qui
favorise les riches, ou encore qui a une petite taille, qui naît infirme ou qui
naît avec tout problème physique qui peut être considéré comme un handicap.
Ce sont là des choses qui échappent
totalement à notre contrôle. Nous n’avons pas choisi la famille dans laquelle
nous sommes nés, nous n’avons pas choisi notre corps, nous n’avons pas
participé à ces décisions. Même si nous considérons ces choses comme des
obstacles, nous devons nous armer de patience et comprendre qu’au fond, elles ne
sont pas vraiment des obstacles. Dieu dit, dans le Coran :
« Mais il se peut que vous détestiez une
chose alors qu’elle est bonne pour vous, et il se peut que vous aimiez une
chose alors qu’elle est mauvaise pour vous. Dieu sait, tandis que vous ne
savez pas. » (Coran 2:216)
Il est possible, donc, que les
obstacles qui échappent à notre contrôle nous déplaisent et que nous
souhaitions les faire disparaître de notre vie. D’ailleurs, certaines
personnes dépensent de folles sommes d’argent pour tenter d’y parvenir.
Michael Jackson en est un bon exemple. Il est né avec la peau noire dans un
monde qui favorise les Blancs; pour tenter d’échapper à son sort, il a dépensé
de grosses sommes d’argent en chirurgies esthétiques de toutes sortes avec pour
seul résultat un désastre total.
La paix intérieure ne peut être
atteinte que si nous arrivons à accepter et à endurer avec patience ces
obstacles qui échappent à notre contrôle et à reconnaître qu’ils font partie du
destin que Dieu a décidé pour nous.
Il faut comprendre que ce qui nous
arrive malgré nous, Dieu y a mis quelque chose de bien, que nous arrivions ou
non à en saisir l’aspect positif. Nous devons donc l’accepter.
Je me souviens d’un article, dans un
journal, qu’accompagnait la photo d’un Égyptien qui souriait. Il arborait un très
large sourire; ses bras étaient écartés et ses pouces tournés vers le haut; son
père l’embrassait sur une joue, tandis que sa sœur l’embrassait sur l’autre.
Sous la photo, il y avait une légende.
Cet homme avait failli embarquer sur un vol d’Air Gulf, la veille, qui assurait
la liaison entre le Caire et Bahreïn. Il s’était précipité à l’aéroport pour
ne pas rater son vol, mais n’avait pu monter à bord, car selon les autorités,
il manquait un cachet sur son passeport (au Caire, on exige souvent de nombreux
cachets sur un même document). Comme il était enseignant à Bahreïn et que ce
vol était le dernier de la journée à assurer la liaison entre les deux villes,
il craignait, s’il le ratait, ne pouvoir justifier son absence et perdre son
emploi. Alors il insista beaucoup pour qu’on le laisse monter à bord, allant même
jusqu’à faire une véritable scène, mais en vain; on ne le laissa pas monter et
l’avion partit sans lui. Il retourna chez lui (au Caire) désespéré, convaincu qu’il
serait renvoyé dès le lendemain. Sa famille le consola du mieux qu’elle put et
lui dit de ne pas s’en faire. Le lendemain, il apprit, aux nouvelles, que
l’avion à bord duquel il avait tant voulu monter s’était écrasé et qu’il n’y
avait aucun survivant. Et voilà pourquoi, sur cette photo, il était dans une
telle extase : la veille, le fait de ne pas arriver à monter à bord avait
été pour lui une véritable tragédie et il avait eu le sentiment que sa carrière
était finie. Et maintenant, il comprenait qu’il l’avait échappé belle.
Ce sont là des signes clairs, et l’on
retrouve des signes similaires dans l’histoire de Moïse et Khidr (que nous
retrouvons dans la sourate al-Kahf). Lorsque Khidr fit un trou dans le bateau
de ces gens qui avaient été assez gentils pour les prendre à leur bord, Moïse
et lui, afin de les aider à traverser la rivière, Moïse demanda à Khidr
pourquoi il avait fait cela.
Lorsque les propriétaires du bateau
virent le trou qui avait été fait, ils se demandèrent qui l’avait fait et se
dirent que c’était un acte particulièrement méchant. Peu de temps après, le
roi vint au bord de la rivière et réquisitionna tous les bateaux qui s’y
trouvaient, sauf celui qui était troué. Alors les propriétaires du bateau
louèrent Dieu d’avoir fait en sorte que leur bateau soit troué, ce qui
l’empêcha d’être pris par le roi.
Il existe également d’autres choses que
nous percevons comme des obstacles dans nos vies. Ce sont ces choses que nous
n’arrivons pas à expliquer, lorsqu’elles se produisent. Pour certains, la
frustration ressentie face à cette incompréhension peut même les amener
jusqu’au rejet de la foi. Quand on écoute parler l’athée, qui a rejeté Dieu,
on réalise vite qu’il ne possède aucune paix intérieure. Pourquoi est-il
devenu athée? Il n’est pas normal de ne pas croire en Dieu et il est tout
naturel d’y croire, car c’est Lui qui nous a créés, avec une inclination
naturelle à croire en Lui.
Dieu dit, dans le Coran :
« Dirige tout ton être, (ô Mohammed),
exclusivement vers la religion, selon la nature innée dont Dieu a pourvu les
hommes à leur création. Ce que Dieu a créé ne saurait être modifié. Telle est
la religion droite, mais la plupart des hommes ne savent pas. » (Coran
30:30)
Le prophète Mohammed (que la paix et
les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :
« Chaque enfant naît avec une
saine nature (i.e. il naît musulman, avec une inclination naturelle à croire en
Dieu)... » (Sahih Al-Boukhari, Sahih Mouslim)
Telle est la nature véritable de l’être
humain; mais la personne qui devient athée sans que personne ne lui ait parlé
d’athéisme dans son enfance ou sa jeunesse le devient souvent suite à un
traumatisme ou une tragédie qu’elle n’est pas parvenue à expliquer.
Par exemple, un athée peut raconter qu’il
avait une tante qu’il aimait beaucoup, qui était une très bonne personne aimée
de tous. Puis, un jour, alors qu’elle traversait la rue, une voiture sortie de
nulle part la frappa et elle en mourut. Pourquoi cet accident lui est-il
arrivé à elle plutôt qu’à n’importe qui d’autre? Pourquoi? La personne ne
trouve aucune explication. Ou encore, un athée peut raconter avoir perdu un
enfant en bas âge et demander pourquoi c’est arrivé à son enfant et pas à celui
d’un autre. Pourquoi mon enfant est-il mort? Encore une fois, il ne trouve
aucune explication. Et c’est suite à ce genre de tragédies que la personne
vient à penser que Dieu ne peut exister, car Il ne permettrait pas que de
telles choses se produisent.
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