Les érudits chrétiens reconnaissent les contradictions dans la Bible (partie 1 de 7) : Introduction
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Description: Regard sur ce que certains des plus grands érudits chrétiens ont dit au sujet de l’authenticité de la Bible.
par Misha’al ibn Abdullah (tiré du livre : What did Jesus really Say? (Quel était le véritable message de Jésus?))
Publié le 01 Mar 2010 - Dernière mise à jour le 04 Sep 2011
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« Malheur, donc, à ceux qui, de leurs
propres mains, écrivent un livre et disent : « Ceci vient de
Dieu » pour en tirer un prix misérable. Malheur à eux pour ce que leurs
mains ont écrit et malheur à eux pour le profit qu’ils en tirent! » (Coran
2:79)
« Et lorsque leur vint un messager de
Dieu qui leur confirma ce qu’ils avaient déjà, certains de ceux à qui le Livre
avait été donné jetèrent le Livre de Dieu par-dessus leur épaule comme s’ils ne
savaient rien. » (Coran 2:101)
« Vous
n'ajouterez rien à ce que je vous commande et vous n'en retrancherez rien. Vous
obéirez aux commandements de l'Éternel votre Dieu, que je vous
transmets. » (Deutéronome 4:2)
Commençons par le début. Aucun
spécialiste de la Bible, en ce monde, n’affirmera jamais que c’est Jésus qui a
rédigé cet ouvrage. Tous sont d’accord sur le fait que la plus grande partie
de la Bible a été rédigée par ses fidèles, après son départ. Le docteur
W.Graham Scroggie de la Moody Bible Institute, une prestigieuse mission
évangélique située à Chicago, a dit :
« Oui, la Bible est d’origine humaine, bien que certains aient
affirmé le contraire, plus par zèle que par érudition. Les livres qui
composent la Bible ont été pensés par des hommes, rédigés dans le langage des
hommes, écrits par la main des hommes et leur style est caractéristique de
celui des hommes... C’est un livre humain, mais aussi divin. »
Un autre érudit chrétien, Kenneth Cragg,
l’évêque anglican de Jérusalem, a dit :
« Dans le Nouveau Testament... [il y a des textes] condensés et
révisés, des reproductions de choix et des témoignages. Les évangiles ont
survécu à leurs auteurs et sont demeurés présents dans l’esprit de l’Église.
Ils représentent à la fois l’expérience et l’histoire... »
« C’est un fait connu que l’Évangile original fut transmis
oralement et que de cette tradition orale ont découlé toutes sortes de
variantes. Il est également vrai que lorsque les faits historiques du
christianisme furent mis par écrit, ils continuèrent, oralement, à être l’objet
de variantes diverses, volontaires ou non, ce qui eut une influence sur les
scribes et les rédacteurs. »
« En fait, chaque livre du Nouveau Testament, à l’exception des
quatre épîtres de Paul, est, de nos jours, plus ou moins sujet à controverse et
diverses insertions y sont maintenues. »
Le docteur Lobegott Friedrich
Konstantin Von Tischendorf, un des plus inflexibles défenseurs chrétiens de la
trinité, dû lui-même admettre :
« Plusieurs passages [du Nouveau Testament] ont subi de si
profondes modifications de sens qu’ils nous laissent dans une douloureuse
incertitude sur ce que les apôtres avaient réellement écrit. »
Après avoir énuméré plusieurs exemples
d’affirmations contradictoires dans la Bible, le docteur Frederic Kenyon
dit :
« En plus des contradictions flagrantes comme celles [que je
viens d’énumérer], il n’y a guère de versets dans lesquels nous ne retrouvons
pas de variantes [dans les copies des anciens manuscrits à partir desquels la
Bible a été assemblée]. Personne ne peut se dire indifférent à ces ajouts,
omissions ou altérations. »
Tout au long de ce texte, vous
trouverez de nombreuses autres citations d’éminents érudits chrétiens.
Les chrétiens sont, de façon générale, de
bonnes et honnêtes personnes; et plus leur foi est profonde, meilleurs ils
sont. Le Coran en fait d’ailleurs mention :
« Tu trouveras certainement que les
juifs et les idolâtres sont les ennemis les plus acharnés des croyants. Et tu
trouveras que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui
disent : « Nous sommes chrétiens. » C’est qu’ils comptent parmi
eux des prêtres et des moines, et qu’ils ne sont point orgueilleux. Quand ils
écoutent ce qui a été révélé au messager, tu vois leurs yeux déborder de
larmes, parce qu’ils ont reconnu la vérité. Ils disent :
« Seigneur ! Nous croyons! Inscris-nous parmi ceux qui témoignent
(de la vérité). » (Coran 5:82-83)
Toutes les « versions » de la
Bible ayant précédé la version révisée de 1881 dépendaient des « anciennes
copies » (celles datant d’entre cinq et six cents ans après Jésus). Les
réviseurs de la Version Standard Révisée de 1952 furent les premiers
spécialistes de la Bible à avoir accès aux copies les plus anciennes datant de
trois à quatre cents ans après Jésus. Il va de soi que plus un document est
temporellement proche de sa source, plus son authenticité devrait être grande.
Voyons quelle est l’opinion de la chrétienté par rapport à la plus révisée des
versions de la Bible (révisée d’abord en 1952, puis en 1971) :
« La meilleure version qui ait été produite au cours de ce
siècle. » - (Journal Church of England)
« Une toute nouvelle traduction faite par des érudits de la
plus haute éminence. » (Times, supplément littéraire)
« Toutes les caractéristiques hautement appréciées de la
version autorisée alliées à une nouvelle justesse dans la traduction. » -
(Life and Work)
« La traduction la plus fidèle, qui se rapproche le plus de
l’original. » - (The Times)
Même la maison d’édition (Collins)
mentionne dans ses notes, à la page 10 :
« Cette Bible est issue du travail de trente-deux érudits
secondés par un comité consultatif représentant cinquante dénominations ayant
coopéré entre elles. »
Voyons maintenant ce que ces
trente-deux érudits chrétiens de la plus haute éminence, secondés par cinquante
dénominations chrétiennes ayant coopéré entre elles, ont à dire au sujet de la
version autorisée (connue, en anglais, sous l’appellation de King James Version
(KJV)). Dans la préface de la Version Standard Révisée de 1971, on peut
lire :
« ... La King James Version comporte de graves erreurs... »
Le groupe d’érudits affirme également:
« ... ces erreurs sont si nombreuses et si graves qu’elles
nécessitent une révision du texte en profondeur. »
Le magazine « Awake » du 8
septembre 1957 des Témoins de Jéhovah titrait : « 50 000 erreurs dans
la Bible! » et l’article en question affirmait : « ... la Bible
contient probablement plus de 50 000 erreurs... qui se sont immiscées dans le
texte... 50 000 erreurs graves... ». Puis, après des révélations aussi
percutantes, ils ajoutent : « ... mais prise dans son ensemble, la
Bible demeure un ouvrage fiable. » Dans les textes qui suivent, nous
jetterons un coup d’œil sur seulement quelques-unes de ces erreurs.
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Les érudits chrétiens reconnaissent les contradictions dans la Bible (partie 2 de 7) : Exemples de falsifications
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Description: Quelques exemples de falsifications dans la Bible, telles que rapportées par d’éminents érudits chrétiens.
par Misha’al ibn Abdullah (tiré du livre : What did Jesus really Say? (Quel était le véritable message de Jésus?))
Publié le 08 Mar 2010 - Dernière mise à jour le 31 Oct 2010
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Dans Jean 3 :16 (de la King James
Version, en anglais), il est écrit :
« Car Dieu a tant aimé le
monde qu'il a donné le seul Fils qu’Il ait engendré, afin que quiconque croit
en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. »
Cette fabrication, « qu’Il ait
engendré », a maintenant été retranchée du texte par ces éminents
spécialistes de la Bible chargés de sa révision. Pourtant, l’humanité n’avait
pas à attendre 2000 ans pour avoir accès à cette révélation.
Dans la sourate du Coran intitulée « Maryam »,
il est écrit :
« Et ils disent: « Le Tout
Miséricordieux s’est attribué un fils. » Vous proférez là une chose
abominable! Peu s’en faut que les cieux ne se déchirent, à ces mots, que la
terre ne se fende et que les montagnes ne s’écroulent! Quoi! Attribuer un
fils au Très Miséricordieux alors qu’il ne sied nullement à (la majesté) du
Tout Miséricordieux d’avoir un fils! Aucun habitant des cieux et de la terre
ne se rendra auprès du Tout Miséricordieux autrement qu’en serviteur. Il les a
certes tous comptés, recensés un à un. Au Jour de la Résurrection, chacun
d’eux se rendra seul auprès de Lui. Et à ceux qui auront cru et fait le bien,
le Tout Miséricordieux accordera Son amour. Nous avons rendu (ce Coran) facile
[à comprendre] dans ta langue, (ô Mohammed), afin que par lui, tu annonces la
bonne nouvelle aux gens pieux et tu avertisses un peuple rebelle. Que de
générations, avant eux, n’avons-Nous pas anéanties! En retrouves-tu, (ô
Mohammed), un seul individu? Ou en entends-tu le moindre murmure? »
(Coran, 19:88-98)
Dans le premier épître de Jean 5:7
(King James Version, en anglais), il est écrit :
« Car il y en a trois qui rendent
témoignage dans le ciel : le Père, la Parole, et le Saint-Esprit, et ces
trois-là sont un. »
Comme nous l’avons déjà vu, ce verset
est ce qui se rapproche le plus de ce que l’Église appelle la sainte trinité.
Mais cette pierre angulaire de la foi chrétienne a elle aussi été retirée de la
Version Standard Révisée par les mêmes trente-deux érudits chrétiens de la plus
haute éminence assistés par cinquante dénominations chrétiennes collaborant
avec eux qui, encore une fois, travaillaient avec les « plus anciens
manuscrits ». Et encore une fois, nous découvrons que le Coran avait
révélé cette vérité il y a plus de mille quatre cents ans :
« Ô gens du Livre! N’exagérez pas dans
votre religion et ne dites, sur Dieu, que la vérité. Le Messie, Jésus fils de
Marie, n’était qu’un messager de Dieu, Sa parole qu’Il transmit à Marie et un
esprit provenant de Lui. Croyez donc en Dieu et en Ses messagers, et ne dites
plus « Trois ». Cessez! Ce sera bien mieux pour vous. Votre Dieu
est un Dieu unique. Il est trop parfait pour avoir un fils. C’est à Lui
qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Il suffit
comme protecteur. » (Coran 4:171)
Avant 1952, toutes les versions de la
Bible faisaient mention de l’un des plus miraculeux événements de la vie de
Jésus (que la paix soit sur lui), c’est-à-dire son ascension dans les
cieux :
« Après leur avoir ainsi
parlé, le Seigneur Jésus fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de
Dieu. » (Marc 16:19)
Et dans Luc :
« Pendant qu'il les bénissait,
il les quitta et fut enlevé au ciel. Quant à eux, après l'avoir adoré, ils
retournèrent à Jérusalem, le cœur rempli de joie. » (Luc 24 :51-2)
Dans la Version Standard Révisée de
1952, Marc 16 se termine au verset 8 et le reste du texte est relégué à une
note en bas de page, rédigée en petits caractères. De même, dans le
commentaire de la Nouvelle Version Standard Révisée sur les versets de Luc 24, il
est écrit, en bas de page, que dans « d’autres manuscrits anciens,
« fut enlevé au ciel » et « après l’avoir adoré » sont
absents du texte. Donc, selon eux, avant les ajouts correctifs, les deux
versets se lisaient comme suit :
« Pendant qu'il les
bénissait, il les quitta. Quant à eux, ils retournèrent à Jérusalem, le cœur
rempli de joie.»
Il fallut des siècles de
« corrections inspirées » pour parvenir au Luc 24 :51-52 tel que
nous le connaissons aujourd’hui.
Par ailleurs, Luc 24 :1-7 se lit
comme suit :
« Le premier jour de la
semaine, elles se rendirent au sépulcre de grand matin, portant les aromates
qu'elles avaient préparés. Elles trouvèrent que la pierre avait été roulée de
devant le sépulcre; et, étant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps du
Seigneur Jésus. Comme elles ne savaient que penser de cela, voici que deux
hommes leur apparurent, en habits resplendissants. Saisies de frayeur, elles
baissèrent le visage contre terre; mais ils leur dirent: « Pourquoi
cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n'est point ici, mais
il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu'il
était encore en Galilée, et qu'il disait : Il faut que le Fils de l'homme soit
livré entre les mains des pécheurs, qu'il soit crucifié, et qu'il ressuscite le
troisième jour. »
Encore une fois, sur le verset 5, une
note en bas de page dit : « D’autres manuscrits anciens omettent « Il
n’est point ici, mais il est ressuscité ». »
Les exemples du même type sont trop
nombreux pour que nous les citions tous, mais nous vous invitons à vous
procurer une copie de la nouvelle Version Standard Révisée et à étudier le
texte des quatre évangiles. Vous ne trouverez pas même deux pages consécutives
ne contenant pas, en bas de page, une note mentionnant « d’autres manuscrits
anciens omettent » ou « d’autres manuscrits anciens ajoutent »,
etc.
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Les érudits chrétiens reconnaissent les contradictions dans la Bible (partie 3 de 7) : Auteurs présumés du Nouveau Testament
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Description: Contradictions trouvées par des érudits chrétiens dans les textes des présumés auteurs du Nouveau Testament.
par Misha’al ibn Abdullah (tiré du livre : What did Jesus really Say? (Quel était le véritable message de Jésus?))
Publié le 15 Mar 2010 - Dernière mise à jour le 31 Oct 2010
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Chaque évangile porte le nom de la
personne à qui on l’attribue : l’évangile selon Matthieu, selon Luc, selon
Marc et selon Jean. On ne peut qu’en conclure que ces gens sont les auteurs des
livres qui leur sont attribués. Pourtant, ce n’est pas le cas. Pourquoi? Parce
qu’aucune des quatre milles copies existantes ne porte la signature de son
auteur. On n’a donc que présumé qu’ils en étaient les auteurs. Mais de
récentes découvertes réfutent cette croyance. Les textes eux-mêmes renferment des
preuves démontrant que leurs auteurs présumés ne sont pas ceux que l’on croit.
Dans l’évangile selon Matthieu, par exemple :
« Jésus
s'en alla. En passant, il vit un homme installé au poste de péage. Son nom
était Matthieu. Il lui dit : « Suis-moi! » Matthieu se leva et
le suivit. » (Matthieu 9:9)
Pas besoin d’être un génie pour
comprendre que ni Jésus ni Matthieu n’a écrit ce verset. On retrouve de tels
passages un peu partout dans le Nouveau Testament. Bien que plusieurs aient
avancé que certains auteurs, parfois, écrivent à la troisième personne, il
reste que les autres preuves à l’effet que les auteurs des évangiles ne sont
pas ceux que l’on croit sont trop nombreuses pour que soit retenue cette hypothèse.
D’ailleurs, cette constatation ne se
limite pas au Nouveau Testament. Au moins certaines parties du Deutéronome ne
proviennent ni de Dieu ni de Moïse. Nous pouvons le constater dans le
Deutéronome 34 :5-10, où l’on peut lire :
« Moïse,
serviteur de l'Eternel, mourut là (...) Dieu lui-même l'enterra dans la vallée
de Moab (...) Moïse était âgé de cent vingt ans quand il mourut (...)Au sein
du peuple d'Israël, il n'a plus jamais paru de prophète comme Moïse avec qui
l'Eternel s'entretenait directement... »
Moïse a-t-il rédigé sa propre notice
nécrologique? Josué « parle », lui aussi, de sa propre mort dans
Josué 24 :29-33. Ce sont là des preuves écrasantes qui appuient l’assertion
selon laquelle la majorité, sinon la totalité des livres de la Bible n’ont pas
été rédigés par leurs auteurs présumés.
Les auteurs de la Version Standard
Révisée affirment que l’auteur des « Rois » est « inconnu ».
S’ils avaient eu la certitude qu’il s’agissait de la parole de Dieu, ils la Lui
auraient attribuée sans hésiter. Mais ils préfèrent avouer, en toute
honnêteté, que l’auteur est « inconnu ». Alors si l’auteur est
inconnu, pourquoi parler du livre de Dieu? Pourquoi prétendre qu’il a été
« divinement inspiré »? Dans cette même Version Standard Révisée, les
auteurs affirment que le livre d’Ésaïe est « principalement attribué à
Ésaïe et certaines parties ont pu être écrites par d’autres ». Dans l’introduction
de l’Ecclésiaste, on peut lire : « Auteur : incertain, mais
habituellement attribué à Salomon. » Dans l’introduction du livre de
Ruth : « Auteur non connu avec certitude, peut-être Samuel. »,
etc, etc.
Étudions d’un peu plus près un des
livres du Nouveau Testament, le livre des Hébreux :
« L’auteur du livre des Hébreux
est inconnu. Martin Luther suggéra qu’Apollos de Césarée en était l’auteur...
Tertullien croyait que les Hébreux était une lettre de Barnabé... Adolf
Harnack et J.Rendel Harris supposèrent qu’il avait été écrit par Priscilla (ou
Prisca). William Ramsey suggéra Philippe comme auteur. Cependant, il est
traditionnellement admis que c’est Paul qui a rédigé les Hébreux... Eusèbe de
Césarée croyait aussi que l’auteur était Paul, mais Origène n’était pas tout à
fait certain de son origine pauline. »
Est-ce là ce que nous pouvons appeler
un livre « inspiré de Dieu »?
En réalité, c’est Paul, et l’Église
après lui, qui ont apporté les plus importantes modifications à la religion de
Jésus (que la paix soit sur lui), et ce sont eux qui ont mis sur pied une vaste
campagne de torture et de mise à mort de tous les chrétiens qui refusaient d’abandonner
les enseignements des apôtres et d’adopter les doctrines de Paul. C’est à ce
moment que tous les évangiles furent détruits ou réécrits, à l’exception des
quelques-uns qui satisfaisaient à la nouvelle voie tracée par Paul. Le
révérend Charles Anderson Scott a dit ce qui suit :
« Il est fort probable qu’aucun des
évangiles synoptiques (Matthieu, Marc, Luc) n’existait dans la forme que nous
leur connaissons avant la mort de Paul. Si les documents [du Nouveau
Testament] étaient disposés dans leur véritable ordre chronologique, les
épîtres de Paul viendraient avant les évangiles synoptiques. »
Cette affirmation est confirmée par le
professeur Brandon, qui dit : « Les écrits chrétiens les plus anciens
qui aient été préservés sont les lettres de Paul. »
Dans la seconde
moitié du deuxième siècle, Dionysius, l’archevêque de Corinthe, écrivait :
« Comme les frères souhaitaient me
voir écrire des épîtres, je me suis exécuté; mais les apôtres du diable y ont
introduit toutes sortes d’éléments indésirables, modifiant des mots et en
ajoutant d’autres. Un malheur les attend. Il ne faut donc pas s’étonner de
voir ces mêmes personnes tenter d’apporter des altérations de toutes sortes aux
textes sacrés du Seigneur, puisqu’ils ont fait de même avec d’autres ouvrages
qui ne sont même pas comparables. »
Le Coran confirme cette réalité lorsqu’il
dit :
« Malheur, donc, à ceux qui, de leurs propres mains, écrivent un livre et
disent : « Ceci vient de Dieu » pour en tirer un prix
misérable. Malheur à eux pour ce que leurs mains ont écrit et malheur à eux
pour le profit qu’ils en tirent! » (Coran 2:79)
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Les érudits chrétiens reconnaissent les contradictions dans la Bible (partie 4 de 7) : Corruption des Écritures chrétiennes
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Description: Les Écritures chrétiennes « corrigées » par des chrétiens orthodoxes.
par Misha’al ibn Abdullah (tiré du livre : What did Jesus really Say? (Quel était le véritable message de Jésus?))
Publié le 22 Mar 2010 - Dernière mise à jour le 31 Oct 2010
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Victor Tununensis, un évêque africain
du sixième siècle, rapportait, dans sa Chronique (en l’an 566), que lorsque
Messala était consul à Constantinople (en 506), il « censura et
corrigea » les évangiles des Gentils rédigés par des personnes considérées
comme illettrées par l’empereur Anastase. Ce qui signifie que ces textes
furent modifiés dans le but de les rendre conformes au christianisme du sixième
siècle qui différait du christianisme des siècles précédents.
Ces « corrections » ne se
limitent absolument pas aux premiers siècles suivant la mort de Jésus (que la
paix soit sur lui). Sir Higging écrit :
« Nous ne pouvons nier que les moines
bénédictins de St-Maur étaient très versés en latin et en grec, en plus d’avoir
un réel talent pour ces langues. En outre, ils étaient très nombreux. Dans
l’ouvrage de Cleland intitulé « Life of Lanfranc, Archbishop of
Canterbury », il écrit : « Lanfranc, un moine bénédictin et
archevêque de Canterbury, ayant découvert que les Écritures avaient été passablement
corrompues par des copistes, s’appliqua à les corriger lui-même et il fit de
même avec les écrits des pères, de façon conforme à la foi orthodoxe, secundum
fidem orthodoxam. »
En d’autres termes, les Écritures chrétiennes
furent réécrites dans le but de les rendre conformes aux doctrines des onzième
et douzième siècles, procédé auquel n’échappèrent pas les écrits des premiers
pères de l’Église, afin que tout soit uniformisé. Sir Higgins continue :
« Le même ecclésiaste protestant nous offre ce passage remarquable :
« L’impartialité exige de moi cette confession : les orthodoxes ont
bel et bien altéré certains passages des évangiles. »
L’auteur
poursuit en racontant comment fut entreprise une vaste campagne à
Constantinople, à Rome, à Canterbury et dans le monde chrétien en général,
visant à « corriger » les évangiles et à détruire tous les manuscrits
datant d’avant cette période.
Theodore Zahan a illustré les conflits
amers au sein des églises établies dans ses « Articles of the Apostolic
Creed » (articles de la foi apostolique). Il raconte comment les
catholiques romains ont accusé les Grecs orthodoxes d’avoir remanié les
Écritures par ajouts ou omissions, ce qui aurait été fait selon eux, à la fois
de bonne et de mauvaise foi. Les Grecs orthodoxes, de leur côté, ont accusé
les catholiques romains de s’être exagérément éloignés du texte original dans
plusieurs passages. En dépit de leurs divergences, cependant, ils unissent
leurs forces pour condamner les chrétiens non-conformistes qui « dévient
de la vraie voie » et les accusent d’hérésie. Ces
« hérétiques », de leur côté, condamnent les catholiques pour avoir « remanié
la vérité de fond en comble comme des faussaires ». L’auteur
conclut : « Les faits n’étayent-ils pas ces accusations? »
14. « Et de ceux qui disent :
« Nous sommes chrétiens », Nous avons pris un engagement. Mais ils
ont oublié une partie de ce qui leur avait été rappelé. Nous avons donc fait
naître l’inimitié et la haine parmi eux, jusqu’au Jour de la Résurrection où
Dieu leur rappellera ce qu’ils faisaient. »
15-16. « Ô gens du Livre! Notre
messager, (Mohammed), est venu à vous, vous exposant une grande partie de ce
que vous cachiez des Écritures et omettant à dessein une autre partie. Une
lumière vous est venue de Dieu, ainsi qu’un Livre explicite par lequel Il guide
sur le chemin de la paix ceux qui cherchent Son agrément. Par Sa volonté, Il
les fait sortir des ténèbres à la lumière, et Il les guide vers le droit
chemin. »
17. « Sont certainement mécréants ceux
qui disent : « Certes, Dieu est le Messie, fils de Marie. »
Dis : « Qui donc aurait pu faire quoi que ce soit contre Dieu, s’il
avait décidé de faire périr le Messie, fils de Marie, ainsi que sa mère et tous
les habitants de la terre? » À Dieu seul appartient le pouvoir suprême
sur les cieux et la terre, et sur tout ce qui se trouve entre les deux.
Il crée ce qu’Il veut. Et Il est Tout-Puissant. »
18. « Les juifs et les chrétiens
disent : « Nous sommes les fils de Dieu et Ses préférés. »
Dis : « Alors pourquoi vous punit-Il pour vos péchés? » En
fait, vous n’êtes que de simples mortels de Sa création. Il pardonne à qui Il
veut et châtie qui Il veut. À Dieu seul appartient la royauté des cieux et de
la terre, et de tout ce qui se trouve entre les deux. Et c’est vers Lui que
sera votre destination finale. »
19. « Ô gens du Livre! Notre messager
est venu à vous pour vous éclairer après une interruption (dans l’envoi) de
messagers, afin que vous ne disiez pas : « Il ne nous est venu
personne, [de la part de Dieu], pour nous annoncer la bonne nouvelle ni pour
nous avertir. » Le voilà donc venu, celui qui vous annonce la bonne
nouvelle et qui vous avertit! Et Dieu est Tout-Puissant. » (Coran
5:14-19)
St-Augustin lui-même, homme reconnu et
estimé à la fois par les protestants et les catholiques, a affirmé qu’il y
avait des doctrines secrètes dans la religion chrétienne et que :
« ... il y avait de nombreuses
vérités dans la religion chrétienne qu’il n’était pas approprié que le commun
des mortels sache, et certaines choses qui étaient carrément fausses mais pratique
que le commun des mortels y croit. »
Sir Higgins admet :
« Il n’est pas injuste de supposer que
ces vérités non divulguées recèlent une partie des mystères chrétiens modernes
et je crois que nul ne peut nier que l’Église, dont les plus hautes autorités
appuyaient de telles doctrines, n’hésiterait pas à remanier à nouveau les
écrits sacrés. »
Même les épîtres attribués à Paul n’ont
pas tous été rédigés par lui. Après des années de recherches, les catholiques
et les protestants ont convenu que des treize épîtres attribués à Paul, seuls
sept ont réellement été rédigés par lui. Ce sont : Romains, Corinthiens
(1 et 2), Galates, Philippiens, Philémon et Thessaloniciens (1).
Les diverses dénominations chrétiennes
ne sont pas même arrivées à un accord sur la définition d’un livre
« inspiré » par Dieu. On enseigne aux protestants qu’il y a 66
livres réellement « inspirés » dans la Bible, tandis qu’on enseigne
aux catholiques qu’il y en a 73. Cela sans compter les nouvelles sectes
chrétiennes et leurs livres plus « modernes », comme les Mormons, entre
autres. Durant plusieurs générations, les tous premiers chrétiens ne
suivaient ni les 66 livres des protestants ni les 73 livres des catholiques,
mais croyaient en des livres qui furent, des années plus tard, reconnus comme
des fabrications et des apocryphes.
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