Dieu s’est-Il incarné en homme? (partie 1 de 5) : Une croyance innée en Dieu
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Description: La croyance en un seul Dieu et Son adoration exclusive est innée chez chaque être humain.
par Bilal Philips
Publié le 05 Apr 2010 - Dernière mise à jour le 07 Jun 2010
Lus: 3479 (moyenne quotidienne: 4) - Évaluation: 5 de 5 - Évalué par: 1 Imprimés: 224 - Envoyés: 0 - Commentés: 0
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> Les croyances de l'islam
> À propos de Dieu
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Depuis la nuit des temps, la grande
majorité des êtres humains ont cru en Dieu. Chez les plus anciennes
civilisations comme chez les premières sociétés modernes, des religions ayant
Dieu comme principal objet d’adoration ont été à la base de la culture humaine.
À travers l’histoire, le fait de nier l’existence de Dieu (athéisme) a
toujours été le fait d’un petit nombre d’individus et ce, jusqu’à la montée du
communisme, au 20e siècle. Même de nos jours, dans les sociétés
laïques occidentales, où les scientifiques modernes, armés des théories
darwiniennes, prétendent que Dieu est un produit de l’imagination collective, c’est
une majorité de citoyens qui continue de croire en Dieu.
L’impressionnant ensemble de données
archéologiques en faveur de l’existence de Dieu a amené certains anthropologues
à conclure que la croyance en Dieu (déisme) doit être innée et non acquise.
Bien que la grande majorité des spécialistes en sciences sociales laissent
entendre le contraire, des découvertes scientifiques récentes appuient l’opinion
selon laquelle la croyance est innée. Dans un article intitulé « God Spot
is found in the brain » (Une zone liée à la croyance découverte dans le
cerveau), le docteur Vilayanur Ramachandran, de l’Université de Californie, à
San Diego, affirme que la croyance religieuse en Dieu est inscrite dans le
cerveau.
Une zone liée à la croyance religieuse est
découverte dans le cerveau
par Steve Connor
Correspondant scientifique
Des scientifiques croient avoir découvert, dans le
cerveau, un « module lié à la croyance en Dieu » qui serait
responsable de l’instinct naturel de l’homme à croire en Dieu.
Une étude menée auprès d’épileptiques, qui sont
connus pour vivre des expériences profondément spirituelles, a localisé un
circuit nerveux à l’avant du cerveau qui semble devenir électriquement actif
lorsque ces personnes se mettent à penser à Dieu.
Ces scientifiques affirment que bien que cette
recherche et ses conclusions soient encore au stade préliminaire, les
premiers résultats suggèrent que le phénomène de la croyance religieuse est « inscrit »
dans le cerveau.
Les patients épileptiques qui souffrent d’attaques
originant du lobe frontal du cerveau affirment vivre régulièrement des
épisodes mystiques intenses et se sentir obsédés par la spiritualité
religieuse.
Une équipe de neurologues de l’Université de
Californie, à San Diego, a laissé entendre que l’explication la plus
fascinante serait que les attaques provoquent une surstimulation des nerfs
dans une zone du cerveau surnommée le « module de Dieu ».
« Peut-être y a-t-il, dans le lobe temporal, un
mécanisme neural lié à la religion. Peut-être ce mécanisme a-t-il évolué
afin d’imposer un certain ordre et une certaine stabilité, dans les
sociétés », a rapporté l’équipe, au cours d’une conférence, la semaine
dernière.
Les résultats indiquent que le fait qu’une personne
croie en une religion, ou en Dieu, pourrait dépendre d’à quel point cette
partie de son cerveau est développée.
Le docteur Vilayanur Ramachandran, qui dirige
l’équipe de recherche, a fait savoir que l’étude comparait des patients
épileptiques à des gens normaux et à un groupe de personnes affirmant être
profondément religieuses.
Des moniteurs électriques posés sur leur peau – le
test habituel effectué pour mesurer l’activité du lobe temporal – ont
démontré que les épileptiques et les gens profondément religieux ont eu une
réaction similaire lorsqu’on leur a montré des mots faisant référence à la
croyance spirituelle.
Les scientifiques spécialisés dans l’évolution du
cerveau humain ont suggéré que la croyance en Dieu, qui est un trait commun
que l’on trouve chez toutes les sociétés humaines à travers le monde et ce,
depuis la nuit des temps, est probablement inscrite dans les circuits
complexes du cerveau comme adaptation « darwinienne » dont la raison
d’être serait d’encourager la coopération entre individus.
Si les résultats de cette recherche sont exacts et
qu’un « module de Dieu » existe bel et bien, cela voudrait
probablement dire que les gens athées possèdent un circuit neural
différemment configuré.
Un porte-parole de Richard Harries, l’archevêque
d’Oxford, a laissé entendre que l’existence ou non d’un « module de
Dieu » est une question qui doit intéresser les scientifiques et non les
théologiens. « Mais il ne serait pas surprenant que Dieu nous ait créés
avec une prédisposition physique à la croyance », a-t-il ajouté.
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Malgré des preuves de plus en plus
nombreuses démontrant que l’homme possède une « prédisposition physique à
la croyance », le fait que le concept de Dieu ait grandement varié d’une
société humaine à l’autre pousse certains penseurs, et même ceux qui croient en
Dieu, à conclure que les religions sont l’œuvre de l’homme plutôt que celle de
Dieu. Cependant, des études plus poussées révèlent la présence d’un lien
théologique commun à toutes les religions. Ce lien est la croyance en un Être suprême
parmi les nombreuses divinités, un fondement monothéiste que l’on retrouve même
dans les systèmes religieux les plus panthéistes. Par exemple, le concept de
Dieu que l’on retrouve dans l’hindouisme et qui se démarque des autres
religions laisse entendre que les humains étaient monothéistes, à l’origine, et
qu’ils sont devenus polythéistes à travers divers processus dégénératifs.
Malgré ses nombreuses divinités et idoles, on retrouve dans l’hindouisme un
Dieu suprême unique appelé Brahman.
De tout temps, la majorité des
anthropologues ont conclu que la religion était passée par divers stades de
polythéisme pour devenir monothéiste, ayant débuté avec l’adoration des forces
de la nature par l’homme primitif pour ensuite passer au dithéisme, qui
rassembla tous les pouvoirs surnaturels chez deux dieux principaux (un dieu du
bien et un dieu du mal) puis, finalement, au monothéisme.
Donc, selon les anthropologues et les
spécialistes des sciences sociales, la religion n’aurait pas d’origine divine,
mais dériverait plutôt des superstitions de l’homme primitif, qui n’existaient
que par son manque de connaissances scientifiques. Par conséquent, ces mêmes
théoriciens croient que la science nous dévoilera bientôt tous les secrets de
la nature, amenant les gens à ne plus utiliser la religion pour expliquer des
phénomènes naturels et provoquant par le fait même l’extinction pure et simple
des religions.
Mais la croyance innée de l’homme en un
Être suprême semble soutenir le point de vue opposé, suggérant plutôt que
l’homme a commencé par être monothéiste pour s’égarer, avec le temps, dans
diverses formes de polythéisme. Cette position trouve appui dans le fait que
la majorité les tribus prétendument primitives qui ont été
« découvertes » professaient une croyance en un Être suprême. Peu
importe à quel stade de leur développement religieux elles se trouvaient au
moment où elles furent « découvertes », la plupart croyaient en un
Être suprême régnant au-dessus de tous les autres dieux ou esprits. Le concept
d’un Être suprême unique est donc présent au sein de la majorité des religions
et constitue la preuve que les gens se sont éloignés du monothéisme en prêtant
des attributs divins à certaines parties de la création qui, avec le temps,
finirent par être considérées comme de secondes divinités et, dans certains
cas, comme des intercesseurs entre l’homme et Dieu. Il demeure malgré tout
qu’un Dieu suprême et unique, sous quelque forme que ce soit, se trouve au cœur
de la grande majorité des religions.
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Dieu s’est-Il incarné en homme? (partie 2 de 5) : Les divinités; l’homme est Dieu; et Dieu Se transforme en Ses créatures
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Description: Aperçu du concept de Dieu et du panthéisme dans les religions polythéistes, et plus particulièrement dans l’hindouisme.
par Bilal Philips
Publié le 12 Apr 2010 - Dernière mise à jour le 12 Apr 2010
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> Les croyances de l'islam
> À propos de Dieu
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Les divinités
Il existe un aspect de la
croyance en Dieu qui défie toute logique et tout bon sens, et qui est devenu la
pierre angulaire de certaines religions : il s’agit de la croyance selon
laquelle Dieu se serait incarné en homme. La croyance monothéiste en Dieu
s’est transformée en une croyance selon laquelle il doit nécessairement exister
des intermédiaires entre les hommes et Dieu pour Lui transmettre les demandes
des hommes ou pour agir en Son nom, en ce monde. Par la suite, ces
intermédiaires sont devenus eux-mêmes objets d’adoration. On les a d’abord perçus
comme des esprits issus de diverses manifestations de la nature; c’est pourquoi
les hommes primitifs adoraient les esprits des rivières, des forêts, des
montagnes, des cieux, etc. (ce qui est toujours le cas chez certains peuples,
de nos jours). Parfois, ils adoraient la nature elle-même tandis qu’à d’autres
moments, ils adoraient des symboles représentant les forces naturelles. Ces
systèmes religieux étaient plutôt localisés et demeurent le fait de certains
peuples primitifs répandus un peu partout sur terre. De telles croyances ne se
transformèrent jamais en un système de croyance unique à grande échelle, du
moins selon les faits historiques dont nous disposons.
Par ailleurs, la croyance
monothéiste en Dieu s’est aussi transformée en personnification des forces de
Dieu, lesquelles sont devenues des entités intermédiaires représentées par des
images, des statues, etc. C’est ainsi que des idoles devinrent des objets d’adoration
par lesquels certaines personnes se mirent à adorer Dieu. Les forces de Dieu
devinrent des divinités. De telles croyances finirent par se transformer, dans
les temps anciens et modernes, en religions naturelles répandues à l’échelle
planétaire. L’Égypte, la Grèce et la Rome anciennes ont vu leurs religions
s’éteindre suite à leur subversion par la religion chrétienne. Mais
l’hindouisme, lui, survécut aux colonisations musulmane et chrétienne et
demeure la religion de près d’un milliard de personnes, en Inde. Le
christianisme et l’islam l’ont cependant supplanté dans la majorité des pays
d’Extrême-Orient, à l’exception de l’île de Bali, en Indonésie. Toutefois,
les diverses formes de bouddhisme (le bouddhisme étant une religion dérivée de
l’hindouisme) demeurent les cultes d’une majorité de personnes dans cette
région du monde. Par ailleurs, diverses formes de l’hindouisme issues de son
mouvement réformateur continuent de se développer en Occident, de nos jours.
L’homme est Dieu
Selon le concept de base de l’hindouisme,
tout ce qui nous entoure est Dieu. L’hindouisme ne fait donc aucune
distinction entre Dieu et Sa création. Dans la philosophie hindoue, chaque
être vivant possède une âme appelée Atman et l’on croit que cette âme est en
fait le Dieu Suprême, appelé Brahman. L’essence même de la croyance hindoue
est donc le concept selon lequel Atman et Brahman ne font qu’un. Autrement
dit, l’âme humaine est divine. De plus, toujours selon l’hindouisme, la
société humaine est divisée en castes dont chacune représente des êtres humains
issus de diverses parties de l’Être divin, Brahman. La caste supérieure, les
brahmines, est constituée de personnes issues de la tête de Dieu, tandis que la
caste inférieure, les sudras, est constituée de personnes provenant des pieds
de Dieu. Bien qu’il n’y ait officiellement que quatre castes principales, il
existe, en réalité, plusieurs sous-castes. Chacune des castes principales est
subdivisée en milliers de sous-castes. Les hindous croient que lorsqu’une
personne meurt, elle se réincarne par la suite. L’âme (Atman) de la personne
décédée ne meurt jamais, mais se réincarne continuellement. Si la personne
était bonne en cette vie, elle sera réincarnée dans une caste supérieure dans
sa prochaine vie. À l’inverse, si elle était mauvaise, elle sera réincarnée
dans une caste inférieure, ce qui explique, entre autres, pourquoi autant d’hindous
se suicident chaque année. En effet, les journaux rapportent régulièrement les
cas d’individus, ou même de familles entières, retrouvés pendus dans leur
maison. Car lorsque quelqu’un croit à la réincarnation, le suicide devient une
issue de secours facile à emprunter pour échapper aux difficultés de la vie.
Lorsqu’une personne, au fil des
réincarnations, atteint la caste supérieure (brahmines), elle voit son cycle de
réincarnations prendre fin et elle est enfin réunie avec Brahman. Ce processus
de réunification s’appelle Moksha, dans l’hindouisme, tandis que dans le
bouddhisme, on l’appelle Nirvana.
Atman réuni avec Brahman, l’homme devient Dieu.
Dieu Se transforme en Ses créatures
Dans la croyance hindoue, les
attributs de Brahman se manifestent sous la forme de plusieurs divinités. L’attribut
de création devient le dieu créateur, Brahma, l’attribut de préservation
devient le dieu conservateur, Vishnu, et l’attribut de destruction devient le
dieu destructeur, Shiva. Le plus populaire d’entre eux, Vishnu, s’incarne en
divers êtres humains à divers moments dans le temps. Cette incarnation, en
sanskrit, s’appelle avatar, terme qui signifie « descente ». Cela
fait référence à l’idée selon laquelle Dieu serait descendu dans le monde des
humains en devenant Lui-même homme ou en se transformant en l’une de Ses
créatures. Le terme avatar fait d’abord référence aux dix principales
apparences que peut revêtir le dieu Vishnu. Parmi elles se trouve Matsya,
l’incarnation de Dieu sous forme de poisson; Kurma, sous forme de
tortue; Varaha, sous forme de sanglier; Narasimha, sous forme de
mi-homme mi-lion; Vamana, sous forme de nain; et sous la forme la plus
commune, Rama, en être humain.
Rama
est un héros de l’épopée Ramayana, sur laquelle des films ont été tournés et
sont projetés régulièrement, en Inde. L’autre dieu populaire est Krishna, considéré
comme une autre incarnation de Vishnu en être humain. Il est le héros de
l’épopée Mahabharata, qui raconte la descente des dieux, sur terre, pour
revêtir des formes humaines afin de sauver la déesse Terre, opprimée par des
démons, accablée par la surpopulation et en danger de destruction. Il existe certaines variantes
de cette croyance, le nombre d’incarnations et les formes d’animaux variant
d’une version à l’autre. L’hindouisme (qui est la croyance d’un cinquième de
l’humanité), croit donc que l’homme est Dieu, ou une partie de Dieu. La
différence entre le Créateur et Sa création demeure, pour les fidèles de cette
religion, relativement superficielle.
Le bouddhisme populaire partage
le concept de réincarnation avec l’hindouisme, mais avec quelques variantes.
Il enseigne que chaque être conscient possède une « nature bouddha »
et qu’il est par le fait même en état de devenir un bouddha. Bouddha, à
l’origine, était un homme véritable, un être qui enseigna certains principes de
sagesse aux autres.
Mais dans le bouddhisme mayahana se développa l’idée d’un Bouddha
« éternel » incarnant la vérité absolue, et Bouddha fut tout à coup
élevé au rang de divinité. Selon les tenants de cette croyance, cet éternel
Bouddha, pour pouvoir révéler son message à l’humanité, se manifeste, de temps à
autre, en Bouddha terrestre qui vit et travaille avec les humains.
Ainsi, Siddhartha Gautama, le
fondateur du bouddhisme, ne se transforma qu’en une de ces apparences
terrestres, une apparition fantômatique créée par le Bouddha éternel. Le bouddhisme a intégré des
éléments du système indien de divinités et de cieux divers. La nature absolue
(ou le Bouddha absolu) est considérée par certains comme possédant des
attributs du Bouddha éternel et des bodhisattvas, qui existèrent dans le monde
spirituel et qui offrirent leur protection et leur assistance à leurs fidèles
pour les aider à atteindre la lumière.
Les principaux bodhisattvas
éternels étaient Avalokitesvara, incarnation de la compassion, et Manjusri,
incarnation de la sagesse. Et parmi les éternels bouddhas, on retrouvait
Aksobhya (l’Imperturbable), Amitabha (la Lumière Éternelle) et Amitayus (la Vie
Éternelle).
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Dieu s’est-Il incarné en homme? (partie 3 de 5) : Dieu devient homme, des hommes deviennent Dieu: pourquoi?
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Description: Exemples de religions qui croient que Dieu est devenu homme ou que tous les hommes sont une partie de Dieu, et un aperçu du raisonnement derrière ces croyances.
par Bilal Philips
Publié le 19 Apr 2010 - Dernière mise à jour le 19 Apr 2010
Lus: 2932 (moyenne quotidienne: 4) - Évaluation: 5 de 5 - Évalué par: 2 Imprimés: 222 - Envoyés: 0 - Commentés: 0
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> Les croyances de l'islam
> À propos de Dieu
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Dieu devient homme
La croyance chrétienne dans l’incarnation de Dieu tire
ses origines dans les croyances de la Grèce antique. Les termes mêmes utilisés
pour décrire l’incarnation de Dieu se trouvent dans Jean 1:1 et 14 :
« Au commencement était celui qui est la
Parole [logos] de Dieu. Il était avec Dieu, il était lui-même Dieu. » Puis Jean ajoute, plus loin : « Celui
qui est la Parole est devenu homme et il a vécu parmi nous. (...) plénitude de
grâce et de vérité! » Bien que le terme grec logos soit
traduit par « parole », il n’existe pas réellement de terme équivalent
en français. Son importance se trouve dans son utilisation en tant que terme
technique dans la pensée métaphysique grecque, du sixième siècle avant
Jésus-Christ au troisième siècle de l’ère actuelle, et dans son appropriation
par les penseurs juifs et chrétiens. Il apparut pour la première fois dans les
écrits d’Héraclite (540-480 avant J.-C.) comme principe motivateur de
l’univers, mais fut supplanté, à l’époque d’Aristote, par le pouvoir immatériel
(nous) et devint le pouvoir matériel.
Le terme logos réapparut
chez les stoïciens, qui nommèrent leur principe de téléologie à la fois logos
et Dieu. Philo (mort en 50 de l’ère actuelle), philosophe juif d’Alexandrie,
établit un lien entre la « parole créatrice » de l’Ancien Testament
et le logos des stoïciens. Le logos devint donc un principe
transcendant, le moyen par lequel Dieu s’exprime dans le monde. Mais le logos
avait également une fonction rédemptrice en ce sens qu’il était un moyen par
lequel on pouvait atteindre un état spirituel plus élevé. Dans l’évangile de
Jean, le logos est à la fois créateur et rédempteur, l’accent étant
surtout mis sur ce dernier attribut.
Mais cette croyance demandait une justification et c’est
pourquoi les concept de péché originel et de sacrifice divin furent inventés. On
prétendit qu’à cause du péché d’Adam, qui grossit de génération en génération
jusqu’à devenir si énorme qu’aucun sacrifice humain ne pouvait le racheter, un
sacrifice divin était devenu nécessaire. C’est pourquoi Dieu eut un fils
humain qui était à la fois Dieu Lui-même, incarné. Ce fils de Dieu mourut
ensuite sur une croix, ce qui constitua un sacrifice pour toute l’humanité. Et
ce fils, qui était en fait Dieu Lui-même, ressuscita trois jours plus tard et
se trouve présentement assis à la droite de Dieu, attendant de pouvoir juger
les gens au Jour Dernier. Donc pour les chrétiens, qui représentent environ un
cinquième de l’humanité, Dieu s’est incarné en homme à une seule occasion au
cours de l’histoire, et croire en Son incarnation est une condition essentielle
au salut.
Des hommes deviennent Dieu
D’un point de vue terre à terre, la croyance chrétienne
selon laquelle Jésus était en fait Dieu peut être perçue comme le fait d’élever
un être humain au rang de divinité. Il existe cependant certaines autres
croyances chez plusieurs fidèles de l’islam qui, comme l’hindouisme et le
bouddhisme, offrent aux humains l’occasion de devenir Dieu.
Ces croyances tirent leur origine du mysticisme dont les
racines se trouvent dans certaines religions de la Grèce antique. Le
mysticisme se définit comme une expérience d’union avec Dieu et la croyance
selon laquelle le principal objectif de l’homme, dans la vie, est l’atteinte de
cette union. Le philosophe grec Platon a proposé ce concept dans ses écrits,
plus particulièrement dans son Symposium. Il y décrit comment l’âme humaine
peut gravir les échelons de l’échelle sprirituelle jusqu’à ce qu’elle atteigne
Dieu et ne fasse plus qu’un avec Lui. Le
fondement de cette croyance est le concept selon lequel les êtres humains sont
en fait des parties de Dieu qui se sont retrouvées prisonnières du monde
matériel. Le corps physique enveloppe l’âme humaine. Par conséquent, l’âme
serait divine. La partie de Dieu prisonnière de ce monde doit
se libérer du monde matériel pour pouvoir se réunir avec Dieu.
Parmi les musulmans est apparue une secte qui fait la
promotion de telles idées. On les appelle les soufis et leur système de
croyance s’appelle soufisme. Ce terme est parfois traduit en français par
« mysticisme » ou « mysticisme islamique ». Ce courant se
fonde sur le même concept que celui des mystiques grecs, à savoir que l’âme
humaine est divine et qu’elle ne peut être réunie avec Dieu qu’à travers
certains exercices spirituels. Divers groupes soufis ont évolué en cultes
appelés « tariqahs ». Chaque culte porte le nom de son fondateur
véritable ou supposé, et chacun possède son propre ensemble d’exercices
spirituels auxquels les membres doivent strictement se conformer. La plupart
des « tariqahs » enseignent à leurs fidèles qu’après avoir accompli
correctement les exercices physiques et spirituels prescrits, ils peuvent
espérer ne devenir qu’un avec Dieu. Cette union est appelée, en arabe, « fanaa »,
terme qui signifie « dissolution »,
ou encore « woussoul », terme signifiant
« arrivée ».
Le concept d’union avec Dieu fut rejeté par les érudits
musulmans, mais adopté par une partie de la communauté musulmane. Au dixième
siècle, un soufi nommé al-Hallaj (858-922) annonça publiquement qu’il était
Dieu et rédigea, à cet effet, plusieurs poèmes, ainsi qu’un ouvrage intitulé Kitaab
at-Tawaseen. Dans cet ouvrage, il écrivait : « Si tu ne
reconnais pas Dieu, reconnais au moins Son signe : je suis la vérité
ultime absolue car à travers la vérité, je suis la vérité éternelle. Mes amis
et maîtres sont Iblis, et
Pharaon. Iblis fut menacé du feu de l’Enfer et pourtant, il ne concéda rien
entre lui et Dieu. Alors même si je suis tué et crucifié, même si on me coupe
les mains et les pieds, je ne me rétracterai pas. »
Ibn ‘Arabi (mort en 1240) poussa la croyance en l’union
avec Dieu un peu plus loin en affirmant que seul Dieu existe. Dans l’un de ses
ouvrages, il écrivit ce qui suit : « Gloire à Lui, qui a fait que
toute chose ne soit qu’apparente, tout en étant leur essence. »
Et dans un autre, il écrivit : « Il est l’essence de tout ce qui est
apparent, et Il est l’essence de tout ce qui est dissimulé lorsque Lui-même
apparaît. Celui qui Le perçoit n’est nul autre que Lui-même et nul ne Lui est
caché car Il apparaît à Lui-même en étant caché. »
Ce concept, il l’appelait Wahdatoul-woujoud (unité de l’existence), et
il fut popularisé dans les cercles soufis à travers le monde.
Pourquoi?
Qu’est-ce qui amena les anciens à croire que Dieu s’était
incarné ou que Dieu et l’homme ne faisaient qu’un? D’abord, leur incapacité à
comprendre ou à accepter le concept d’un Dieu ayant créé ce monde à partir du
néant. Ils préféraient concevoir Dieu à leur image et créant à partir de ce
qui était déjà existant. Les humains créent des choses en manipulant ce qui
existe déjà. Par exemple, une table de bois fut d’abord un arbre, tandis que
ses clous et ses vis furent d’abord du fer enseveli sous terre. Ce sont les
humains qui coupèrent l’arbre et qui donnèrent à son bois la forme d’un dessus
de table et de quatre pattes; ce sont eux qui allèrent recueillir le fer, qui
le firent fondre puis qui le façonnèrent sous forme de clous et de vis, puis
qui assemblèrent le bois, les clous et les vis pour en faire une table à
laquelle ils prêtent divers usages. Telle est l’essence de l’activité humaine;
les hommes ne font que modifier ou transformer ce qui existe déjà. Ils n’ont
pas créé les arbres ni le fer. Et même s’ils ont planté des arbres, ce ne sont
pas eux qui ont créé les graines à partir desquelles ces arbres se sont formés.
Par conséquent, les humains, dans leur ignorance de la
réalité de Dieu, ont maintes fois conçu Dieu comme un être humain. Par
exemple, dans l’Ancien Testament, il est écrit que « Dieu créa l’homme à
Son image ». Pour les hindous, Purusa est le Dieu créateur,
c’est-à-dire Brahma, sous une forme humaine; et tout comme les humains créent
en manipulant ce qui existe déjà, ils s’imaginent que le Créateur doit faire de
même.
Selon la philosophie hindoue, Purusa est le fils géant
de Brahma et possède mille têtes et mille yeux. Il a donné naissance à Viraaj,
son pendant féminin et compagne dans le processus de création. Le Purusa divin
est également considéré comme une offrande qui fut sacrifiée et l’on croit que
c’est de son corps démembré qu’apparurent les quatre castes traditionnelles
(varnas). Perusa Hymn
affirme que la caste supérieure des brahmines est issue de la bouche de Purusa;
que les Ksatriyas (nobles) sont issus de ses bras; que les Vaishyas sont issus
de ses cuisses et que les Shoodras sont issus de ses pieds.
L’incapacité des hindous à concevoir que Dieu ait pu créer ce monde à partir
de rien les a amenés à croire que Dieu avait créé ce monde à partir de Lui-même
et ses habitants, des parties de Son corps.
La capacité des humains à comprendre des idées et des
concepts est limitée et finie. Ils ne peuvent saisir et réellement comprendre
le concept de l’infini. Dieu a enseigné à Adam qu’Il avait créé ce monde à
partir du néant. Il lui a dit que lorsqu’Il décide d’une chose, Il n’a qu’à
dire « Sois! », et elle est aussitôt, issue du néant. Ce monde et
tout ce qu’il contient ne fut pas créé à partir de Dieu. En fait, l’idée d’un
Dieu créant le monde à partir de Lui-même Le réduit au niveau de Ses créatures
qui elles, ne créent qu’à partir de ce qui existe déjà. Ceux qui croient à ce
concept sont incapables de saisir l’unicité de Dieu. Il est pourtant unique,
et rien ni personne ne Lui ressemble, de près ou de loin. S’Il avait créé ce
monde à partir de Lui-même, Il serait nécessairement comme Ses créatures, ce
qui n’est pas le cas.
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Dieu s’est-Il incarné en homme? (partie 4 de 5) : Dieu s’est-Il incarné en homme? Dieu peut-Il devenir homme?
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Description: La raison pour laquelle le concept de Dieu comme étant une partie de Sa propre création contredit le sens même du terme « Dieu » et vice versa.
par Bilal Philips
Publié le 26 Apr 2010 - Dernière mise à jour le 26 Apr 2010
Lus: 2827 (moyenne quotidienne: 4) - Évaluation: 5 de 5 - Évalué par: 2 Imprimés: 201 - Envoyés: 0 - Commentés: 0
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> Les croyances de l'islam
> À propos de Dieu
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La question qui demeure est : Dieu
s’est-Il incarné en homme? La réponse, évidemment, est non, car l’idée de Dieu
devenant homme contredit le sens fondamental du terme « Dieu ». Les
gens croient généralement que Dieu est capable de tout faire : lorsqu’Il
souhaite faire une chose, Il est capable de la faire. Dans la Bible, il est
écrit que : « ... à Dieu, tout est possible ». (Matthieu, 19:
26; Marc 10: 27, 14: 36)
Le Coran, lui, affirme que Dieu :
« ... a le pouvoir sur toute
chose. » (Coran 2:20)
Et l’on retrouve, dans les écritures
hindoues, des textes dont le sens est similaire.
Les textes de toutes les grandes
religions contiennent des passages dont le sens général fait référence au
concept d’omnipotence de Dieu. Il est plus grand que tout et tout Lui est
possible. Pour traduire ce concept en termes pratiques, il faut d’abord
identifier et comprendre les attributs fondamentaux de Dieu. La plupart des
sociétés conçoivent Dieu comme un Être éternel, sans commencement ni fin. Si,
sur la base du concept d’omnipotence, on posait la question à savoir si Dieu
peut mourir, quelle serait la réponse? Comme mourir est un acte faisant partie
de « toute chose », peut-on dire « Oui, s’Il le
souhaite »? Bien sûr que non.
Il y a donc un problème, ici. Dieu est
défini comme Être éternel, ce qui veut dire sans fin, tandis que l’acte de
mourir est l’acte d’arriver à une fin. Par conséquent, poser la question à
savoir s’Il peut mourir est insensé, car l’idée se contredit elle-même. De
même, demander si Dieu peut naître est aussi absurde, car nous L’avons déjà
défini comme éternel, donc sans commencement. C’est dans ce même esprit que
les philosophes athées aiment bien demander aux croyants, pour les embarrasser :
« Dieu peut-il créer une pierre si lourde qu’Il ne pourrait la soulever
Lui-même? » Si le croyant répond par l’affirmative, cela signifie que
Dieu peut créer quelque chose de plus grand que Lui. S’il répond par la
négative, cela signifie que Dieu n’est pas « capable de toute
chose ».
L’expression « toute chose »
exclut donc, évidemment, les absurdités. Elle ne peut inclure des choses qui
contredisent les attributs divins, qui Le rabaisseraient à un niveau inférieur,
qui Le feraient, par exemple, oublier, dormir, se repentir, grandir, etc. L’expression
ne peut inclure que toutes ces choses qui correspondent à Son statut de
divinité. C’est ce que cela signifie lorsque nous disons qu’Il est
« capable de toute chose ». On ne peut donc aborder cette expression
dans son sens absolu.
L’idée selon laquelle Dieu se serait
incarné en homme est tout aussi absurde. Il ne sied pas à Dieu de revêtir des
traits humains, car cela signifie que le Créateur devient une partie de Sa
création. La création est un produit de l’acte de créer du Créateur. Si le
Créateur devient Sa création, cela revient à dire que le Créateur S’est
Lui-même créé, ce qui est évidemment absurde. Car pour Se créer, il faudrait
qu’Il soit d’abord inexistant; et s’Il est inexistant, comment peut-Il créer?
De plus, s’Il était créé, cela signifierait qu’Il a eu un commencement, ce qui
contredit le concept d’éternité. Par définition, la création doit être
précédée de son créateur. Pour que les êtres créés existent, un créateur doit
les amener à exister. Dieu ne peut avoir besoin d’un créateur, puisqu’Il est
Lui-même le Créateur. Nous nous retrouvons donc devant une évidente
contradiction dans les termes.
Dieu peut-Il devenir homme?
L’homme est un être fini. Il naît,
puis il meurt. Ce sont là des caractéristiques qui ne peuvent être attribuées
à Dieu, car elles Le rabaissent au niveau de Sa création. Par conséquent, Dieu
n’est jamais devenu homme et ne le deviendra jamais. À l’inverse, l’homme ne
peut, non plus, devenir Dieu. L’être créé ne peut devenir son propre créateur,
car il y a eu un moment où il n’existait pas. Il est entré dans l’existence à
travers l’acte de création d’un Créateur qui Lui, existait déjà. Ce qui est
non-existant ne peut s’amener lui-même à exister.
Quant au concept selon lequel l’âme
humaine serait d’essence divine, il ne sert à certains qu’à prétendre que
l’homme peut devenir Dieu. C’est cette philosophie qui est à la base du
mysticisme grec, chrétien et musulman, de même que de la théologie hindoue; elle
étend l’attribut de divinité à tous les êtres humains et, vraisemblablement, à
toutes les créatures vivantes. Elle part de la prémisse selon laquelle à un
certain moment, dans l’histoire de l’univers, des parties de Dieu ont été
recouvertes d’enveloppes matérielles et se sont retrouvées prisonnières de la
terre. Autrement dit, ce qui était infini s’est retrouvé prisonnier du monde
fini. Cette croyance, toutefois, fait en sorte que Dieu se retrouve avec
certains attributs du mal et fait abstraction des notions de bien et de mal, de
pureté et d’impureté. Lorsque l’âme d’un être humain souhaite commettre un
tort et le fait par la permission de Dieu, un tel acte est mauvais et mérite un
châtiment. C’est pourquoi le concept du karma fut inventé; on récolte ce que
l’on sème. Le karma explique, par exemple, les souffrances et les épreuves
difficilement explicables en prétendant qu’il s’agit d’une conséquence des
mauvaises actions perpétrées lors d’une autre vie. Dieu finit toujours par
châtier le mal commis par certaines parties de Lui-même se trouvant dans l’être
humain. On oublie, ici, de souligner que si l’âme humaine possède une volonté
indépendante de Dieu, elle ne peut donc être Dieu, ni une partie de Dieu.
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Dieu s’est-Il incarné en homme? (partie 5 de 5) : Dieu a-t-Il eu un fils?
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Description: L’idée selon laquelle Dieu aurait eu un fils et la conclusion de cette série d’articles.
par Bilal Philips
Publié le 03 May 2010 - Dernière mise à jour le 03 May 2010
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Catégorie: Articles
> Les croyances de l'islam
> À propos de Dieu
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Si Dieu ne S’est pas incarné en homme,
a-t-Il engendré un fils? Puisqu’Il est capable de toute chose, Il doit être
capable d’engendrer un fils. Mais cette affirmation réduit Dieu au statut de
Sa création. Les créatures procréent en donnant naissance à des versions
miniatures d’elles-mêmes qui grandissent, puis procréent à leur tour. Les
chiens ont des chiots, les chats ont des chatons et les humains ont des
enfants. Alors qu’est-ce que Dieu est censé avoir? Un bébé dieu? Suivant
cette logique, les dieux devraient donner naissance à des dieux. Il ne sied
pas à Dieu d’avoir un fils, car un tel acte Le rabaisse au niveau de Sa
création.
Les êtres et les choses n’existent que par
le commandement de Dieu. Dieu ne peut devenir une partie de Sa création et ne
peut « engendrer » Sa création. Dieu est Dieu, le Créateur, tandis
que les hommes et tout ce que contient l’univers sont Sa création. Bien que
les humains ne puissent réellement saisir le concept de création à partir du
néant, c’est pourtant exactement ce que Dieu fait. Il est le Seul à pouvoir
créer à partir du néant et c’est là l’un des attributs qui font de Lui un Être
unique et distinct de Sa création. Son acte de création est totalement
différent de celui des humains.
C’est là l’essence du message transmis par
tous les messagers et prophètes que Dieu a envoyés à l’humanité – Abraham,
Moïse, Jésus et Mohammed, entre autres – de même que tous ceux dont nous ne
connaissons pas le nom (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur eux
tous). De nos jours, ce message, à son état pur, ne se trouve que dans le
Coran, le dernier Livre que Dieu a révélé à l’humanité. Si le message ne se
trouve plus que dans le Coran, c’est que ce dernier est demeuré inchangé depuis
sa révélation, il y a de cela mille quatre cents ans.
À l’intention de ceux qui Le rabaissent au
niveau de Sa création, Dieu dit, dans le Coran :
« Rien ne Lui ressemble. » (Coran 42:11)
À ceux qui Lui
attribuent un fils, Il dit:
« ... il ne sied nullement à (la majesté) du Tout Miséricordieux d’avoir
un fils! » (Coran 19:92)
À ceux qui croient qu’Il a créé le
monde à partir de Lui-même :
« Quand Il décide une chose, Son commandement se résume à dire :
« Sois », et elle est aussitôt! » (Coran 36:82)
Aux polythéistes, Il affirme :
« Dieu ne S’est point attribué de fils et il n’existe aucune autre
divinité avec Lui; sinon, chaque divinité se serait sûrement emparée de ce
qu’elle aurait créé, et certaines en auraient dominé d’autres. » (Coran
23:91)
Et Il demande aux athées :
« Ont-ils été créés à partir de rien? Ou sont-ils eux-mêmes les
créateurs? » (Coran 52:35)
Puis, faisant référence à Jésus et à sa mère, Marie, Il confirme qu’ils n’étaient autres que des êtres
humains :
« ... ils consommaient tous deux de la nourriture. » (Coran 5:75)
Il est très important, pour chaque
personne, de bien saisir le concept selon lequel Dieu ne peut S’incarner en
homme, car il constitue la différence fondamentale entre l’islam et les autres
religions. Toutes les autres religions, sans exception, ont une vision déformée
de Dieu, à des degrés divers. Le plus important à retenir, c’est que jamais
Dieu ne S’est incarné sous quelque forme que ce soit. Dieu est unique et Lui
seul mérite d’être adoré par Sa création. Croire qu’un homme est Dieu et
adorer cet homme est le plus grand péché que les hommes puissent commettre sur
cette terre. Comprendre cette vérité est extrêmement important, car c’est elle
qui peut mener l’homme au salut. Nul ne peut atteindre le salut sans croire à
cette réalité, bien que cette croyance ne soit pas l’unique clef du salut. Car
une croyance saine et véritable doit être mise en pratique et non pas demeurer
simplement au niveau du savoir et des connaissances. Une personne doit mener
une vie vertueuse basée sur la vérité et sur des croyances saines pour atteindre
le salut. Mais le point de départ consiste à bien connaître Dieu et Ses
attributs et à savoir et croire, tout au fond de soi, qu’il ne S’est jamais
incarné en homme ni sous aucune autre forme.
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