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La famille en islam (partie 1 de 3): L’attrait de la vie familiale en islam
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Description: Des gens issus de divers milieux parlent de leur vision de la vie familiale en islam.
par Ben Adam (IslamReligion.com)
- Publié le 14 Jul 2008 - Dernière mise à jour le 17 Nov 2008
Lus: 1866 - Évaluation: aucun - Évalué par: 0 Imprimés: 66 - Envoyés: 2 - Commentés: 0
Catégorie: Articles
> Les systèmes politiques et socio-économiques dans Islam
> La famille
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Se préoccuper du bien-être des autres
avant le sien est une vertu si enracinée dans l’islam qu’elle est connue même
des non-musulmans. Clive Stafford-Smith, philanthrope, avocat en droit civique
britannique et non-musulman a déclaré : « Ce que j’aime de
l’islam, c’est qu’il met l’accent sur les groupes de personnes, contrairement aux
sociétés occidentales qui se concentrent sur l’individualité. »
Les individus qui composent une société
sont liés par des relations de groupes. Le plus fort des liens d’une société
est le lien familial. Et bien que l’on puisse soutenir, avec raison, que la
cellule familiale est le fondement de toute société humaine, c’est encore plus
vrai chez les musulmans. En fait, l’important statut que l’islam accorde à la
famille fait partie des caractéristiques de cette religion qui amènent le plus
souvent les gens à se convertir, et plus particulièrement les femmes.
« Avec des règles régissant
presque tous les aspects de la vie quotidienne, l’islam représente une religion
que des femmes peuvent considérer comme essentielle à la création de familles
et de communautés saines et susceptibles de réparer les dégâts causés par
l’humanisme séculier des trente dernières années, selon plusieurs experts. De
plus, il arrive souvent que les femmes provenant de familles éclatées soient
particulièrement attirées par cette religion à cause de la valeur qu’elle
accorde à la famille », dit Marcia Hermansen, professeur d’études
islamiques à l’Université Loyola de Chicago et Américaine convertie à l’islam.
Ce sont surtout des gens de la
communauté latino-américaine, qui déjà accordent une grande importance aux
valeurs familiales, qui embrassent l’islam pour cette raison, entre autres.
Comme le fait remarquer un musulman de la Floride : « J’ai remarqué
une augmentation du nombre de latino-américains qui se convertissent à
l’islam. Je crois que la culture hispanique étant elle-même très riche en
valeurs familiales, les gens de cette culture sont attirés par l’islam parce
que cette religion met l’emphase sur les mêmes valeurs. »
Quelles sont ces valeurs ou
caractéristiques de la vie familiale en islam que tant de gens trouvent
attirantes?
Lors d’un congrès islamique à
l’Université Columbia, Hernan Guadalupe, un Américain d’origine équatorienne
« a parlé des similitudes culturelles entre l’islam et la culture
hispanique, et de l’importance accordée par chacune aux valeurs familiales. La
plupart des familles hispano-américaines sont très unies et très à cheval sur
la loyauté, et les enfants y sont élevés de façon stricte – des caractéristiques
que l’on retrouve dans beaucoup de foyers musulmans. »
Un récent article de journal rapportait :
« Les valeurs familiales jouent un rôle prédominant dans la formation de
la communauté musulmane. En plus de ces valeurs, plusieurs autres sont
partagées à la fois par la culture hispanique et l’islam. Par exemple, le
respect des aînés et du mariage, de même que la bonne éducation des enfants
sont quelques-unes des valeurs que les hispano-américains ont en commun avec
l’islam. »
D’autres convertis américains ont
également témoigné à ce sujet. Certains de ces témoignages ont été recueillis
dans un livre rédigé par Carol L.Anway, mère d’une convertie, et intitulé Daughters
of Another Path. Un de ces témoignages est celui d’une femme qui parle de
son changement d’attitude envers le mariage et la vie familiale après sa
conversion à l’islam : « Au fur et à mesure que j’ai avancé dans
cette religion, je suis devenue plus propre, plus ordonnée et plus calme. Je
suis également devenue très disciplinée. Avant d’être musulmane, je n’avais
jamais eu l’intention de me marier; et pourtant, je suis devenue épouse et mère
très peu de temps après. L’islam m’a fourni un cadre dans lequel je me suis
sentie libre d’exprimer ces convictions et sentiments que j’avais avant même de
me convertir, comme la modestie, la bonté et l’amour envers les autres.
L’islam a fait de moi une personne heureuse en ménage, mère de deux enfants.
Avant l’islam, jamais je n’avais eu le moindre désir de fonder une famille, car
l’idée d’avoir des enfants me rebutait. »
Dans le même livre, une autre femme
parle de la façon dont elle a été chaleureusement accueillie dans la famille de
son mari : « Plusieurs membres de sa famille étaient venus nous
accueillir à l’aéroport; c’était vraiment touchant et jamais je n’oublierai cet
instant. Ma belle-mère est vraiment très gentille… J’ai souvent pleuré
d’émotion, ici. La vie familiale y est vraiment unique; je ne trouve les mots
pour décrire à quel point les liens sont étroits entre les membres de cette
famille. »
Dans l’annexe C du livre, une
Américaine de 35 ans convertie à l’islam depuis 14 ans parle de la famille de
son mari et compare leurs valeurs à ses propres valeurs américaines :
« J’ai rencontré tous les membres de la famille immédiate de mon mari et
quelques membres de sa famille élargie… J’ai beaucoup appris de ma
belle-famille. J’aime le genre de relation qu’ils entretiennent avec leurs
enfants et qui engendre le respect d’autrui et une bonne estime de soi. Il est
intéressant d’observer la façon dont fonctionne une culture basée sur la
religion et soucieuse du bien-être de ses enfants. La culture de ma belle-famille
étant très différente de la culture américaine, elle a su me faire apprécier
certains éléments de ma propre culture… J’ai compris que l’islam dit vrai
lorsqu’il affirme que la meilleure voie à suivre est celle de la
modération. »
Ces citations, dont l’une d’un
intellectuel non-musulman, d’autres de convertis et de journalistes et d’autres
encore de femmes américaines converties à l’islam, démontrent que les valeurs
familiales en islam sont l’une de ses plus grandes attractions. Ces valeurs
proviennent de Dieu, qui nous les a transmises par l’intermédiaire du Coran et
des enseignements de Son messager, Mohammed (que la paix et les bénédictions de
Dieu soient sur lui). En islam, la famille est l’un des piliers de la religion
et du mode de vie islamique. L’importance de fonder une famille a été
soulignée par le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur
lui) lorsqu’il a dit :
« Lorsqu’un homme se marie,
il a complété la moitié de sa religion. Qu’il craigne Dieu, donc, en ce qui
concerne la deuxième moitié. » (al-Baihaqi)
Les deux articles suivants traitent de
la famille en islam à la lumière du Coran et des enseignements prophétiques
(hadiths). Ils constituent un survol du point de vue de l’islam sur la vie
maritale, le respect des parents et des aînés et l’éducation des enfants et visent
à nous faire apprécier les bienfaits de la vie familiale telle que l’islam la
conçoit.
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La famille en islam (partie 2 de 3): Le mariage
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Description: Comment le mariage est étroitement lié à la foi, à la morale et à l’éthique, le tout appuyé d’extraits tirés des écrits islamiques.
par Ben Adam (IslamReligion.com)
- Publié le 21 Jul 2008 - Dernière mise à jour le 21 Jul 2008
Lus: 1671 - Évaluation: 5 de 5 - Évalué par: 3 Imprimés: 74 - Envoyés: 5 - Commentés: 0
Catégorie: Articles
> Les systèmes politiques et socio-économiques dans Islam
> La famille
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Le mariage
« Et parmi Ses signes, Il a créé pour
vous des épouses issues de vous-mêmes pour que vous viviez en tranquillité
auprès d’elles. Et Il a mis entre vous de l’amour et de la bonté. Il y a en
cela des preuves pour les gens qui réfléchissent. » (Coran 30:21)
Le mariage est la plus ancienne des
institutions sociales; il est apparu avec la création du premier homme et de la
première femme, Adam et Ève. Depuis, tous les prophètes ont été envoyés comme
exemples pour leurs communautés et chacun, du premier au dernier, a confirmé
l’institution du mariage comme l’expression divinement sanctionnée de l’amour
hétérosexuel.
Même de nos jours, il est toujours considéré plus acceptable de faire
référence à son ou sa partenaire en tant que « mari » ou
« femme », plutôt que comme « amant(e) » ou « copain
(copine) ». Car c’est par le mariage que l’homme et la femme assouvissent
de façon licite leurs désirs charnels et partagent amour, intimité, etc.
« Elles [vos épouses] sont un vêtement
pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. » (Coran 2:187)
Au fil du temps, certains groupes ont
adopté des croyances extrêmes vis-à-vis du sexe opposé et de la sexualité en
général. Les femmes en particulier ont souvent été considérées comme mauvaises
par les hommes religieux, qui croyaient bien faire en réduisant au strict nécessaire
leurs contacts avec elles. C’est ainsi que le monachisme, avec ses abstinences
et son célibat imposés, a été inventé par ceux qui souhaitaient trouver ce
qu’ils considéraient comme une alternative pieuse au mariage et une vie plus
« sainte ».
« Puis vinrent sur leurs traces Nos
autres messagers; et Nous fîmes en sorte que Jésus, fils de Marie, les suive
également. Nous lui donnâmes l’Évangile et inspirâmes compassion et
miséricorde dans le cœur de ceux qui le suivirent. Mais la tradition monacale
qu’ils inventèrent, Nous ne la leur avons jamais prescrite. [Ils voulaient, en
la pratiquant,] obtenir l’agrément de Dieu; mais ils ne l’observèrent pas comme
il se devait. Alors Nous donnâmes leur récompense à ceux d’entre eux qui
croyaient. Mais beaucoup d’entre eux étaient des transgresseurs. » (Coran 57:27)
La seule famille que connaissent les
moines (chrétiens, bouddhistes ou autres) est donc constituée des autres moines
du monastère ou du temple. Dans le cas des chrétiens, ce ne sont pas que les
hommes, mais aussi les femmes qui peuvent atteindre un rang jugé pieux en devenant
sœurs ou « épouses du Christ ». Cette situation contre nature a
souvent mené à toutes sortes de vices sociaux comme l’abus sexuel d’enfants,
l’homosexualité et les relations sexuelles illégitimes entre les reclus – tous
des actes considérés non seulement comme des crimes, mais comme des péchés
majeurs. Ces hérétiques « musulmans » qui ont imité ces pratiques
non-islamiques d’abstention et d’ermitage, ou qui ont prétendu emprunter une
voie encore plus pieuse que celle des prophètes de Dieu ont eux aussi, très
souvent, succombé aux mêmes vices et ce, de manière tout aussi scandaleuse.
Le prophète Mohammed (que la paix et
les bénédictions de Dieu soient sur lui) a clairement exprimé son sentiment sur
cette idée selon laquelle le mariage serait un obstacle au rapprochement de
Dieu. Une fois, un homme vint le voir pour faire devant lui le vœu de ne jamais
se marier. Le Prophète lui répondit, d’un ton sévère :
« Par Allah! Je suis celui
qui craint le plus Dieu parmi vous! Et pourtant, j’ai des épouses. Quiconque
s’éloigne de ma sounnah [i.e. de mon mode de vie] ne fait pas partie de ma
oummah [i.e. n’est pas véritablement croyant]. »
« Dis (aux gens, ô Mohammed) :
« Si vous aimez Dieu, suivez-moi; Dieu vous aimera alors et vous
pardonnera vos péchés. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran 3:31)
En réalité, loin de considérer le
mariage comme nuisible à la foi d’une personne, les musulmans le voient comme
une partie intégrante de leur religion. Tel que mentionné précédemment, le
prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a
clairement affirmé que le mariage constitue la moitié de l’islam d’une
personne. Autrement dit, la moitié de toutes les vertus islamiques comme la
fidélité, la chasteté, la charité, la générosité, la tolérance, la gentillesse,
la patience, l’amour, l’empathie, la compassion, l’attention, l’apprentissage,
l’enseignement, la confiance, le courage, la miséricorde, l’indulgence, le
pardon, etc, s’expriment aisément et naturellement dans le cadre du mariage.
Par ailleurs, en islam, la conscience
de Dieu et le bon caractère sont censés être les principaux critères à
considérer dans la recherche d’un(e) époux (se). Le prophète Mohammed a
dit :
« On épouse une femme pour l’une
de ces quatre raisons : pour sa richesse, son statut social, sa beauté et sa
ferveur religieuse. Épousez celle qui est religieuse, sinon vous serez perdant. »
(Sahih al-Boukhari)
Indubitablement, le malaise social et
la dégradation répandus un peu partout dans le monde non-islamique existent
également dans certaines parties du monde musulman. Néanmoins, la légèreté des
mœurs, la fornication et l’adultère demeurent largement condamnés dans les
sociétés islamiques et ne sont pas décriminalisés comme dans d’autres
sociétés. Les musulmans reconnaissent toujours le caractère destructeur des
relations pré-maritales et extra-conjugales et les effets terriblement néfastes
qu’elles ont sur les sociétés. En fait, le Coran nous apprend qu’une simple
accusation d’indécence peut avoir de sévères conséquences en cette vie et dans
l’au-delà pour celui ou celle qui les lance :
« Et ceux qui portent des accusations
contre des femmes honorables sans pouvoir produire quatre témoins,
infligez-leur quatre-vingts coups de fouet et n’acceptez plus jamais leur
témoignage – car ce sont des transgresseurs – à l’exception de ceux qui, après
cela, se repentent et s’amendent. » (Coran 24:4)
« Ceux qui calomnient des femmes
croyantes qui, fortes de leur vertu, ne se soucient guère des apparences,
ceux-là sont maudits ici-bas comme dans l’au-delà. Et leur châtiment sera
terrible… » (Coran 24:23)
Ironiquement, bien que ce soient
surtout les femmes célibataires qui souffrent des conséquences néfastes des
relations hors mariage, certains mouvements féministes radicaux appellent à
l’abolition pure et simple de l’institution du mariage. Sheila Cronin du
mouvement NOW, s’exprimant du point de vue borné d’une féministe endurcie (dont
la société demeure pourtant chancelante à cause de l’incapacité du mariage
occidental traditionnel d’offrir aux femmes une véritable sécurité, une
protection contre les MTS et contre les abus de toutes sortes) affirme :
« Puisque le mariage met la femme en situation d’esclavage, il est clair
que le mouvement féministe doit concentrer ses efforts à lutter contre cette
institution. La liberté des femmes ne sera pas gagnée tant que le mariage ne
sera pas aboli. »
Mais le mariage en islam est en soi le
meilleur moyen d’assurer aux femmes sécurité et liberté. Les unions du
prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) sont
les meilleurs exemples de mariage islamique. Ce dernier a d’ailleurs dit à ses
fidèles : « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui traitent le
mieux leurs épouses. Et je suis le meilleur d’entre vous avec mes épouses. »
L’épouse du Prophète, ‘Aisha,
a témoigné de la liberté dont elle jouissait au sein de son mariage lorsqu’elle
a dit, de son mari :
« Il participait toujours
aux tâches ménagères; il reprisait ses vêtements, réparait ses souliers et
balayait le sol. Il trayait, attelait et nourrissait lui-même ses animaux et accomplissait
maints travaux. » (Sahih al-Boukhari)
« Vraiment, vous avez dans le messager
de Dieu un excellent exemple (à suivre) pour quiconque investit ses espoirs en
Dieu et dans le Jour dernier, et invoque Dieu fréquemment. » (Coran 33:21)
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La famille en islam (partie 3 de 3): L’art d’être parent
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Description: Un survol sur l’art d’être parent tel qu’enseigné par Dieu et Son prophète, et des raisons pour lesquelles les musulmans se conforment à ces règles.
par Ben Adam (IslamReligion.com)
- Publié le 25 Aug 2008 - Dernière mise à jour le 25 Aug 2008
Lus: 926 - Évaluation: 5 de 5 - Évalué par: 1 Imprimés: 44 - Envoyés: 3 - Commentés: 0
Catégorie: Articles
> Les systèmes politiques et socio-économiques dans Islam
> La famille
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L’art d’être parent
Une des raisons pour lesquelles la
famille est si forte et unie en islam est que sa structure est clairement
définie; chaque membre connaît le rôle qu’il doit y jouer. Le prophète
Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :
« Chacun d’entre vous est un
berger et est responsable de son troupeau. » (Sahih al-Boukhari, Sahih Mouslim)
Le père est un
berger au sein de sa famille; il la protège, subvient à ses besoins, s’efforce
d’être un bon exemple pour elle et la guide du mieux qu’il le peut. La mère
est une bergère dans sa maison; elle en garde les biens et fait en sorte qu’il
y règne l’atmosphère agréable et paisible nécessaire à une vie de famille saine
et heureuse. Elle est
également la principale responsable de l’éducation des enfants. Si l’un des
parents n’assurait pas un certain leadership, les disputes seraient fréquentes et
inévitables et pourraient mener à l’effondrement de la famille (comme ce serait
le cas dans toute organisation dépourvue d’autorité hiérarchique).
« Dieu vous propose en parabole un homme
appartenant à plusieurs associés qui se disputent sans cesse ses services, et
un autre homme appartenant à une seule personne. Sont-ils égaux? Louanges à
Dieu! Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. » (Coran 39:29)
Il est purement logique que celui des
deux parents qui est le plus fort à la fois physiquement et du point de vue
émotionnel soit à la tête du foyer :
« Les femmes ont, sur les hommes, des
droits similaires aux droits [de ces derniers], et cela, conformément à la
bienséance; et les hommes ont un degré [de responsabilité] supérieur au
leur. » (Coran 2:228)
Quant aux enfants, qui sont le fruit de
l’amour des deux parents, l’islam a établi des principes moraux qui encouragent
les parents à prendre leurs responsabilités et les enfants à obéir à ces
derniers :
« Et votre Seigneur a décrété de
n’adorer que Lui et d’être bon envers ses parents. Si l’un d’eux ou tous les
deux atteignent la vieillesse auprès de toi, garde-toi de leur dire ne
serait-ce que « fi! » ou de leur manquer de respect. Adresse-leur
toujours des paroles respectueuses. Fais preuve d’humilité vis-à-vis d’eux,
témoigne-leur ta tendresse et dis : « Ô mon Seigneur! Sois
miséricordieux envers eux, car ils m’ont élevé lorsque j’étais petit. » (Coran
17:23-4)
Il va de soi que si les parents
n’inculquent pas la crainte de Dieu à leurs enfants dès leur plus jeune âge
parce qu’ils sont eux-mêmes négligents à cet égard, ils ne peuvent s’attendre à
ce que leurs enfants leur démontre de la reconnaissance plus tard. C’est
pourquoi Dieu émet ce sévère avertissement dans Son Livre :
« Ô vous qui croyez! Préservez-vous,
ainsi que vos familles, d’un Feu dont le combustible est composé d’hommes et de
pierres. » (Coran 66:6)
Si les parents s’efforcent réellement
d’élever leurs enfants dans la vertu, alors le Prophète (que la paix et les bénédictions
de Dieu soient sur lui) a dit :
« Lorsque le fils d’Adam
décède, toutes ses actions prennent fin à l’exception de trois : une charité continue, un savoir qu’il a partagé avec autrui et un enfant vertueux qui prie pour lui
après sa mort. » (Sahih al-Boukhari, Sahih Mouslim)
Indépendamment de la façon dont les
parents élèvent leurs enfants et de leur religion (ou absence de religion),
l’obéissance et le respect qu’un enfant musulman (fille ou garçon) doit
démontrer envers ses parents vient après l’obéissance envers le Créateur.
C’est pourquoi Il rappelle aux gens :
« Et (rappelez-vous) lorsque Nous prîmes
un engagement des enfants d’Israël en leur disant : « N’adorez nul
autre que Dieu et soyez bons envers vos parents et votre famille, envers les
orphelins et les indigents, et ayez de bonnes paroles pour les gens.
Accomplissez régulièrement vos prières et acquittez la zakat. » (Coran 2:83)
En fait, il n’est pas rare d’entendre
parler de personnes âgées qui se sont converties à l’islam après la conversion
de leurs enfants, ayant remarqué chez eux une attention et un respect nouveaux envers elles après qu’ils aient embrassé cette
religion.
« Dis : « Venez, je vais vous
réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui attribuez aucun
associé, soyez bons envers vos parents et ne tuez pas vos enfants par crainte
de pauvreté – Nous pourvoyons à vos besoins comme aux leurs… » (Coran 6:151)
Bien que l’enfant soit dans
l’obligation d’obéir à ses deux parents, l’islam affirme que la mère est celle
qui mérite le plus d’être traitée avec gentillesse et gratitude. Lorsqu’un
homme demanda au Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur
lui) : « Ô messager d’Allah! Qui mérite le plus que je lui tienne
compagnie? », il répondit : « Ta mère ». Il
demanda : « Puis qui d’autre? » et il répondit : « Ta
mère ». Il lui demanda encore une fois : « Et qui
encore? », ce à quoi il répondit de nouveau : « Ta mère ».
Et il lui demanda pour la troisième fois : « Et puis qui
ensuite? », et il répondit : « Ton père ».
« Et Nous avons enjoint à l’homme d’être
bon envers ses parents. Sa mère le porte péniblement et l’enfante dans la
douleur. Sa gestation, [son allaitement] et son sevrage s’échelonnent sur
trente mois. Et parvenu à pleine maturité, à l’âge de quarante ans, il
dit : « Seigneur! Inspire-moi d’être reconnaissant des bienfaits
dont Tu nous as comblés, mes parents et moi, et fais que j’accomplisse de bonnes
œuvres que Tu agréeras. Et fais que mes descendants soient vertueux. Je
reviens à Toi repentant et je suis du nombre des musulmans (qui se soumettent à
Toi). » (Coran 46:15)
Conclusion
Il existe en islam un principe général
selon lequel ce qui est bon pour une personne est bon pour une autre. Ou, dans
les termes du Prophète :
« Nul n’est réellement
croyant s’il n’aime pour son frère (croyant) ce qu’il aime pour
lui-même. » (Sahih al-Boukhari, Sahih Mouslim)
Ce principe trouve son expression dans
la famille musulmane, qui constitue le noyau de la société islamique.
Néanmoins, l’obéissance de l’enfant envers ses parents s’étend, en réalité, à
tous les aînés de la communauté. La compassion et le souci des parents envers leurs enfants s’étendent, eux, à tous les jeunes de la
communauté. Sur ce point, les musulmans sont placés devant une obligation.
Car le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a
dit :
« Celui qui ne démontre pas
de compassion envers nos jeunes et qui n’honore pas nos aînés n’est pas des nôtres. »
(Abou Daoud, at-Tirmidhi)
Il n’est donc pas étonnant que tant de personne élevées comme non-musulmanes trouvent
dans l’islam ce qu’elles ont toujours cherché, ce qu’elles ont toujours cru être
bon et vrai, et qu’elles s’y sentent chaleureusement accueillies comme membres
d’une grande famille.
« La piété ne consiste pas à tourner vos
visages vers l’Est ou l’Ouest ; mais pieux est celui qui croit en Dieu et
au Jour dernier, aux anges, au Livre et aux prophètes, et qui donne ses biens,
par amour pour Dieu, à ses proches, aux orphelins, aux indigents, aux
voyageurs, à ceux qui demandent (de l’aide) et pour libérer des esclaves ;
[et pieux est celui] qui observe assidûment ses prières et qui paie la zakat.
Et [sont pieux] ceux qui respectent leurs engagements lorsqu’ils s’engagent, et
ceux qui sont patients en période de tribulations, d’adversité et de grande
tension. Les voilà, ceux qui sont sincères et les voilà ceux qui craignent
vraiment Dieu. » (Coran
2:177)
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