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Les versets trinitaires (partie 1 de 3): « Car un enfant nous est né … Père éternel, Prince de la paix »
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Description: Une discussion sur les divers passages de la Bible qui prouvent, selon les chrétiens, la nature trinitaire de Dieu. Partie 1 : Ésaïe 9:6
par IslamReligion.com
Publié le 02 Jun 2008 - Dernière mise à jour le 25 Dec 2011
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Il y a plusieurs versets-clés que les
chrétiens utilisent pour tenter de prouver l’origine biblique de la trinité.
Mais après une analyse sérieuse de ces versets, on se rend compte qu’ils ne
constituent nullement une preuve de l’existence de la trinité mais plutôt du
caractère monothéiste du message transmis par Dieu. Un des passages de la
Bible les plus fréquemment cités est Ésaïe 9:6-7, passage à partir duquel les
chrétiens concluent que le Messie est en fait Dieu incarné. Ce passage se lit
comme suit :
« Car un
enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son
épaule. On l'appellera Admirable Conseiller, Dieu puissant, Père éternel,
Prince de la paix. Il étendra sans fin la souveraineté et donnera la paix, qui
durera toujours, au trône de David et à son royaume. Sa
royauté sera solidement fondée sur le droit et sur la justice, dès à
présent et pour l'éternité. Voilà ce que fera le zèle du
Seigneur des armées. »
Il est
clair que le verset Ésaïe 9:6 a été mal interprété dès le départ parce que nulle
part ailleurs, dans la Bible, Jésus n’est appelé le « Père éternel ».
Puisque la doctrine trinitaire enseigne aux chrétiens qu’ils ne doivent « ni confondre les personnes ni diviser la substance » (credo athanasien), comment les
trinitaires peuvent-ils concevoir Jésus comme le « Père éternel »?
Considérons également quelques autres faits avec impartialité.
Premièrement, tous les verbes hébreux, dans Ésaïe 9:6, sont conjugués au passé.
Par exemple, « On l'appellera » correspond à l’hébreu « vayikra
shemo » qui, traduit correctement, signifie « on
l’appelait ». Le mot vayikra est le premier mot qui apparaît au
début du Lévitique (1:1), où il est correctement traduit au passé. De plus, le
même mot se retrouve aussi dans Genèse 4:26, également traduit au passé. Seul
dans Ésaïe 9:6-7 trouve-t-on ce verbe traduit au futur!
Remarquez qu’il est écrit :
« Car un enfant nous EST né ». Il s’agit d’un événement qui vient de se produire et non
d’une chose qui va se produire dans le futur. Ésaïe ne fait pas une prophétie,
ici, mais relate une histoire, un fait qui s’est produit. Si l’événement avait
été situé dans le futur, il aurait dit « un enfant nous naîtra »,
mais ce n’est PAS ce que dit le verset. Dans la traduction de ce verset, on
écrit avec une majuscule les différents noms qu’on lui donne comme s’il
s’agissait d’une véritable prophétie énumérant les noms du fils divin.
Deuxièmement, le mot « est » (du verbe être) est généralement omis en
hébreu, car il est toujours sous-entendu. Par exemple, les mots « hakelev »
(le chien) et « gadol » (gros), lorsqu’unis dans une phrase - hakelev
gadol – signifient « le chien EST gros », même si aucun mot
hébreu, dans cette phrase, ne représente le mot « est ». Alors une
traduction plus juste d’un des noms que l’on attribue à l’enfant dans le verset
d’Ésaïe serait « un Admirable Conseiller
est le Dieu puissant, le Père éternel… ». Ce nom
est en fait une description de Dieu et non d’une personne qui porterait ce
nom. Le nom Ésaïe lui-même signifie « Dieu est le salut »,
mais personne ne va croire que ce prophète était lui-même Dieu incarné !
Troisièmement, « Dieu puissant » est une mauvaise traduction selon
certains spécialistes de la Bible. Bien que le français fasse une distinction
claire entre les mots « Dieu » et « dieu », l’hébreu, qui
ne contient que des lettres majuscules, ne peut faire une telle distinction.
Le mot hébreu « Dieu » a une portée beaucoup plus large que le même
mot en français. Certains ont suggéré qu’une meilleure traduction, en
français, aurait été « puissant héros » ou « héros
divin ».
Quatrièmement, selon le Nouveau Testament, on n’a jamais attribué à Jésus aucun de
ces noms de son vivant.
Cinquièmement, si Ésaïe 9:6 fait réellement référence à Jésus, alors Jésus est le
Père! Mais cela va clairement à l’encontre de la doctrine trinitaire.
Sixièmement, le fait que le Nouveau Testament ne cite pas ce passage d’Ésaïe
démontre que même ses auteurs n’ont pas jugé qu’il faisait référence à Jésus…
Septièmement, le passage fait référence aux merveilles accomplies par le
Seigneur pour Ézéchias, 13e roi de Juda. Les versets précédant
Ésaïe 9 parlent d’un grand triomphe militaire d’Israël sur ses ennemis. Au
moment où Ésaïe aurait écrit ce passage, Dieu venait de libérer le roi Ézéchias
et Jérusalem d’un siège imposé par les Assyriens sous le général Sennachérib. On
raconte que cette libération fut accomplie de façon spectaculaire : un
ange aurait plongé sur le camp assyrien et tué 185 000 soldats durant leur
sommeil. Lorsque Sennachérib se réveilla et trouva son armée décimée, il
s’enfuit avec quelques soldats ayant échappé au massacre, et des années plus
tard, il fut assassiné par ses propres fils (Ésaïe 37:36-38).
Les chapitres 36 et 37 d’Ésaïe relatent
comment Ézéchias tint tête à la puissante armée de Sennachérib et rapportent
les paroles blasphématoires que ce dernier prononça contre Dieu. Alors que
tout semblait perdu, Ézéchias garda espoir en son Seigneur et voilà pourquoi il
fut rétribué par cette victoire miraculeuse. Il est intéressant de noter que
la déclaration « Voilà ce que fera le zèle du
Seigneur des armées », à la fin d’Ésaïe 9:7, se
trouve également à deux autres endroits dans la Bible : Ésaïe 37:32 et 2
Rois 19:31. Ces deux passages font également référence à la libération
miraculeuse d’Ézéchias par Dieu. Ainsi, à la lumière de ce que l’on sait
maintenant, Ésaïe relate comment Dieu a secouru Jérusalem lorsqu’elle était
assiégée par les Assyriens. De plus, dans les commentaires orthodoxes juifs de
la Bible (Soncino), on affirme que ce chapitre a trait à la chute de l’Assyrie
et à l’annonciation de la naissance d’Ézéchias, fils d’Ahaz.
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Les versets trinitaires (partie 2 de 3): « Et elle lui donnera pour nom Emmanuel »
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Description: Une discussion sur les divers passages de la Bible qui prouvent, selon les chrétiens, la nature trinitaire de Dieu. Partie 2 : Le nom Emmanuel constitue-t-il une preuve que Jésus est Dieu incarné?
par IslamReligion.com
Publié le 02 Jun 2008 - Dernière mise à jour le 02 Jun 2008
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Le nom hébreu « Emmanuel »
peut être traduit par « Dieu avec nous » ou « Dieu est avec
nous ». Certaines personnes, se basant sur Ésaïe 7:14, croient que Jésus
se faisait appeler « Emmanuel » et qu’il était donc Dieu incarné.
Ésaïe 7:14 et Matthieu 1:23 sont des versets souvent lus durant la période de
Noël. Ils vont comme suit :
Ésaïe 7:14 « C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : voici,
la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera
pour nom Emmanuel. »
Matthieu 1:23 « Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui
donnera le nom d'Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous. »
Premièrement, la prophétie affirme que son nom sera Emmanuel.
Elle ne dit pas qu’il sera
Emmanuel.
Deuxièmement, Marie n’a jamais appelé son fils « Emmanuel », tel que
l’indique la prophétie. Selon la Bible, elle a nommé son fils Jésus, se
conformant aux ordres de l’ange envoyé par Dieu.
Matthieu 1:25 « Mais il n'eut pas
de relations conjugales avec elle avant qu'elle ait mis au monde un fils,
auquel il donna le nom de Jésus. »
Luc 1:30-31 « L'ange lui dit
alors: « N'aie pas peur, Marie, car Dieu t'a accordé sa faveur. Voici:
bientôt tu seras enceinte et tu mettras au monde un fils; tu le nommeras
Jésus. »
Troisièmement, si l’on remet ces versets dans leur véritable contexte, la
naissance de l’enfant et l’attribution du nom Emmanuel étaient en fait un signe
destiné au roi Ahaz à l’effet que Dieu était avec son peuple, qui était sur le
point d’être envahi par deux royaumes rivaux (Ésaïe 7:10-16). La promesse fut
remplie par Dieu (2 Rois 16:9). Le nom « Dieu est avec nous »
signifie que « Dieu nous soutiendra ». L’utilisation du nom est
logique s’il est censé indiquer au roi Ahaz que Dieu est de son côté.
Ésaïe 7:10-16 :
« L'Éternel parla de nouveau à Ahaz et lui dit: « Demande pour toi un
signe extraordinaire à l'Éternel, ton Dieu, soit dans les régions d'en bas,
soit dans les lieux élevés. » Mais Ahaz dit : « Je n'en
demanderai pas. Je ne veux pas forcer la main à l'Éternel. » Ésaïe dit
alors : « Écoutez donc, dynastie de David. Ne vous suffit-il pas de
mettre à dure épreuve la patience des hommes pour qu'il vous faille encore
lasser aussi mon Dieu? C'est pourquoi le Seigneur vous donnera lui-même un
signe: voici, la jeune fille sera enceinte et elle enfantera un fils, elle lui
donnera pour nom: Emmanuel (Dieu avec nous). Il mangera de la crème et du
miel, jusqu'à ce qu'il apprenne à rejeter le mal et à choisir le bien. Mais
avant que l'enfant apprenne à rejeter le mal et à choisir le bien, les pays des
deux rois que tu crains aujourd'hui seront abandonnés. »
2 Rois 16:9 « Le roi
d'Assyrie répondit à sa demande: il attaqua Damas, prit la ville et en déporta
la population à Qir. Quant à Retsîn, il le fit mettre à mort. »
Quatrièmement, les noms ne doivent pas toujours être pris au sens littéral. On
retrouve des noms symboliques hébreux un peu partout dans la Bible. Plusieurs
noms, en fait, ne peuvent être pris au sens littéral; Jérusalem, par exemple,
signifie « le Seigneur est notre justice » (Jérémie 33:16). Dans la
Genèse 32:30, on apprend que Jacob a nommé une terre « la Face de
Dieu ». Abraham a nommé la montagne sur laquelle il a failli sacrifier
son fils « Dieu pourvoira », mais personne ne croit que cette
montagne est Dieu. De même, nul n’irait prendre un autel pour Dieu Lui-même
bien que Moïse «… érigea un autel qu'il appela Adonaï-Nissi (Le Seigneur est
ma bannière) » (Exode 17:15). Les chrétiens iraient-ils croire qu’Élijah
est « Dieu Jéhovah » ou que Bithiah, une des filles de Pharaon, était
la sœur de Jésus parce que son nom signifie « fille de Jéhovah »? Les
chrétiens croient-ils que Dibri était « la promesse de Jéhovah » ou
qu’Eliab était le véritable Messie puisque son nom signifie « Mon Dieu
(est mon) père »? De même, croient-ils que Jésus Barabbas (comme le
nomment certains manuscrits) était le fils de Dieu parce que son prénom était
le même que celui de Jésus? Bien sûr que non.
Nous pouvons donc conclure que
l’interprétation de la prophétie d’Ésaïe comme une annonce de la venue de Jésus
a fort probablement été influencée par le fait que Matthieu cite ce verset; car
il est clair qu’elle ne peut être fondée sur le fait que des gens auraient appelé
Jésus « Emmanuel » de son vivant (ce qui est faux). De plus, même
si son nom avait réellement été Emmanuel, ce nom ne reflète pas nécessairement
la réalité, comme l’ont démontré les nombreux exemples de noms symboliques
cités plus haut. Prétendre qu’Emmanuel fait référence à Dieu qui se serait incarné
et serait descendu parmi les hommes est un bon exemple de la façon dont la
doctrine trinitaire de l’incarnation a été introduite dans le message de Jésus en
déformant et en interprétant des prophéties.
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Versets trinitaires (partie 3 de 3): Alpha et Omega
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Description: Une discussion sur les divers passages de la Bible qui prouvent, selon les chrétiens, la nature trinitaire de Dieu. Partie 3 : Qui sont Alpha et Omega? Dieu? Jésus? Ou les deux ?
par IslamReligion.com
Publié le 09 Jun 2008 - Dernière mise à jour le 09 Jun 2008
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Certaines personnes prétendent que
puisque les mêmes noms – Alpha et Omega – sont utilisés à la fois pour Dieu et
Jésus, cela prouve qu’ils ne forment en réalité qu’une seule et même entité.
Ils prétendent également que ces expressions font référence au caractère
éternel du Père et du Fils. Mais après analyse, on découvre que la vérité est
loin d’être aussi claire.
Ésaïe 44:6 « Ainsi parle
l'Éternel, le Roi d'Israël et son Rédempteur, le Seigneur des armées célestes
: «Moi, je suis le premier et je suis le dernier, et en dehors de Moi, il n'y
a pas de dieu. »
Apocalypse 1:8 « Je suis l'Alpha et l'Oméga, dit le Seigneur
Dieu, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant. »
Apocalypse 22:12-13 « Oui,
dit Jésus (…), Je suis l'Alpha et l'Oméga, le premier et le dernier, le
commencement et la fin. »
Premièrement, l’Apocalypse est un livre auquel il est impossible de se fier.
Les premiers chrétiens et les anciens de l’Église – Marcion de Sinope, Caïus de
Rome, Denys d’Alexandrie, Amphiloque d’Iconium, Grégoire de Nazianze, Cyrille
de Jérusalem et le synode de Laodicea, en 360 – l’ont tous remis en question. L’auteur de l’Apocalypse
s’identifie comme « Jean », un inconnu qui n’a aucun lien avec
l’apôtre Jean, car le style du livre est totalement différent de l’évangile
selon Jean.
À part ce vague prénom, on ne sait rien de lui. Martin Luther a ouvertement
critiqué l’Apocalypse. Dans sa préface, il écrit :
« En ce qui concerne ce livre de l’Apocalypse de Jean, je
laisse chacun libre de ses opinions. Je voudrais que nul ne se sente obligé de
se rallier à mon opinion ou à mon jugement. Je dis ce que je ressens. Je
remarque qu’il manque plusieurs choses dans ce livre, ce qui me fait considérer
qu’il n’est ni apostolique ni prophétique. (…) Plusieurs pères ont aussi
rejeté ce livre depuis longtemps, déjà. (…) Cela me suffit comme raisons pour
ne pas le tenir en haute estime; on n’y enseigne rien au sujet du Christ et on
n’en parle pas. »
Aujourd’hui
encore, les érudits luthériens classent l’Apocalypse de Jean dans la catégorie
des livres controversés.
Deuxièmement, Alpha et Omega sont les première et dernière lettres de l’alphabet
grec. Les spécialistes de la Bible eux-mêmes ne sont pas certains de la
signification exacte d’Alpha et d’Omega telles qu’utilisées dans le contexte de
ces versets. Il va de soi qu’il ne s’agit pas d’une signification littérale.
Lenski conclut : « Il est vain de chercher dans la littérature juive
ou païenne la source des noms Alpha et Omega. Personne, et encore moins un être
divin, n’y est appelé Alpha ou Omega ou, en hébreu, Aleph et Tau. » Bien qu’il n’existe aucune
source historique pour l’utilisation d’Alpha et d’Omega comme noms, Bullinger
affirme qu’il s’agit « d’un hébraïsme, communément utilisé parmi les
anciens commentateurs juifs pour désigner un tout, du début à la fin, comme
dans la phrase : « Adam a violé la loi tout entière, de Aleph à
Tau. » » Les plus grands érudits bibliques en ont conclu que cette
utilisation fait référence au fait de commencer et de terminer une chose, ou à
la totalité d’une chose.
Troisièmement, cette utilisation des noms Alpha et Omega constitue un malheureux
exemple de la façon dont les hommes altèrent la Parole de Dieu. Cela démontre
à quel point la doctrine sert aux hommes pour justifier de fausses croyances.
La phrase « Je suis l'Alpha et l'Oméga, le premier et
le dernier » ne faisait même pas partie des manuscrits grecs originaux et
on ne la trouve dans aucune traduction !
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